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Musique

Mis en ligne le 04/04/2006

A l' O.R.W : l’incontournable « Faust » de Gounod.

« Le chœur des soldats », l’air des « Adieux de Valentin », la Valse du deuxième acte, le chant de Siebel, le duo Faust-Marguerite, le « salut de Faust » (encore mieux connu, grâce sans doute à la Castafiore, chère à Tintin et au capitaine Haddock, sous l’appellation de « l’air des bijoux »), le ballet, le trio final…. combien d’opéras français comprennent autant de « tubes » que la plus célèbre des compositions de Charles Gounod ? A l’exception (peut-être) de la « Carmen » de Bizet, il n’y en a aucun autre !
Pour composer ce chef d’œuvre romantique, le musicien s’est basé sur une pièce de théâtre « Faust et Marguerite », inspirée par le « Faust » de Goethe à Jules Barbier et Michel Carré (auxquels il a d’ailleurs confié le livret de son opéra). L’histoire est dès lors davantage centrée sur la jeune fille victime de son amour sincère pour celui qui a vendu son âme au diable que sur Faust tel qu’il avait été mis en scène par le drame poétique de Goethe.

L’histoire

Ici, le Docteur Faust, qui se lamente sur ses échecs auxquels seule sa mort pourrait mettre fin, invoque Satan en entendant le chant de jeunes villageois. Méphistophélès se manifeste et restitue à Faust sa jeunesse en échange de son âme. Faust dès lors séduit Marguerite (« Ah, je ris de me voir si belle…. ») puis il l’abandonne ce qui la conduit à perdre la raison, à tuer son enfant et à attendre la mort en prison, Faust et Méphisto tentant alors de la délivrer.
Par contre, cet opéra en cinq actes ne nous apprendra pas comment finit Faust…

L’ample écriture musicale que pratique Gounod s’avère d’une pureté, d’une logique et d’une beauté très éloignées du clinquant artificiel souvent de mise au début de la seconde moitié du XIXème siècle. La délicatesse de son orchestration, la fraîcheur de ses inoubliables mélodies et l’éternité des obsessions humaines ont procuré à ce « Faust » un succès populaire triomphal et justifié depuis sa création au Théâtre lyrique de Paris le 19 Mars 1859.

Une touche liégeoise dans une production méridionale

Le Directeur de l’Opéra de Nice met en scène cette coproduction de son opéra, de l’Opéra-théâtre de Saint-Etienne et du Théâtre d’Avignon et des pays de Vaucluse. Ce directeur est d’origine liégeoise puisqu’il s’agit de Paul-Emile Fourny et c’est le premier chef invité de l’Orchestre philharmonique de Liège, Jean-Pierre Haeck, qui assumera la direction musicale d’une œuvre dont les neuf représentations nécessiteront pour cinq des sept principaux rôles une double distribution (la première se produisant les 21, 23, 25, 27 et 29 avril et la seconde les 22, 28 et 30 avril à Liège ainsi que le 5 Mai aux Palais des Beaux-Arts de Charleroi).
Dans des décors et costumes de deux nouveaux venus à l’O.R.W., Poppi Ranchetti et Véronique Bellone et dans une mise en lumière de Jacques Chatelet réalisée par Jean-Philippe Corrigou, l’Orchestre de l’O.R.W. et ses Chœurs dirigés par Edouard Rasquin accompagneront deux Marguerite : Michelle Canniccioni (qui vient d’interpréter « la Veuve Joyeuse » à Liège) et Guylaine Girard (qui fut à l’O.R.W. en 2003 la Micaela de « Carmen » à Maastricht), deux Faust : le cubain Reinaldo Macias et un nouveau venu le chinois Jianyi Zhang, deux Méphistophélès : le français bien connu Alain Vernhes et le néerlandais Harry Peters qui se produira pour la première fois sur la scène de l’O.R.W., deux Valentin : Jean-François Lapointe (l’excellent Danilo de la récente « Veuve Joyeuse ») et le Liégeois Roger Joakim qui chantera ce rôle pour la première fois, et deux Dame Marthe, les bien connues Mady Urbain et Christine Solhosse, Caroline Fèvre (Siebel) et Léonard Graus (Wagner) complétant chaque fois la distribution.

Renseignements pratiques

Les huit représentations liégeoises ont lieu en avril les vendredis 21 et 28, les samedis 22 et 29, le mardi 25 et le jeudi 27 à 20 heures ainsi que les dimanches 23 et 30 à 15 heures, la reprise au Palais des Beaux-Arts de Charleroi étant fixée au vendredi 5 mai à 20 heures.
Les réservations des places à Liège ont lieu du lundi au samedi de 11 à 18 heures au 04 221 47 22 (et à Charleroi au 071 31 12 12) ainsi que sur le « tickets on-line » du site www.orw.be- Le prix des places varie selon six catégories entre 7,5 et 60 euros.





Jean-Marie ROBERTI