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En Ville

Mis en ligne le 18/12/2005

Finances communales : le budget en équilibre sera voté lundi ou mardi

C’est mercredi dernier que André Schroyen, l’échevin (cdH) des Finances de la Ville de Liège et le bourgmestre Willy Demeyer, ont présenté à la presse le budget 2006.
Et à 10 mois des prochaines élections communales, on peu dire qu’il n’est pas mal ficelé et qu’il démontre, chiffres à l’appui, que l’actuelle coalition ne s’est pas du tout mal débrouillée en matière financière, même si certains, et on s’en doute, ne manquerons pas de dire le contraire ou qu’ils peuvent faire beaucoup mieux… Mais, c’est à voir.























Le budget ordinaire, qui sera soumis, ces lundi et mardi 19 et 20 décembre à l’approbation du Conseil communal et qui sera sans nul doute voté (majorité PS-cdH ) pour et, opposition (ECOLO-MR) contre, (sauf miracle de Noël), est en équilibre avec 565,22 millions d’euros, en dépenses et en recettes.
Quant au budget extraordinaire, il affichera quelques 104,15 millions d’euros, soit un peu moins du double que celui de l’an dernier, laissant ainsi à la ville, une capacité d’investissement digne de son statut de « métropole » qu’elle ne cesse d’améliorer ou, à tout le moins, de conforter.

Ah s’il n’y avait pas ces dettes du passé et ces pensions

André Schroyen nous dira : « Comme mon prédécesseur William Ancion, j’ai cherché en vain la gomme pour effacer les dettes du passé et des pensions et j’ai même demandé à Saint-Nicolas de m’apporter cette gomme… ».
Car il faut le dire et ne pas avoir peur de le répéter, si la Ville de Liège a connu des moments très difficiles, c’est à cause notamment de la dette consolidée et des anciennes pensions à charge de la ville et certainement pas à cause de la gestion actuelle.





















D’ailleurs, si William Ancion et André Schroyen ont tous deux leur propre style, ils ont au moins un pont commun : la rigueur et il faut le dire, une certaine ingéniosité à jouer efficacement avec les deniers publics.
N’empêche que la dette représente près d’un quart des dépenses globales et que la part résiduelle des pensions (celles qui n’ont pu être reprises par l’ONSS-APL) près de 6% des dépenses du personnel. Mais chaque année, ces dettes diminuent, mais peut-être pas assez vite et alors il faut faire avec et quelle que soit la majorité au balcon.
Pour le Liégeois, l’impôt sur les personnes physiques restera à 8%, et le précompte immobilier sera (symboliquement réduit) passant de 2890 à 2880 centimes additionnels. Par ailleurs, nous nouvelles pour certaine catégorie du personnel communal qui obtiendront des revalorisations ainsi que le pécule de vacances des agents statutaires qui passera à 65 %
Par contre, comme la Région wallonne a maintenant accepté le principe, les « Night-Shops » ainsi que les « Phone-Shops » verront leur taxe annuelle fixée actuellement à 175 euros, passer à quelques 2.500 euros.

Et l’extraordinaire ?

Lorsque l’on regarde le tableau reprenant, depuis 1993, les chiffres des comptes d’investissement (budget extraordinaire) de la Ville, on constate que ceux-ci ont joliment évolué. Et plus particulièrement au cours des 5 dernières années puisque l’on passe de 17,87 millions d’euros en 2000 à 104,15 millions pour l’exercice 2006. Et par rapport à 1993 (10,59 millions), on constate que la capacité d’investissement de la ville a été multipliée par 10.
Mais la ville ne voit-elle pas trop grand à la veille des élections communale ?
«Pas du tout » répond Willy Demeyer qui explique : « Nous restons parfaitement dans le plan de gestion qui nous imposé par la tutelle et nous ne mettons pas en péril les finances de la ville… » Pour André Schroyen : « Avec ces montants, Liège retrouve un niveau d’investissement digne d’une métropole »…mais Willy Demeyer, pour ménager certaines susceptibilités préfère parler d’un « rôle de centralité ».























Pour être complet, signalons que le budget extraordinaire ne présente que des dépenses d’investissement qui sont financées par l’emprunt et que plusieurs de ces investissements sont subsidiés par la Région wallonne. Celle-ci a d’ailleurs été approchée et c’est en fonction des réponses et des assurances reçues que le budget a pu être élaboré.
En fait, sur les 104,15 millions d’euros d’investissement prévus, quelques 63,76 seront à charge de la ville.
Ces investissements seront répartis vers différents dossiers avec, entre autres : 19,261 millions pour la rénovation intérieure de l’Opéra ; 10,393 millions pour la nouvelle piscine Jonfosse ; 1,1 millions d’euros pour la réparation du Pont Maghin ; 1 million d’euros pour l’étude sur la « Patinoire » qu’on doit installer sur le site de la « Médiacité » au Longdoz ; 3,715 millions d’euros pour les expropriations, pour l’installation du Théâtre de la place à l’Emulation et pour le site de la nouvelle piscine de Jonfosse, 2,6 millions pour les réserves du Grand Curtius et aussi, 800.000 euros pour les aménagements aux Guillemins.






G. Lecocq