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En Ville

Mis en ligne le 03/02/2019

LE TRAM A LIEGE: C'EST PARTI...


Jeudi dernier, après la signature officielle, à midi, à l'Elysette, du contrat du tram de Liège entre l’Opérateur de Transport de Wallonie ( OTW) et le consortium "Tram’Ardent", c'est à la Violette, en début de soirée que le bourgmestre Willy Demeyer a présenté le tram liégeois (attendu depuis 2007), les travaux y afférents et les perspectives du futur, aux "forces vives" de la métropole liégeoise.

Avant de commencer sa présentation, Willy Demeyer (la photo) donna la parole à un jeune étudiant, qui, avec 15.000 condisciples, avait pris part à la marche "pour le climat et la planète) le matin même dans les rues de Liège.
On sait maintenant, avec certitude qu'après 40 mois de travaux, le tram liégeois entrera en fonction, entre Coronmeuse et Sclessin en octobre 2022.

"Je suis ici pour représenter tous ces jeunes qui se préoccupent plus de l'avenir de leur planète que pour leur diplôme. Pour toutes ces générations qui vivront encore alors que vous…non.
Notre Terre est un trésor qui est en train de se perdre et pour lequel nous nous bâterons pour ne pas le perdre…"
devait déclarer en substance Mathis Lambermont, représentant des étudiants.

Avant cela, Willy Demeyer qui avait mis en exergue "l'immense succès remporté par la marche pour "le climat et la Terre" avait précisé : "Comme les préoccupations de ces jeunes rencontrent les nôtres, je les ai invité pour cette occasion…"

Pour présenter le "tram" qui sera (sauf catastrophe et peaux de banane) vraisemblablement l'événement majeur de la troisième décennie du 21ème siècle en Cité ardente, Willy Demeyer était entouré du représentant du ministre de la Mobilité, de Vincent Peremans, administrateur général de l'OTW (TEC) et de Michel Rucquois, directeur général de Tram’Ardent.

Le tram, la solution de mobilité à Liège

Tout comme les autres grandes villes européennes, Liège doit faire face aux défis liés à la mobilité, avec une croissance constante des voyageurs et un besoin crucial d’alternatives vertes et fiables à la voiture.
Bien que les bus font partie de la solution, certains tronçons du réseau liégeois sont aujourd’hui à saturation complète. En 10 ans, le nombre de déplacements en bus a ainsi doublé et atteint plus de 57 millions de déplacements.
Avec pas moins de 2.000 bus par jour entre la Gare des Guillemins et la Place Saint-Lambert, 4.000 bus en partance et provenance des gares de bus du centre-ville et 40.000 voyageurs par jour rien que sur l’axe Blonden-Leman, le tram représente la solution de mobilité la plus efficace et la plus durable qui a été retenue par le Gouvernement wallon afin de répondre à ce nécessaire besoin de la Ville de Liège.
"L’actualité nous le montre tous les jours : nous devons changer notre manière de nous déplacer et la réponse passera inévitablement par une solution collective, dont celle du transport en commun", a déclaré Vincent PEREMANS, Administrateur général du TEC. "C’est d’ailleurs tout le sens du slogan qui est donné au projet du tram, 'Liège en commun'. Nous partageons les mêmes enjeux que la Ville, que la Région et avant tout que les Liégeois, à savoir participer ensemble à une meilleure mobilité et améliorer la qualité de vie dans la Métropole liégeoise".
En tant que transport écologique, moderne et rapide, le tram permet non seulement de désengorger et de faire respirer la ville mais également de réaménager les espaces publics en faveur des piétons, des cyclistes et d’une mobilité douce.

À quoi ressemblera le tram de Liège ?

Composé d’une vingtaine de rames capables de transporter 310 passagers chacune toutes les 4'30, le tram de Liège desservira, sur un tracé de 11.7 km, pas moins de 21 stations.

Chaque rame sera, quant à elle, composée de : 2 cabines de conduite, 8 doubles portes par côté, 1 climatisation, 8 écrans simple face, 26 haut-parleurs, 1 port USB pour deux sièges, 1 plancher plat, 58 places assises, 3 emplacements dédiés aux PMR et aux poussettes ainsi que 2 emplacements dédiés aux malvoyants, avec un espace sous le siège pour un chien guide.
Conçu comme une véritable colonne vertébrale de transport, le tram liégeois sera ainsi connecté à deux parkings relais (en ouvrage et gardiennés), au centre historique liégeois et à des pôles importants de développement tels que : le stade du Standard, le Val Benoît, le parc de la Boverie, le quartier des Guillemins... En effet, un triangle multimodal sera formé par la Gare des Guillemins, la station de tram ainsi que celle des bus TEC.

Redéploiement de l’offre de transport en commun

Le projet du tram en tant que nouvel axe structurant, va profondément modifier la mobilité urbaine et va entraîner avec lui une restructuration du réseau des bus. Le moment est, en effet, idéal pour repenser l’image globale du réseau.
En étroite collaboration avec le bureau d’étude Liègetram, le TEC mène une réflexion de manière à créer des dessertes efficaces et pertinentes autour de ce nouveau mode de transport.
Une analyse importante du réseau est déjà en cours et l’objectif global de ce diagnostic est d’affiner les possibilités de déplacements de nos concitoyens. Cette mission s’effectuera bien entendu en concertation avec les Villes et communes concernées.

Qui construira le tram ?

En sa séance du 28 novembre 2018, le Conseil d’Administration de l’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW) a attribué le marché du tram de Liège au Consortium Tram'Ardent.
Tram’Ardent est ainsi composé du Groupe COLAS qui réalisera l’infrastructure, de CAF, constructeur de tram espagnol et de DIF, société de gestion de fonds d’investissement spécialisés dans le secteur des infrastructures.
Tram’Ardent aura pour mission :
• la construction du réseau électrifié entre Sclessin et Coronmeuse, en ce compris les systèmes complémentaires comme les carrefours ; • la fourniture du matériel roulant ; • la création et la gestion du centre de maintenance et de remisage à Bressoux pour l’hébergement des rames à l’arrêt et des activités de maintenance. Le poste de commande central y sera également implanté ; • l’intégration du matériel billettique du TEC ; • l’aménagement des espaces urbains connexes à la ligne sur l’ensemble du tracé et favorisant la mobilité douce ; • la maintenance pendant toute la durée du contrat.

Le chantier : planning et accompagnement

Les grandes étapes du chantier sont divisées en trois phases : une première phase d’études, une deuxième phase de travaux et une troisième phase d’essais.

Cette deuxième phase de travaux est planifiée à titre indicatif comme suit :
• En mai 2019 : le début des travaux ; • En avril 2020 : la 1ère pose de voies (Léopold) ; • En mai 2021 : la réception de la 1ère motrice ; • En juin 2021 : la fin des travaux d’infrastructure ; • En avril 2022 : la livraison du dernier tram.

La troisième phase d’essais débouchera, quant à elle, sur une mise en service commerciale du tram en octobre 2022.
Pour accompagner au mieux ce chantier, un vaste plan de communication sera déployé. Parmi les actions prévues, citons notamment :
• Une grande séance d’information à l’attention de tous les Liégeois ; • Des réunions publiques d’information par zone de chantier ; • Des permanences hebdomadaires locales de chantier ; • Des visites guidées du chantier ; • Un Espace Tram dédié ; • Des dépliants, des toutes-boîtes et des campagnes d’information ciblés pour les publics concernés ; • Une ligne de téléphone 0800 ; • Une présence sur les réseaux sociaux ; • Un nouveau site web letram.be ; • …
Rencontrer la population, l’informer et être à l’écoute, telles sont les ambitions poursuivies en matière de communication.

Le financement du tram

Le cadre juridique du projet est un Partenariat Public Privé (PPP) qui stipule que la construction du tram et sa maintenance – dont le coût s’élève à environ 430 millions d’euros – seront réalisées et financées par le Prestataire jusqu’à la fin du Contrat, le 21 janvier 2050.

Afin de pouvoir mener à bien sa mission, le Prestataire, Tram’Ardent, a mobilisé des ressources financières importantes auprès de ses actionnaires et de partenaires de premier plan comme la Banque européenne d’investissement (pour 50% des prêts long terme octroyés), Belfius, AG Insurance, BBVA, Talanx et Natixis. Le financement octroyé par la BEI bénéficie d’une garantie au titre du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) du Plan d’Investissement pour l’Europe (le "Plan Juncker").
En contrepartie, l’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW) versera une redevance trimestrielle au Prestataire à partir de la mise en service du tram. Les redevances payées au Prestataire couvriront non seulement la construction mais également le financement et la maintenance de l'infrastructure et du matériel roulant pendant toute la durée du contrat.

Liège, après 2022

Le visage de Liège en 2022 sera, sur près de 50 hectares, entièrement réaménagé autour du tram. Les objectifs du tram à Liège sont multiples : répondre aux problèmes de mobilité, transporter deux fois plus de citoyens, mettre en place un réseau structurant et une offre de service adaptée. Mais il s’agit surtout d’un signal fort quant à l’intérêt de la Ville de Liège, avec l’implication des acteurs concernés(commerçants, riverains, associations), à relever des défis environnementaux en mettant en place une politique plus verte et respectueuse de la planète. En effet, outre l’arrivée tant attendue du tram ainsi que la mise en exergue des différents moyens de mobilité douce, Liège accueillera, entre autres, le futur écoquartier de Coronmeuse ainsi que la Cité administrative zéro carbone.
La Métroplole Liégeoise étant également un pôle économique et culturel, le tram lui permettra de relier les différents pôles importants tels que le Val Benoît, le quartier des Guillemins, le parc de la Boverie via la nouvelle passerelle, le centre-ville, le cœur historique, le futur écoquartier de Coronmeuse, la zone économique et multimodale de Bressoux.

Vous trouverez comment s'organiseront les travaux en cliquant ICI

Le planning de la construction, du début à la mise en services en octobre 2022 est visible à l'adresse : letram.be