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Economie

Mis en ligne le 19/06/2012

Enfin du neuf pour le Val Benoit


La SPI a présenté un projet audacieux autant qu’ambitieux pour redonner au site universitaire abandonné une nouvelle vie. Ce devrait être la nouvelle porte sud de la ville et quelle porte…

Le 11 janvier 2011, les ministres wallons Pierre >Henry et Jean-Claude Marcourt avaient annoncé que leurs minsitères respectifs débloquaient chacun 10 millions d'euros pour réhabiliter, avec la SPI + , le site du Val Benoit.
Le 11 juin dernier, le président de la SPI (Société provinciale d’industrialisation) Julien Mestrez, accompagné de son vice-président, Jean-Yves Jeholet, de la directrice générale de la SPI, Françoise Lejeune et les deux architectes auteur du projet Arlette Baumans et Bernard Deffe, ont présenté à la presse leur vision de ce que pourrait être la réhabilitation de l’ancien site universitaire du Val Benoit dont une grande partie est à l’abandon depuis très longtemps. (La photo : lors de la conférence de presse)

L’ancien campus universitaire du Val-Benoît est un site liégeois emblématique et sa réhabilitation un chantier considérable, ambitieux et complexe. La SPI souhaite y développer un projet visionnaire, à la mesure de l’histoire de ce site d’une grande richesse architecturale. Localisé aux portes de Liège, il a accueilli plusieurs générations d’étudiants jusqu’en 2005.
Pour Julien Mestrez : « Autant dire qu’il est connu de tous et que l’abandon actuel d’une grande partie des lieux ne laisse pas les citoyens indifférents. Les attentes sont fortes et la réussite obligatoire, surtout vu les menaces lourdes qui pèsent sur la sidérurgie toute proche ». Qui ajoute également : « la SPI s’inscrit dans une démarche d’intelligence territoriale, ce qui signifie que nous avons pour but de mettre la bonne entreprise à la meilleure place possible. Non seulement pour rencontrer ses besoins et lui offrir un cadre propice à son développement, mais aussi dans un but de gestion parcimonieuse des terrains disponibles. C’est pour cela qu’un site comme le Val-Benoît, stratégiquement positionné, s’inscrit parfaitement dans notre politique globale. »

D’une pierre trois coups

La SPI a d’emblée été intéressée par la réhabilitation du Val-benoît car le site offre une alternative cohérente aux parcs d’activité économiques de périphérie, presque saturés. « Avec ce projet, nous allons pouvoir faire d’une pierre trois coups : », se réjouit le vice-président Pierre-Yves Jeholet, « réhabiliter un chancre urbain, élargir notre offre pour les entreprises et économiser des terrains dans nos parcs d’activités économiques de périphérie qui ne conviennent pas à toutes les entreprises ».

Un chiffre très éclairant aide à mieux se rendre compte de l’importance d’une plus grande densité d’occupation du sol : à terme, grâce à une implantation « verticale » en « appartements d’entreprises », les 35 000m² qui seront dédiés à l’activité économique au Val-Benoît permettront à la SPI d’économiser l’équivalent de plus d’une vingtaine d’hectares de terrains dans un parc classique.
La mixité des fonctions sera également une des valeurs clés du projet. La dynamique est déjà entamée grâce à la présence du Forem et de la section Arts Dramatiques du Conservatoire Royal de Liège. Elle sera encore largement développée, puisqu’au-delà des activités économiques visées par la SPI, d’autres porteurs de projet se sont manifestés pour créer une offre de logements publics et/ou privés, des bureaux, ainsi que des activités de service collectifs qui renforcent encore la cohérence du projet et son attractivité.

Le développement «durable» au cœur du projet

Pour chacun des projets dont elle assure la coordination, la SPI veille à placer le développement «durable» au centre de son action. Le Val-Benoît est notamment une formidable opportunité de mettre en pratique de nouvelles techniques de construction et de rénovation. « L’optimisation énergétique, le choix de matériaux «durables» pour la rénovation ou la construction sont des éléments essentiels dont nous voulons que les auteurs de projet tiennent absolument compte. Le site devra enfin être pensé pour favoriser les modes de déplacement doux. On pense évidemment au futur tram qui longera le site, à la gare toute proche, aux transports en commun en général, au vélo, mais aussi à d’autres modes de transports plus originaux qui se développeront peut-être dans le futur, pourquoi pas via la Meuse toute proche », explique Françoise Lejeune.
Le Val-Benoît permettra aussi de concevoir de façon nouvelle la cohabitation d’activités économiques et d’autres fonctions. En effet, le développement durable ne se limite pas à la seule composante environnementale et les aspects économiques, sociaux et culturels ne seront pas oubliés. D’un point de vue économique, les enjeux sont multiples : par sa situation privilégiée, le Val-Benoît présentera une attractivité forte pour des entreprises qui veulent s’établir à Liège, à proximité du centre-ville et au cœur d’un nœud de communications avec notamment la gare Calatrava toute proche, l’autoroute, la Meuse et bientôt le tram. Qui dit attractivité pour les entreprises, dit également création d’emplois. On pense également à la création de nouveaux logements et à la rénovation d’un quartier en friche qui offrira une image dynamique et forte de la ville de Liège. Tout au long du projet, la collaboration, le partage d’expériences et d’information envers les citoyens et les partenaires du projet seront également essentiels à la réussite du Val-Benoît pour en faire un espace de vie stable, dynamique et un cadre de vie agréable pour tous.

Une vision d’ensemble

Au terme de l’appel d’offres concours avec publicité européenne et après examen des candidatures par un jury pluridisciplinaire composé d’experts externes, de représentants des pouvoirs subsidiant, de la Ville de Liège et de la SPI, l’association momentanée Baumans-Deffet/Dirix/BEL/MSA/Pigeon-Ochej/Matriciel a été désignée comme auteur de projet.
On retrouve au sein de cette équipe non seulement des architectes, des urbanistes, des ingénieurs, mais aussi des paysagistes et des spécialistes du développement durable.

« Grâce à cette complémentarité, nous pourrons avoir une vue globale du projet et prendre en compte tous ses aspects. La SPI a une vision claire de ce que doit être un parc d'activités économiques "nouvelle génération" qui est un véritable morceau de ville. Le plan masse que nous allons concevoir dès à présent constituera un champ de possibilités flexibles et réversibles qui aura pour but de traduire ces intentions en formes et en projets concrets », a expliqué Arlette Baumans, du tandem Baumans-Deffet, à la tête de l’association momentanée. Et Bernard Deffet d’ajouter, pour expliquer sa vision, que « le Val-Benoît était un campus, monde unique et singulier. Il doit devenir un monde complexe et pluriel ». Au-delà du schéma directeur, qui sera établi en concertation avec les riverains, les acteurs déjà présents sur le site et les partenaires du projet tels que la Ville de Liège et l’ULg, les premières tâches de l’auteur de projet seront de réaliser un relevé topographique du site et d’établir le dossier de reconnaissance de zone, indispensable pour l’obtention de subsides. Ces tâches seront réalisées courant 2012 et viendront ensuite, courant 2013, l’étude du projet et le dépôt du permis d’urbanisme pour la première phase des travaux qui concernera non seulement le Génie-Civil mais également les voiries et abords communs de l’ensemble du site. Le début des travaux est prévu dès 2014 et les premières entreprises devraient rejoindre le site en 2016.

Le Val-Benoît : Cet ancien site universitaire abritait jusqu’il y a peu les facultés des sciences et des sciences appliquées de l’ULg. Depuis un peu plus d’un an, la SPI travaille sur le dossier avec pour but d’y accueillir activités économiques, services et logements, le tout avec une orientation développement durable forte. Ce projet, dont le budget global devrait atteindre environ 80 millions d’euros (dont 20 financés par la Wallonie pour la 1e phase), pourrait accueillir à terme quelque 1600 emplois.

La SPI : La SPI est l’agence de développement pour la province de Liège. La Province de Liège et les 84 communes qui la composent en sont les actionnaires principaux. Acteur depuis 50 ans de la réussite de son territoire, la SPI mobilise une centaine de collaborateurs pour en faire un bassin de vie durable, attractif et reconnu. La SPI offre, à partir de ses trois métiers complémentaires, Territoire, Infrastructures et Services, une solution intégrée à ses clients, entreprises privées ou pouvoirs publics. www.spi.be





Ga. L.