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Société

Mis en ligne le 30/05/2006

Aimer Charleroi…


La tempête politique et médiatique qui s’abat depuis quelque temps sur la plus grande entité de Wallonie donne mal au cœur, mais Charleroi on l’aime.
On l’aime parce que l’on y est né, parce que l’on y travaille, parce qu’on y a des amis. On l’aime parce qu’elle est une terre d’accueil, de courage et d’amour, les 50 ans de la catastrophe du Casier nous le rappelle.
On l’aime pour son accent, ses discussions de bistrots, son piétonnier, ses terrasses, sa ville basse et sa ville haute, son intimité d’amitié quand on vous reçoit à la maison…
On l’aime parce qu’avec les zèbres et les dogues se vit le foot à l’italienne, on l’aime car quoi de plus vivant et de plus vivace que le marché de la ville.
On l’aime parce qu’elle a ses créateurs, dans le monde du spectacle, de la chanson, de l’écriture.
On l’aime parce que ses hommes et ses femmes politiques fondamentalement ne sont ni des ripoux, ni des satrapes…
On l’aime parce que l’on se bat à notre manière pour que Charleroi soit respectée dans toute son identité, toutes ses identités, que l’on soit de Marcinelle comme Pol Louka le chantait si bien , ou de Montignies sur Sambre au confluent des deux stades de foot, ou de Gilly qui fut en son temps une expression injurieuse au foot… De toutes ces communes qui depuis 1976 gardent leur identité au sein du grand Charleroi
Je l’aime parce que je pense toujours avec émotion à mon instituteur de Couillet Queue, Monsieur Randoux…





Jean - Pierre KEIMEUL