• Visiteur(s) en ligne : 5
  • |
  • Visiteurs total : 3097828

En Ville

Mis en ligne le 01/05/2006

Le "1er Mai" liégeois a été électoral et de combat


Comme on dit souvent à Liège : « Le bon dieu est socialiss ». En effet, bien que l’on ait annoncé une météo déplorable pour cette journée du 1er mai , s’il est vrai qu’il ne faisait pas vraiment très très chaud, il n’a pas plu une seule goutte durant les discours et le cortège traditionnel. Quant à l’assistance, si certains ont pu dire qu’elle était moins importante que d’habitude, d’autres vous diront qu’il n’y avait pas grande différence par rapport aux autres années.
On pouvait remarquer dans la foule, une importante délégation de travailleurs d’InBev, dont quelques 150 personnes seront bientôt licenciées pour cause de délocalisation.
Avant le départ du cortège, sur le kiosque d’Avroy quelque peu restauré, ont eu lieu les traditionnels messages aux militants, aux sympathisants et aux Liégeoises et Liégeois.
Des discours, on s’en doutait, axés principalement sur les prochaines élections communales et provinciales et donnés dans l’ordre par le président de la Fédération Liégeoise du Parti socialiste, le bourgmestre Willy Demeyer, le ministre wallon des Finances, des Travaux et du Patrimoine, Michel Daerden, le ministre wallon de l’Economie et de l’Emploi, Jean- Claude Marcourt, la députée européenne Véronique Dekeyser et Marc Goblet, président de la FGTB Liège-Huy-Waremme

Ce qu’a dit Willy Demeyer

Nous avons retenu de Willy Demeyer quelques phrases fortes concernant notamment :
- les inégalités : « Les Socialistes doivent lutter sans relâche, sans répit sur tous les fronts. La droite veut encore des cadeaux fiscaux. Nous, ce que nous voulons, c’est une amélioration du pouvoir d’achat et une lutte contre toutes les formes de pauvreté. »

- l’extrême droite : « Il faut aborder dans l’unité et la cohésion les élections car le thème moyen ne sera pas la nécessaire parité hommes-femmes ou la récente réforme des pouvoir locaux, mais la lutte contre un adversaire plus dangereux que jamais : l’extrême droite. En effet, l’inquiétude profite à l’extrême droite qui se nourrit du chômage et de l’insécurité »
- la sécurité : «Notre société démocratique a besoin de forces de l’ordre qui défendent les gens vulnérables. La présence policière doit être amplifiée par des stewards, des Agents de Prévention et de Sécurité (APS ndlr) et demain par des gardiens de la paix. Nous demandons aussi qu’on s’attaque aux causes profondes de l’inquiétude que sont le chômage, la précarité, l’isolement et l’assuétude. »
- les élections : « Le 8 octobre prochain, il faudra choisir entre ceux qui présentent des solutions autoritaires toutes faites sans résultat sur le long terme et ceux qui veulent que la société progresse en harmonie en ne laissant personne de côté ».

Pour Michel Daerden

Ce dernier mettra en exergue les différents thèmes socialistes de la campagne : sécurité des personnes et des biens, propreté et embellissement du domaine public, taxes et fiscalité raisonnable, développement économique et emploi.
C’est ainsi qu’il martèlera : «Qui se bat pour augmenter le nombre de policiers dans nos communes ? Qui se bat pour augmenter les petites pensions et augmenter le pouvoir d’achat des revenus les plus bas ? Qui se bat pour défendre nos services publics ? Qui a conçu le plan Marshall et qui se battra demain pour la défense des francophones de Wallonie et de Bruxelles ? Les Socialistes, bien sûr !!!
Qui, petit à petit dote le Pays de Liège d’infrastructures qui forgent son avenir ? Les Socialistes !
Pour assurer durablement l’avenir du Pays de Liège, les Socialistes sont indispensables ! Oui, indispensables ! »

Pour Jean-Claude Marcourt



Ce dernier parlera de la mondialisation, du plan Marshall, et voyant la délégation d’InBev, en leur lançant un regard de sympathie il lança : « Un travailleur, une canette, c’est kifkif, c’est jetable… »
Plus général il dira : « Que nous l’aimions ou pas, que nous le voulions ou pas, la mondialisation est une réalité. Nous devons empêcher les financiers et les libéraux de s’approprier la mondialisation. Nous sommes pour une mondialisation sociale ou l’économie est régulée. La solidarité entre les personnes s’exprime par un système que nous avons voulu et construit ».
«La raison d’être du plan Marshall c’est l’obligation que nous avons de le mener à bien pour que par l’élan qu’il va initier, toute notre région se remettra en ordre de marche, vers l’avant, vers le progrès partagé ».

Véronique Dekeyser vers les femmes

Elle développa aussi un message contre l’extrême droite plus particulièrement tourné vers les femmes : « Les femmes en seront les premières victimes et pourraient voir remis en cause leurs droits à l’avortement, leurs droits à la contraception ou encore l’égalité des traitements…

Marc Goblet et le pacte de solidarité

Le syndicaliste ne se gêna pas pour décocher une flèche vers les Socialistes à propos du Pacte de solidarité entre les générations. Il dira notamment : « Pour la FGTB, ce pacte reste toujours injuste à l’encontre du monde ouvrier » ; Il embraya alors sur d’autres sujets d’importance : «Nous réclamons le droit à la syndicalisation dans les P.M.E., nous regrettons l’immixtion de la justice dans les conflits sociaux, nous refusons bien évidemment la remise en cause de l’indexation des salaires et nous défendons les services publics ».

Après ces discours et une Internationale peut-être un peu plus dynamique que d’habitude, le cortège se dirigea vers le Pont d’Avroy et la Place Saint-Paul.
A hauteur de l’entrée du tunnel routier, un groupe de représentants des sans papiers occupant l’église de Glain fut salué et a reçu les sympathies et les encouragements du bourgmestre et des ministres.

Par ailleurs, dans l'après-midi, ils étaient près de 800 à manifester contre la précarité dans les rues de Liège dans le cadre de l'EuroMayday, dont une forte délégation de sympathisants de l'UDEP (Union pour la défense des sans-papiers). La moitié de ces participants étaient des sans-papiers.

Pour ceux qui souhaiteraient entendre « l’Internationale » de Eugène Pottier (pour la musique) et Pierre Chrétien Degeyter (pour les paroles) ils peuvent cliquer ICI





Gaston Lecocq