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En Ville

Mis en ligne le 24/02/2006

Collège échevinal du jeudi 23 février: engagement de 30 Assistants de prévention et de sécurité supplémentaires et "Etats généraux de la Propreté "au menu...

Demande d’engagement d’Assistants de Prévention et de Sécurité (APS) supplémentaires

En 2004, le Collège répondait favorablement à la proposition du Ministère de l’Intérieur d’octroyer à la Ville de Liège un contingent d’Assistants de Prévention et de Sécurité (APS)
Après une longue période d’incertitude budgétaire au niveau fédéral, la Ville de Liège a pu, au début du mois de septembre, procéder à l’engagement de 30 APS.
Seules les Villes munies d’un Contrat de Sécurité et de Prévention ont la possibilité de bénéficier de l’engagement de ce personnel de prévention.
Certaines communes n’étant pas intéressées par ce type de personnel, il resterait au Fédéral des possibilités de subventionnement pour un nouveau contingent d’APS.
C’est ainsi que ce jeudi 23 février, sur la proposition du bourgmestre, le Collège a décidé de solliciter auprès du Ministère de l’Intérieur la possibilité de pouvoir engager un contingent supplémentaire de 31 APS.
Leur travail
En période scolaire, 15 d’entre eux seraient affectés à la prévention et la sécurisation aux abords des établissements scolaires et des arrêts de transports en commun, 16 seraient affectés auprès des parcs et auprès des infrastructures sportives.
En période non-scolaire, l’ensemble du contingent devrait être affecté aux parcs et aux plaines et coins de jeux.
Rappelons que, les 30 agents actuellement en fonction, depuis le 26 septembre 2005, sont répartis de la manière suivante sur le territoire de la Ville :
10 « gardiens de site » veillent à l’amélioration de la sécurité et de l’ordre public dans les espaces verts ; à la prévention du vandalisme et des incivilités commises dans ces espaces ;
à l’entretien et à la propreté des lieux ; à l’information des promeneurs et assurent le lien avec l’Administration. On les trouve notamment aux Côteaux de la Citadelle et au Parc de la Boverie.
Par ailleurs, 10 APS sont affectés sur les plaines de sport de Grivegnée et de Cointe afin de : prévenir le vandalisme et les incivilités commises dans ces espaces ; veiller au petit entretien et à la propreté des lieux ; veiller à l’information des sportifs et faire le lien avec l’Administration.
Enfin le dernier tiers de 10 APS assurent une surveillance à la sortie des écoles secondaires avec comme objectifs : l’amélioration de la sécurité et de l’ordre public aux abords des établissements; la prévention du vandalisme et de la criminalité (racket, vol, deal) aux abords des écoles et sur le trajet menant de l’école à l’arrêt de bus ; la réduction du sentiment d’insécurité chez les parents d’élèves et les étudiants des établissements liégeois. Ces agents viennent aussi renforcer 6 commissariats de quartiers pour la sécurisation des abords des établissements situés sur leur territoire.

Etats généraux de la Propreté publique

Lors de ce dernier Collège, André Schroyen, échevin de la Propreté publique, a présenté une communication relative à la 6è édition des « Etats généraux de la Propreté publique » qui se sont tenus ce mercredi 22 février.
Cette édition des Etats généraux faisant suite à la commission spéciale des Conseillers communaux du 11 février au cours de laquelle le bourgmestre et l’échevin avaient présenté les premiers résultats obtenus depuis la mise en oeuvre du nouveau système de collectes. Ce fut l’occasion de rassurer les Conseillers sur la réussite de l’opération avec chiffres à l’appui. Comme le précisera André Schroyen : « Même si le bilan est positif et que la propreté des rues est en amélioration, il faut continuer sur la lancée et poursuivre les efforts. »
Les comités de quartier, les représentants du commerce liégeois et de la Chambre de Commerce étaient invités à participer à différents ateliers de travail. Selon la thématique envisagée, les porte-parole des différents quartiers étaient chargés de transmettre les préoccupations de la population en matière de propreté publique. « Cette démarche participative permet d’entendre les problématiques rencontrées sur le terrain de manière à orienter les futures décisions que les Autorités de la Ville auront à prendre au travers d’un plan stratégique. »
Ateliers et participants :
Ces « Etats généraux de la Propreté publique » ont été constitués de plusieurs ateliers rassemblant une centaine de personnes représentant les comités de quartier de la Ville qui ont pu rencontrer les membres des différents services publics et privés impliqué dans la problématique de la propreté publique, mais aussi les services du bourgmestre, de l’échevin Schroyen, de la police, etc… Ces ateliers s’articulant autour de plusieurs thèmes comme : « Incivilités et amendes administratives », « Bilan 2005 des Services de Police », « Bilan et restructuration du Service de la Propreté » et « Connséquences d'une meilleure propreté et d'un meilleur tri des déchets ».
Les synthèses succinctes des différents ateliers :

-« Incivilités et amendes administratives ».
Le problème soulevé est celui d’objectiver les infractions et d’en obtenir le constat : on ne peut mettre un policier derrière chaque contrevenant. Le nombre de PV « incivilités » inventoriés entre 2001 et 2005 a explosé : augmentation de près de 500% Les représentants des quartiers quant à eux réclament plus de répression.

- « Bilan 2005 des Services de Police ».
Il est apparu qu’un des principaux problèmes rencontrés par les policiers est que certaines infractions jadis pénales ont été dépénalisées. Or on parle aujourd’hui de les repénaliser : cela nécessite un gros d’effort d’adaptation. Le partenariat entre les services de police, de la propreté publique et l’Echevinat de la Propreté publique est effectif et des réunions se tiennent d’ailleurs à intervalle régulier. La demande pour davantage de répression a été entendue et c’est ce à quoi la police va s’atteler en 2006.

- « Bilan et restructuration du Service de la Propreté »
La principale inquiétude des participants à propos des différentes collectes effectuées toutes le même jour portait sur une éventuelle atteinte au tri sélectif. Jusqu’à présent, les courbes de tonnages des déchets recyclables n’ont pas diminué. Une augmentation est même enregistrée dans la collecte des papiers-cartons. Le Directeur du Service Liège Propreté a souligné les efforts consentis par la Ville : plus d’hommes et plus d’outils.
De 180 demandes d’intervention par semaine aboutissant au service en 2004, on en compte aujourd’hui, en moyenne, une vingtaine. Il s’agit d’un indicateur, parmi d’autres de l’amélioration de la propreté à Liège. Le Service de la Propreté publique est à disposition des comités de quartier qui le souhaitent pour réaliser en collaboration avec eux des opérations citoyennes telles que les « tornades blanches ». En ce qui concerne les dépôts clandestins, les participants demandent davantage de répression et de collaboration avec la police.
Certains ont soulevé le problème des encombrants et des collectes de petits déchets toxiques : que faire quand on ne dispose pas de voiture pour se rendre au recyparc ?

- « Conséquences d'une meilleure propreté et d'un meilleur tri des déchets. »
Il faut savoir qu’une tonne de PMC récoltée permet à la Ville d’économiser 200 € mais l’atelier a fait apparaître que le tri est de plus en plus complexe. La question est posée de la possibilité de demander aux fabricants d’apposer un sigle unique sur les produits tout en étant conscients qu’ils viennent des quatre coins du monde.
Comme dans l’atelier précédent, la difficulté de se rendre dans les recyparcs quand on ne dispose pas de voiture est soulignée.
Pour l’échevin : « Les collectes mensuelles d’encombrants seront maintenues (sauf obligation de la Région wallonne) malgré la proposition d’Intradel de les diminuer à 4 fois par an. En ville, 50% des citoyens ne disposent pas de voiture, l’Echevin est conscient du problème et souligne que différentes pistes sont à l’étude actuellement. »

En conclusion

Les remarques, qu’elles soient précises – pourquoi ne pas placer des corbeilles publiques à côté des bulles à verre – ou qu’elles soient plus générales - davantage de répression- sont prises en compte et les différents services concernés vont continuer à se retroussser les manches.
Et pour André Schroyen : « Rembourser une partie de la taxe pour récompenser les bons trieurs est légalement impossible. Ceci dit, lors de la Semaine de la Propreté, la Ville félicite, avec les moyens dont elle dispose, les meilleurs éco-consommateurs.
Certains endroits peuvent paraître oubliés en terme de Propreté publique. C’est pourquoi un cadastre des rues a été dressé de manière à définir les objectifs à atteindre. L’Echevin souhaite mettre sur pied dans un avenir relativement proche des Brigades d’Intervention Mobiles (BIM). Dans tous les ateliers, les participants ont réclamé davantage de répression. Les mentalités évoluent et les services de police ont de plus en plus à cœur d’opérer en ce sens. » L’échevin rappellera aussi les responsabilités de chacun en matière de propreté publique : Liège, ville propre, c’est l’affaire de tous !
« Des actions de transversalité se développent de plus en plus entre les différents services de la Ville. Les agents de terrains, leurs yeux et leurs oreilles sont mis à contribution pour nous faire parvenir les informations. C’est indispensable aujourd’hui vu la complexité des problèmes rencontrés. Le choix est simple : gagner les matches de la propreté en travaillant ensemble, en équipe ou risquer de perdre le combat en s’isolant chacun dans son coin. »





Ga. L.