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En Ville

Mis en ligne le 22/12/2005

Au dernier Conseil communal de l'année

Comme nous l’écrivions ce dimanche 18 décembre, le Conseil communal qui s’est réuni ces lundi 19 et mardi 20 décembre, devait, entre autres, voter les budgets ordinaire et extraordinaire de la Ville, le budget de la zone de police et le budget du CPAS.
Il s’agissait du dernier Conseil communal de l’année et qui s’est déroulé, comme le précédent, dans la salle des pas perdus de la Violette, avec cette fois, une nette amélioration au niveau de l’acoustique.
Par contre, côté température, ce n’était pas le pied lundi soir du côté du banc de la presse, avec toutefois une légère amélioration mardi , résultant de l’installation d’une tenture obstruant l’air froid provenant de la grande porte d’entrée côté place du Marché.

Occasion manquée pour l’opposition

Nous ne reviendrons évidemment pas sur les budgets, ordinaire et extraordinaire de la Ville que nous présentions dimanche et que l’échevin des Finance, André Schroyen a rappelé aux Conseillers communaux.
En ce qui concerne les interpellations des quatre chefs de groupe à propos de ces budgets, elles se sont déroulées d’une manière telle que nous l’imaginions.
Tout d’abord, pour l’opposition, c’était couru d’avance, tout aussi bien du côté du MR que du côté Ecolo, il s’agit pour eux d’un budget purement électoral.
C’est le chef de groupe MR, le conseiller Didier Reynders qui, avec l’ironie et la faconde qu’on lui connaît, s’est est pris à plusieurs aspects de la politique financière de la ville. Pour Didier Reynders, la ville n’a pas fait le nécessaire pour résoudre entièrement le problème de ses pensions et tout en rappelant que la Ville d’Anvers avait fait des démarches envers le ministre actuel des pensions il n’a pas expliqué de quoi il s’agissait exactement. Il a aussi fustigé le Collège en ce qui concerne ses orientations en matière de propreté et s’en est pris à l’attitude de la Ville qui, selon lui, (mais cela ouvertement contesté, non seulement par le bourgmestre mais également par le président du CPAS qui se félicite lui de l’attitude de la ville vis-à-vis de son institution) oblige le CPAS à puiser dans ses fonds de réserve pour aligner le statut de son personnel sur celui de la Ville. Il a aussi (mais n’est-ce pas un argument électoral ?) insisté que « des accords soient bien passés entre la Ville et le Standard de Liège en ajoutant « ce n’est pas toutes les années qu’il est champion d’automne », plus pour associer l’activité du club » (qui brasse quand même des millions d’euros pour les salaires et l’achat de ses joueurs et leurs salaires qui n’ont rien à envier à des salaires minimum garantis NDLR) mais plutôt pour associer l’activité du club à des actions sociales et sportives qu’en étant un sponsor comme les autres… »
Pour Benoît Labaye, chef de groupe « Ecolo », c’est presque pathétiquement qu’il a fustigé la majorité de n’avoir rien trouvé dans le budget extraordinaire qu’il estime aussi électoral qui permettrait aux Liégeois de mieux vivre et mettant l’accent sur la pauvreté grandissante ainsi que les problèmes de la reconversion économique. Tout comme Didier Reynders avant lui, Benoît Labaye a insisté sur la nécessité pour le bourgmestre de mettre en place les outils nécessaires pour le faire et notamment la mise en œuvre d’une véritable « Communauté urbaine ». Pour lui, il a l’impression que rien ne bouge.
Nous leur rappellerons que depuis qu’il est bourgmestre, Willy Demeyer a toujours défendu l’idée et la mise en place d’une «Communauté urbaine » mais qu’évidemment il ne pouvait y arriver seul et qu’en outre, pour cela, Liège devait avoir retrouvé des capacités financières. On sait d’où les coups bas sont venus…
Les deux chefs de groupes PS et cdH, respectivement Marie-Claire Lambert et Serge Carabin ont évidemment défendu le budget. Il est « responsable et respectueux des Liégeois », pour la représentante du PS et pour le cdH : « il est remarquable de constater que ce budget augmente nettement moins que l’inflation, ce qui l’on ne trouve pas dans d’autres sociétés.. »
Il se félicitera également de l’augmentation des investissements et aussi de la stabilisation du personnel communal.
Willy Demeyer, accusé d'électoralisme a répété que si les budjets extraordinaires étaient importants cette année, c'est parce que la ville avait enfin les moyens d'investir davantage dans des projets attendus même par l'opposition et a aussi expliqué que tous ces projets annoncés ne pourraient en fait être mis en oeuvre, pour la plupart, que dans le courant de l'année 2007, c'est à dire bien après les élections.
Ce qui est dommage dans ce genre de débat, et nous pensons l’avoir déjà dit, c’est que jamais, au grand jamais, nous n’entendons, sur les bancs de l’opposition, la moindre proposition constructive qui démontrerait qu’ils peuvent faire mieux et autrement. Jamais au grand jamais, une proposition positive n’a été présentée. On fait de l’opposition pour faire de l’opposition et tant pis si l’on perd son temps à poser des questions dont on connaît les réponses, puisqu’elles ont été posées en commissions avant le conseil.
Comme nous serions heureux, nous, journalistes et au travers nous, la population, si nous pouvions un jour écrire : « Au cours de cette séance, l’opposition a présenté et défendu arguments par arguments, à la majorité, le projet X, contre le projet Y qu’elle propoisait ». Mais on peut rêver…
Une fois de plus, au cours de ces deux soirées, l’opposition a manqué une belle occasion de faire parler d’elle positivement. Mais ce n’est évidemment que notre avis d’observateur.

Le vote et autres taxes

Comme nous le disions plus haut, le budget (ordinaire et extraordinaire » a été approuvé majorité contre opposition.
Le budget de la zone de police a été approuvé à l’unanimité, même si le groupe MR a quand même réussi à ergoter sur la publication pour le moins douteuse de l’audit européen « Urbanaudit », alors que la police, le bourgmestre et l’Université de Liège avaient fait une mise très claire sur le sujet quelques jours avant (voir Proxi-Liège du 19 décembre.
Le budget du CPAS (en équilibre également) a été voté majorité contre opposition.
La taxe sur l’impôt des personnes physique (IPP) de 8 %, qui doit être votée chaque année, a été reconduite par le PS, le cdH et les Ecolo, alors que le MR a voté contre. On sait avec le MR qu’on paye toujours trop de taxes et que demain on « rasera gratis ».
La petite diminution de « Précompte immobilier » a été votée par les PS, le cdH et le MR, tandis que les Ecolo ont voté contre. Enfin, l’augmentation des taxes pour les « Night Shops » et les « Phone Shops » a été votée à l’unanimité.

Un peu de rire quand même

Ce dernier Conseil communal de l’année a quand même été marqué de moments de grande détente. En effet, lundi, lors de l’intervention de Didier Reynders, Jean-Pierre Grafé s’est mis à grommeler en direction du conseiller MR qui sans se démonter lui répondit : « Dans le Muppet Show, on trouvait toujours deux petits vieux en train de râler tout le temps. On se croirait ici au Muppet Show, mais au lieu de deux petits vieux, il n’y en a qu’un... » Et puis en montrant le balcon de la salle des pas perdus : « Dans le Muppet Show, c’est au balcon que ça se passait…je vous en prie Monsieur Grafé… » Le lendemain, bis répétita et l’on entendit Didier Reynders maugréer : « Il est encore là celui-là… »
Autre moment de détente, fut celui au cours duquel, Jean-Maurice Dehousse, conseiller PS (qui vient d’ailleurs d’assigner Elio Di Rupo devant La commission de vigilance du PS pour irrégularités vis-à-vis des statuts du PS- (1) ), grand orateur comme chacun sait et aussi grand amateur de bandes dessinées compara, au cours de son intervention, Didier Reynders à un croquemort. « Vous ressemblez étrangement au croquemort des aventures de Lucky Luke » croquemort que l’on voit au fil des aventures, passer son temps à prendre les mesures des personnages pour pouvoir faire ses cercueils à l’avance et d’ajouter : « Il se condamne à voir tout en noir… »
Mais le pompon est revenu à Pierre Stassart, binamé conseiller P.S, mais quelque peu déjanté lorsqu’il s’est lancé dans un discours auquel personne n’a rien compris si ce n’est qu’à un moment il a même fait référence à Albert Einstein et à sa théorie de la relativité, parlant de minutes, secondes, heures, etc….. Et tout ça pendant près de 20 minutes. On ne sait ce qu’il a voulu dire le pauvre, mais il a bien fait rire tout le monde et pas qu’un peu, même dans ses rangs…

(1) Vous pouvez en savoir plus en allant sue le blogue de notre collaborateur Pierre André (en date du 19 décembre) en cliquant - ICI -





Gaston Lecocq