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Jeunes

Mis en ligne le 31/10/2012

"Conseil de la Jeunesse" - Réformes des allocations de chômage : Game-over pour les jeunes !

Sauf qu’ici, ce n’est pas un jeu. La réforme récente, en matière d’emploi, apportée par le gouvernement aura pour conséquence de renforcer une précarisation grandissante chez les jeunes.

Pour le Conseil de la Jeunesse, le constant est simple: les jeunes doivent être de plus en plus disponibles dans un monde où l’emploi se fait de plus en plus rare. Cherchez l’erreur ?
Le contrôle "Dispo jeunes" traduit cette contradiction. De quoi s’agit-il ?

Ce système prévoit le contrôle des jeunes allocataires d’insertion tous les six mois avec comme sanction, la perte des allocations si les efforts sont jugés insuffisants. L’objectif prétendument poursuivi est "d’activer le comportement de recherche d’emploi". Les jeunes concernés sont ceux qui doivent entreprendre, dès leur inscription au stage d’insertion professionnelle (SIP), une série de démarches et de formations organisées par le Forem ou Actiris.

À partir du moment où ils perçoivent une allocation, l’ONEM (organisme fédéral) devient compétent et exerce son pouvoir de contrôle. Dorénavant, les allocations d’insertion seront limitées à 3 ans pour les cohabitants (quel que soit leur âge) et à l’âge de 30 ans pour tous. Ainsi, dès le 1e janvier 2015, des dizaines de milliers de jeunes seront purement et simplement exclus du chômage !

Pour complexifier le parcours des jeunes en recherche d’emploi, depuis le 1e janvier 2012, le SIP (que l’on appelait auparavant "stage d’attente") est passé de 9 à 12 mois. Cela veut dire qu’aucune allocation n’est perçue pendant ce délai.
Par ailleurs, dès ce 1e novembre 2012, la dégressivité des allocations de chômage est appliquée. Cela aura pour conséquence que ces allocations vont diminuer progressivement (et plus rapidement que par le passé) pour atteindre un forfait calculé en fonction de la situation familiale. Cette dégressivité touchera quasiment toutes les catégories de personnes, particulièrement les jeunes.
Au final, le constat est fort amer pour les jeunes. Ces derniers devront subir une augmentation de la durée du SIP, un système-sanction renforcé "dispo jeunes" et une diminution progressive des allocations de chômage.

Les jeunes, une des catégories les plus fragilisées en matière d’emploi, vont être dans l’obligation d’accepter un travail précaire en inadéquation avec leur profil. Lorsque l’on sait qu’un jeune sur 5 est au chômage en Wallonie et un jeune sur 3 à Bruxelles, cette réforme est une punition supplémentaire et
considérable pour eux.

Site : www.conseildelajeunesse.be