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En Ville

Mis en ligne le 09/12/2005

Taques d’égout (trapillons) anti-glisse, rue de l’Eglise à Chênée. Une expérience qui devrait durer 6 mois et qui concerne toute la Wallonie

Mercredi matin, l’échevin, des travaux, Jean-Géry Godeaux ainsi que le ministre wallon des affaires intérieures et de la Fonction publique se trouvaient se trouvaient rue de l’Eglise à Chênée, pour y installer deux trapillons (taques d’égout) anti-glisse. En fait, il s’agira, dans cette rue, et cela pendant 6 mois, de tester l’efficacité d’un nouveau produit dont on peut enduire les taques d’égout pour les rendre moins glissante et donc moins dangereuses pour les usagers de la route qui se meuvent en deux roues. Il s’agit notamment des cyclistes, cyclomotoristes et motocyclistes.

Ce qu’en dit l’échevin

A cette occasion, Jean-Géry Godeaux expliquera : « Le ministre, a choisi la Ville de Liège pour mener un projet pilote qui vise à assurer plus de sécurité aux usagers des deux-roues lors de leur passage sur les trapillons (taques d’égouts). Il s’agit en effet d’une des principales revendications des associations de promotion de l’utilisation des deux-roues. Pour cela, il a demandé à « Pressplate », une entreprise d’Enghien, de développer une solution inédite, novatrice et à un coût raisonnable pour permettre sa généralisation à la Wallonie. »
L’échevin dira aussi : « Dans le cadre du « Projet de Ville », nous développons depuis quelques années une politique d’aménagement en faveur des utilisateurs de véhicules deux-roues, usagers dits « faibles » au sens où leur véhicule a une moins grande stabilité que les automobiles et qu’ils ne sont pas non plus protégés par une carrosserie.
Notre volonté d’assurer un maximum de confort et de sécurité pour chaque utilisateur de la voirie, se traduit en matière de travaux par des réalisations concrètes. Citons pour exemple : l’extension de notre réseau d’itinéraires cyclables pour un montant de 1.250.000 € (subsidié à 50% par la Région wallonne et à 50% par l’Europe)), l’aménagement de 300 SUL (Sens Unique Limités) ; la création de parkings pour moto dans le cadre de l’aménagement des rues de l’Espérance, de la Boucherie et du quai du Condroz , trois chantiers subsidiés à 60% par la Région wallonne dans le cadre du Plan triennal 2004-2006) (Dimension : 2,5 m x 5 m cf place Cathédrale) ; l’augmentation du nombre de range vélos. Je me félicite par ailleurs de la collaboration active que nous avons développé au fil des années avec des associations représentatives des utilisateurs de deux-roues : le GRAQ et Fedemot.
Outre leur contribution à la réflexion de notre politique d’aménagement de voirie, leur participation a également débouché sur la création et la diffusion de carnets d’observations spécifiques à destination des cyclistes et des motocyclistes. »
En 2005, le budget des Travaux a consacré plus de 1.200.000 € à la réalisation de nouveaux aménagements et 1.500.000 € à l’entretien de 650 km de voiries que compte la ville de Liège.

Ce qu’en dit le ministre

Tout a commencé, il y a plusieurs mois, lorsque le ministre Courard a été sollicité par plusieurs associations de défense des deux-roues. Ces associations l’ont convaincu de la nécessité de penser la route aussi, pour les deux-roues. Lorsque l’on sait qu’en 2004, 25.000 nouvelles motos ont été achetées ainsi que 60.000 d’occasion, ces chiffres ont persuadé le ministre que la sécurité des motards, mais aussi des autres « deux roues » cyclistes et cyclomotoristes, devait être prise en compte. Et parmi les différentes remarques entendues lors de ses réunions avec les associations de motards, revenaient souvent celles concernant le danger représenté par les trapillons ou taques d’égout. Elle sont glissantes en cas de mauvais temps, et donc dangereuses pour les deux-roues, qu’ils soient motorisés ou non.
Et Philippe Courard d’expliquer : « Je me suis fixé pour objectif de venir en aide aux communes en proposant une solution peu coûteuse pour les communes, permettant de traiter les anciens trapillons pour ne pas les obliger à en, acheter de nouveaux. Il fallait aussi un processus de traitement qui évite d’immobiliser la chaussée.

Mes services sont entrés en contact avec une entreprise wallonne installée à Enghien : Pressplate, spécialisée dans les travaux publics. Cette entreprise à la particularité de disposer d’un laboratoire de recherche. Ses responsables se sont donc penchés sur le cahier des charges et ils sont arrivés avec une solution : Un revêtement anti-dérapant pour les trapillons.
Ses avantages : - il s’applique aussi bien sur les nouveaux trapillons que sur les anciens ; - le traitement des anciens trapillons est rapide - son coût devrait être attractif pour les communes - immobilisation de la chaussée réduite.
Les tests effectués en laboratoire ayant été concluants, il restait à procéder aux essais sur le terrain. C’est ce qui sera fait pendant les 6 prochains mois rue de l’Eglise à Liège. Et si nous avons choisi Liège et cette rue, c’est parce qu’il fallait un environnement urbain. Par ailleurs, la rue de l’Eglise est bordée d’écoles ce qui veut dire une population qui utilise les deux-roues : scooters ou vélo. Par ailleurs, comme nous entrons dans l’hiver, il est intéressant de mesurer le taux d’adhérence lors de conditions climatiques difficiles. Le passage de l’hiver permettra aussi de vérifier si le procédé choisi ne se dégrade pas. »
C’est dans 6 mois que l’on connaîtra le verdict. Dans tous les cas, le représentant de Fedemot qui a testé l’une des taques d’égout améliorée, semble trouver la formule parfaitement adéquate.







G. Lecocq