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Politique

Mis en ligne le 20/02/2006

CAPS de Liège: vote de la motion concernant l'aide aux personnes en séjour illégal

Nous vous en avions parlé le 13 février dernier. Le président du CPAS de Liège (Claude Emonts) ainsi que les présidents des groupes P.S (Roland Léonard), cdH (Philippe Comanne) et Ecolo (Guy Krettels), s'insurgeant contre les déclarations du minsitre Dewael prônant la délation vis à vis de ceux qui aident les personnes en séjour illégal, avaient rédigé une motion pour kla soumettre au vote du Conseil de l’Action sociale de Liège.
Celle-ci a été votée à l’unanimité par le Conseil de l’Action Sociale de Liège le 16 février. Voici cette motion qui a été envoyée au ministre Dewael:

L’article 1er de la loi organique des C.P.A.S. affirme que toute personne a droit à l’aide sociale. Celle-ci a pour but de permettre à chacun de mener une vie conforme à la dignité humaine.

Les travailleurs sociaux sont témoins de conditions de vie indignes et inacceptables dans un Etat de droit qui se réfère aux conventions internationales et qui consacre dans sa Constitution l’accès aux droits sociaux fondamentaux.

Face à ces situations de détresse, les intervenants des C.P.A.S. ou d’associations d’aide aux demandeurs d’asile, mais aussi de simples citoyens, sont amenés à fournir des gestes de solidarité concrets et désintéressés à l’égard de personnes en séjour illégal (aide alimentaire, payement de factures d’énergie, intervention dans des frais de scolarité, soins de santé autres que l’Aide Médicale Urgente, etc…).

En réaction à ses déclarations, qui par l’interprétation qu’elles donnent des articles 77 et 77 bis de la loi du 15 décembre 1980 tendent à criminaliser toute forme d’aide aux personnes en situation de séjour illégal, les soussignés déclarent :

- refuser toute stigmatisation du personnel des C.P.A.S.
- se réjouir que de nombreux citoyens et travailleurs sociaux apportent quotidiennement aide et soutiens désintéressés à des enfants, des femmes et des hommes que l’insécurité de séjour plonge dans une précarité inacceptable ;
- leur exprimer leur solidarité ;
- inviter le gouvernement fédéral à poursuivre ses efforts relatifs à la mise en place de procédures d’asile rapides et équitables, qui permettent d’éviter ce genre de situations de détresse.