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Economie

Mis en ligne le 22/03/2006

La Wallonie bien inscrite dans les filières porteuses de développement agro-industriel


Le ministre de l’Economie, de l’Emploi et du Commerce extérieur, Jean-Claude Marcourt, félicite le sucrier Südzucker concernant la décision qu’il vient de prendre à propos de l’implantation, à Wanze, d’une usine de bioéthanol.

Une étape supplémentaire vient en effet d’être franchie vers la production de biocarburant en Wallonie. Ce lundi 20 mars, la direction de la société Südzucker, maison mère des Raffineries tirlemontoises, a marqué son accord pour la construction de l’usine de bioéthanol à Wanze. Deux conditions restent à remplir pour que cet investissement important soit effectif : obtenir que le gouvernement fédéral convainque les pétroliers à adjoindre du bioéthanol à leur carburant et obtenir du même gouvernement fédéral, l’assurance de produire, à Wanze, les deux tiers du quota de bioéthanol que doit produire la Belgique en fonction des quotas établis par l’Europe.
L’usine de Wanze sera largement exportatrice, disposant d’une capacité nettement supérieure au marché belge. Elle se présentera comme unité de référence en Europe, par l’ampleur de sa capacité de production, mais aussi par la qualité de la réponse qu’elle apporte aux directives européennes portant sur l’incorporation de biocarburants dans les carburants classiques.

Pour Jean-Claude Marcourt, les raisons de se réjouir de cette décision sont multiples. « La décision de Südzucker ne tombe pas ciel. Elle intervient après des mois de négociations entre l’entreprise, le secteur en Wallonie et mon département. Elle est importante à plusieurs titres : d’abord il s’agit d’un investissement potentiel important pour la région : 200 millions d’euros. Ensuite parce que cet investissement induit des répercussions positives en termes d’emploi : une centaine d’emplois directs, à Wanze, auxquels il faut ajouter les emplois maintenus et pourquoi pas demain créés dans l’agriculture qui voit avec le biocarburant s’ouvrir de nouveaux débouchés aux cultivateurs de betteraves et de froment. Enfin parce que l’utilisation du biocarburant, demain, chez nous, par tous les usagers de la route, va contribuer à suivre une voie de développement durable et que le recours à une énergie renouvelable ne peut aussi qu’avoir, à terme, un effet bénéfique sur la diversité d’approvisionnement ».

Jean-Claude Marcourt appelle le gouvernement fédéral à répondre favorablement aux demandes de Südzucker, aucun argument technique ni financier ne s’opposant plus désormais à la réalisation concrète de ce projet: les dossiers à retenir sont ceux qui rencontrent le mieux les directives européennes et consentent l’effort industriel le plus important pour ancrer les biocarburants dans une vision porteuse de développement pour les régions.

Il est à noter par ailleurs, toujours en matière de biocarburants, que l’entreprise Neochim, du groupe italien Spiga Nord, confirme sa volonté de reprendre des installations de BASF à Feluy, pour traiter des huiles et en faire du biodiesel. Elle indique aussi une bonne intégration avec l’agriculture en prévoyant le traitement de quantités croissantes de colza.

S’agissant d’investissements stratégiques, le ministre Marcourt estime qu’il est crucial pour la Wallonie de réussir pleinement une politique de biocarburants, engagée et coordonnée à son initiative dans le « Syndicat des biocarburants ».
Nous ne pouvons espérer que, d'une part, les "pétroliers" acceptent cette nouvelle donne et d'autre part que le gouvernement fédéral appuie dans le même sens, ce qui donnerait évidemment à la Walllonie, des cartes efficaces pour son redéploiement économique.

Les photos de haut en bas :
- La raffinerie sucrière de Wanze
- Une raffinerie de bioethanol de Sûdzucker en Allemagne





Ga. L.