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Théâtre

Mis en ligne le 12/04/2006

Dommage qu’elle soit une putain !


Dommage qu’elle soit une putain figure probablement parmi les pièces les plus sulfureuses du répertoire élisabéthain, une des dernières œuvres du genre avant que les puritains ne censurent les théâtres d’Angleterre.
L’action se situe à Parme, dans l’Italie de la Renaissance. Giovanni et Annabella, à genoux, jurent par les cendres de leur mère de s’aimer ou de mourir. Mais leur amour est condamné dès l’origine : ils sont frère et sœur. Alors qu’un enfant doit naître de cette union, Annabella épouse un de ses prétendants, Soranzo, croyant ainsi échapper au scandale. L’inceste découvert, la vengeance s’organise contre le couple.
John Ford inscrit sa pièce dans une Angleterre du XVIIe siècle en plein déclin et gangrenée par la corruption. Le metteur en scène Yves Beaunesne choisit précisément de laisser émerger la transgression, de la sublimer pour aller avec Ford, au-delà des frontières, là où il n’y a plus que des corps en flagrant délit.
Coproduit par le Théâtre de la Place, "Dommage qu’elle soit une putain" a été créé en janvier 2006 au Théâtre de Saint-Quentin-en–Yvelines. Il a déjà entamé sa tournée en France avant de rejoindre le Théâtre de la Place puis la Suisse.

John Ford

Poète et dramaturge anglais (Ilsington, Devon, 1586 — Devon, v. 1639).
La carrière de John Ford coïncide avec le règne de Charles Ier mais, en raison de la noblesse de caractère de ses héros, de l'intensité de leurs passions et du cadre italien de ses intrigues, il est généralement considéré comme le dernier des grands dramaturges élisabéthains. À l'évidence, John Ford a subi l'influence de Middleton, de Webster et de Chapman, mais surtout de Shakespeare.

Son style poétique, toutefois, est plus dépouillé et plus direct que celui de ses prédécesseurs, et la psychologie de ses personnages frappe par sa modernité. Le choix de ses héroïnes a incité certains critiques à le comparer à Ibsen ou à O'Neill, mais on pourrait aussi justement évoquer Euripide ou Racine. On parle moins, en revanche, de son respect scrupuleux de la tradition, qu'il partage avec Dekker et Webster, deux auteurs qui ont d'ailleurs collaboré à ses premières pièces.

Yves Beaunesne

Après un doctorat en droit et une agrégation de lettres, Yves Beaunesne se forme à l’INSAS à Bruxelles et au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. Il fait figure aujourd’hui de créateur incontournable. Belge, il est pourtant davantage connu à l’extérieur de nos frontières où il crée la majorité de ses spectacles.
Il signe sa première mise en scène en créant, en 1995, au Quartz de Brest, Un Mois à la campagne d’Ivan Tourgueniev. En novembre 1996 il met en scène Il ne faut jurer de rien d’Alfred de Musset au Théâtre-Vidy E.T.E. à Lausanne.
Viennent ensuite L’Éveil du printemps de Frank Wedekind, Yvonne, Princesse de Bourgogne de Witold Gombrowicz.
En communauté française on se souvient de sa mise en scène de La Princesse Maleine de Maurice Maeterlinck qu’il a créé à l’Atelier Théâtral Jean Vilar en 2001 dans le cadre de la présidence belge de la Communauté Européenne
Il crée encore, à Limoges en 2003, un diptyque autour de deux pièces en un acte de Eugène Labiche : Edgard et sa bonne et Le Dossier de Rosafol ; en 2004 Oncle Vania de Tchékhov, au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines dans une nouvelle traduction qu’il cosigne avec Marion Bernède.
Il vient de monter avec Christiane Cohendy et Cyril Bourgois Conversation chez les Stein sur Monsieur de Goethe absent de Peter Hacks, au théâtre de Nîmes.
En mai 2006, il mettra en scène, pour l’Opéra de Lille, Werther de Jules Massenet.
Il a été nommé en juillet 2002 directeur-fondateur de la Manufacture – haute Ecole de Théatre de la Suisse romande dont le siège est à Lausanne et qui a ouvert ses portes en septembre 2003.

Ils ont monté le spectacle

Mise en scène: Yves Beaunesne ; Collaboration artistique : Marion Bernède ; Traduction et adaptation : Marion Bernède et Yves Beaunesne ; Scénographie : Damien Caille-Perret, Costumes : Patrice Cauchetier ; Mouvements : Philippe Saire ; Coiffure et maquillage : Catherine Saint-Sever ; Lumières : Jean-Pascal Pracht ; Son : Christophe Séchet ; Direction musicale : Camille Kerger ; Assistanat à la mise en scène : Edith Bertholet et Augustin Debiesse et Jérôme Sitruk
- Avec : Fany Mary, Hélène Cattin, Claire Wauthion, Mathieu Delmonté, Philippe Demarle, Jean-Claude Frissung, Henri Monin, Laurent Poitreneau

- Dates et lieu :
Du 18 au 29 avril à 20h15 Sauf mercredis 19 et 26 à 19h Dimanche 23 à 15h
Théâtre de la Place Grande - Salle Réservations : 04/342.00.00 de 13h à 18h - http://www.theatredelaplace.be

- Une création de Ia Cie de la Chose Incertaine – Yves Beaunesne
En coproduction avec le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines / le Théâtre de la Place / la Comédie de Genève / le Théâtre National de la Criée de Marseille / le Trident – Scène Nationale de Cherbourg-Octeville / le Théâtre National du Luxembourg ; Avec la participation du Centre des Arts Scéniques de Belgique et du Jeune Théâtre National Avec le soutien du département du Val de Marne et de la DRAC Île de France.





Ga. L