• Visiteur(s) en ligne : 3
  • |
  • Visiteurs total : 3158526

Culture

Mis en ligne le 10/05/2006

Le 17 mai à l’Université de Liège :journée d’hommage et d’étude consacrée à Jacques Izoard

Le 17 mai à l’Université de Liège :journée d’hommage et d’étude consacrée à Jacques Izoard
Le 17 mai 2006, l’Université de Liège organise une journée d’études en hommage au poète liégeois Jacques Izoard, intitulé « Izoard la poésie ». Une double occasion justifie la tenue de cette manifestation. La première est d’ordre privé : le poète fêtera cette année ses septante ans. La seconde est éditoriale : ce printemps paraissent aux Éditions de la Différence (Paris) ses Œuvres poétiques (1951-2000) en deux tomes, dont l’édition a été établie par Gérald Purnelle (ULg) et qui contiennent de nombreux inédits. Organisée par Gérald Purnelle, Jean-Pierre Bertrand et Laurent Demoulin, cette journée réunira des poètes et des écrivains proches de Jacques Izoard à différents égards, ainsi que des universitaires qui s’attacheront à différents aspects de son œuvre.
Jacques Izoard occupe à coup sûr une des toutes premières places parmi les poètes belges de la seconde moitié du siècle. Né à Liège en 1936, très attaché à sa ville natale, il ne s’est jamais retranché dans ce sentiment principautaire. C’est en effet depuis sa jeunesse un des animateurs les plus actifs de la vie poétique de Belgique : en 40 ans, il a noué d’innombrables relations avec des poètes de tous pays ; homme de revues, il dirigea notamment la revue Odradek (1972-1979) ; enfin il est depuis longtemps à l’écoute des jeunes poètes.
Mais c’est avant tout sa poésie qui lui donne sa place importante. Les poèmes d’Izoard paraissent influencés par un certains surréalisme d’après-guerre. Par-delà un apparent hermétisme, surtout sensible dans la première moitié de sa carrière, sa poésie, libre de tout modèle ou de toute mode, s’avère en réalité fondamentalement sensuelle, se nourrissant plus particulièrement de la vue et du toucher : l’œil et la main, les lèvres et le corps disent ce qu’ils voient et touchent, en des poèmes que leur brièveté elliptique ne coupe nullement du monde. Le lecteur de cette poésie physique laissera les mots fétiches d’Izoard lui communiquer cette perception empathique du monde sensible, moins dite qu’habitée par un langage libre et puissant.
Parmi ses recueils les plus importants (sur plus de 50), on relèvera Voix, vêtements, saccages (1971), La Patrie empaillée (1973), Vêtu, dévêtu, libre (1978), Corps, maisons, tumultes (1990), Le Bleu et la Poussière (1998) et Dormir sept ans (2001).

Programme de la journée

9 h 15 Accueil
9 h 30 Lionel Ray : Au plaisir des mots : la transparence énigmatique dans l’œuvre de Jacques Izoard
10 h Eugène Savitzkaya
10 h 50 Danielle Bajomée : Izoard et le monde sensible
11 h 20 Jean-Pierre Verheggen : C’est en dormant qu’on devient poète
11 h 50 Lecture de poèmes par Séverine Orban
14 h 30 René de Ceccatty : Izoard et la comptine détournée
15 h Gérald Purnelle : Izoard en son art poétique
15h 50 Daniel Laroche : Entre bègue et borgne
16 h 20 Carmelo Virone : Sexe secret
16 h 50 Entretien de Francis Édeline avec Jacques Izoard
- Lieu : Université de Liège, Place du 20-Août 7 (4000 Liège), Salle « Grand Physique ».
- Entrée libre, ouverte à tous et gratuite.