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Politique

Mis en ligne le 13/02/2006

" Délatez " qu’il disait… A Liège, ça ne passe pas !

Quand un ministre (le ministre Dewael) prône la délation (comme dans les régimes totalitaires) à propos de l’aide aux persones en séjour illégal, il est normaml qu’un CPAS, et celui de Liège en particulier, s’insurge contre de telles pratique.
C’est pour cette raison que le président du CPAS de Liège ainsi que les présidents des groupes P.S (Roland Léonard), cdH (Philippe Comanne) et Ecolo (Guy Krettels), ont rédigé une motion qui sera soumise le 16 février prochain au vote du Conseil de l’Action sociale de Liège.

La motion :

L’article 1er de la loi organique des C.P.A.S. affirme que toute personne a droit à l’aide sociale. Celle-ci a pour but de permettre à chacun de mener une vie conforme à la dignité humaine.

Les travailleurs sociaux sont témoins de conditions de vie indignes et inacceptables dans un Etat de droit qui se réfère aux conventions internationales et consacre dans sa Constitution l’accès aux droits sociaux fondamentaux.

Face à ces situations de détresse, les intervenants des C.P.A.S. ou d’associations d’aide aux demandeurs d’asile, mais aussi de simples citoyens, sont amenés à fournir des gestes de solidarité concrets et désintéressés à l’égard de personnes en séjour illégal (aide alimentaire, payement de factures d’énergie, intervention dans des frais de scolarité, soins de santé autres que l’Aide Médicale Urgente, etc…).

En réaction à ces déclarations, qui par l’interprétation qu’elles donnent des articles 77 et 77 bis de la loi du 15 décembre 1980 tendent à criminaliser toute forme d’aide aux personnes en situation de séjour illégal, les soussignés déclarent :

- refuser toute stigmatisation du personnel des C.P.A.S.
- se réjouir que de nombreux citoyens et travailleurs sociaux apportent quotidiennement aide et soutiens désintéressés à des enfants, des femmes et des hommes que l’insécurité de séjour plonge dans une précarité inacceptable ;
- leur exprime sa solidarité ;
- condamne, avec la plus grande fermeté le comportement des propriétaires indélicats (« marchands de sommeil ») tout autant que celui des « loueurs d’adresse », qui profitent honteusement de la faiblesse des personnes qui en sont les victimes ;
- invite le gouvernement fédéral à poursuivre ses efforts relatifs à la mise en place de procédures d’asile rapides et équitables, qui permettent d’éviter ce genre de situations de détresse.