• Visiteur(s) en ligne : 5
  • |
  • Visiteurs total : 3099092

Evenements

Mis en ligne le 17/06/2012

GOLDEN SIXTIES : J’avais 20 ans en 60


Inauguration royale pour l’exposition qui vous attend à la gare des Guillemins depuis ce samedi 16 juin jusqu’au 28 avril 2013….On l’a découverte, on y retournera…Vous devez y aller…

C’est par le train de 11h venant de Bruxelles que ce jeudi 14 juin, le roi Albert II et la reine Paola sont arrivés à la gare des Guillemins pour une visite de l’œuvre de Calatrava mais aussi et surtout pour inaugurer la grande exposition mise sur pied par les asbl «Expo Europa 50» et «Collections et Patrimoines» «Golden sixties : j’avais 20 ans en 60» dont l’ouverture au public a eu lieu ce samedi 16 juin.

Le Roi et la Reine ont été accueillis par le commissaire général de l’exposition René Schyns (c’est d’ailleurs la 4ème fois qu’il a l’honneur d’accueillir le Roi à l’une de ses expositions), le concepteur Jacques Broun ainsi que le gouverneur de la province Michel Foret et le Premier échevin de la Ville de Liège, Michel Firket, remplaçant Willy Demeyer. C’est avec énormément d’intérêt qu’Albert II et Paola (ils avaient respectivement 26 et 23 ans en 1960) ont parcouru le parcours de près d’un kilomètres des dédales de l’exposition installée dans une des ailes du parking de la gare. Ils s’arrêteront plus particulièrement devant des photos de son frère Baudouin 1er, notamment lors des cérémonies de l’indépendance du Congo en 1960, mais aussi alors qu’il inaugure une grande écluse sur le canal Albert. Ils se reconnaîtront aussi sur une photo d’eux à la côte belge.

Le Roi a également longuement examiné une Honda d’époque et qui a été utilisée par Jimi Hendrix. Comme devait le dévoiler René Schyns, le Roi aurait vraiment été enthousiasmé par cette exposition souhaitant d’ailleurs qu’elle ne disparaisse pas et qu’elle soit montrée ailleurs…

Un enthousiasme partagé

Cet enthousiasme royal nous l’avons également partagé lorsque, le mercredi 13 juin, nous avons pu, lors d’une visite de presse commentée par René Schyns et Jacques Broun, parcourir le kilomètre de galeries et salles extraordinairement bien agencées et qui décrit parfaitement la décennie des années 60. Pour quelqu’un qui, comme moi, avait 20 ans en 1966 et a vécu ces événements, c’est tout à fait ça.

Mieux, l’exposition ravive en nos mémoires certains détails importants qui à l’époque nous semblaient communs, voire insignifiants et qui un demi-siècle plus tard ont eu un impact considérable sur l’évolution de notre société. Pour la philosophie générale de l’exposition, je ne peux que vous renvoyer à l’article que nous avions déjà écrit le 13 mai dernier et dans lequel Jacques Broun expliquait le cheminement qui l’a conduit à la réussite que nous avons découverte, terminée, ce mercredi. Chapeau bas Monsieur Broun !

Pour en revenir avec notre visite, il faut savoir que tout y a été conçu pour que, pas un seul instant le visiteur ne rate une image, un objet, un cliché, une scène, un texte qui durant les «Golden sixties» a imprégné le 20ème siècle de ces révolutions (politiques, sociales, culturelles, scientifiques, artistiques, musicales, cinématographiques, architecturales, littéraires mais aussi dans le domaines de la consommation) qui ont fait que le 21ème siècle est aujourd’hui, avec ses bonnes et moins bonnes facettes, ce qu’il est.

Un travail remarquable

«Golden sixties : j’avais 20 ans en 60» n’est vraiment pas une exposition comme les autres. Mais d’ailleurs peut-on encore, à ce niveau, parler d’une exposition ?

Vous y revivrez, aussi avec les décors sonores adéquats : l’indépendance du Congo mais également de quelques 16 autres pays africains pendant la même période ; la première greffe du cœur, le premier mur de la honte (Berlin), le premier homme dans l’espace et le premier sur la Lune, l’assassinat de JF Kennedy, le premier grand concert de rock en plein air à Woodstock, le premier James Bond, Mai 68 à Paris et le cinéma « nouvelle vague », le début du cinéma populaire à grand spectacle, humour et comédies musicales, la révolution culturelle chinoise et les révolutions latino-américaines, le printemps de Prague, la révolution de la communication par la radio et surtout la télévision, la guerre d’Algérie et du Vietnam, l’avènement de la liberté de la femme, celui de la musique pop mais aussi du pop’art et tant d’autres choses qui se sont passées dans les années 60.

Pour réaliser cet exploit, «Golden sixties : j’avais 20 ans en 60» c’est : une conception et une scénographie élaborées dès 2010, des décors construit de septembre 2010 à aujourd’hui, 15.000 heures de travail pour une équipe de 10 personnes, 8000 heures de montage sur site des décors et de la technique, 45 km de câbles. Sans oublier une équipe qui sera à votre service 7j sur 7 pendant près d’un an.

Invitez-y vos petits-enfants

Vous visiteur qui, nous l’espérons serez très nombreux à venir voir les «Golden sixties», serez seuls juges. Néanmoins, un conseil : vous qui aviez 20 ans en 60, vous devez impérativement insister auprès de vos enfants et mieux encore de vos petits-enfants pour qu’ils prennent connaissance de cette fabuleuse époque.

Cela leur permettra de mieux comprendre ce début de 21ème siècle et j’espère aussi d’avoir une vision plus optimiste (même si ce n’est pas toujours très facile aujourd’hui avec les propagandistes des peurs de toutes sortes, ces maîtres de la paranoïa mondial) du futur. Comme moi, je reste persuadé qu’ils ne diront pas en sortant de leur visite : «C’était mieux avant » mais plutôt : « C’était extraordinaire mais vraiment différent en 60, et ce n’était certainement pas aussi facile qu’aujourd’hui dans beaucoup de domaines». Bonne visite…


En pratique :

- Jours et heures d’ouverture
- Dates : 16 juin 2012 > 28 avril 2013.
- Ouvert tous les jours.
- Ouvert le dimanche et jours fériés, de 10h à 19h.
(Billetterie jusqu’à 17h30).
- Fermé les 24, 25 et 31 décembre 2012 et le 1er janvier 2013.
- Nocturne chaque 1er vendredi du mois jusqu’à 22h.
(Billetterie fermée à 20h30).
- Tarifs
• Adulte : 11,00€
• 7 à 18 ans : 8,00€
• Senior (+60 ans) : 10,00€
• Groupes (min. 15 pers.) : 8,00€ (sur réservation)
• 0 à 6 ans : gratuit
• Article 27 : 2,50€
- Audio guides multilingues compris pour tous les visiteurs au-delà de 10 ans.

- Dossier pédagogique gratuit pour les enseignants.

- B-excursion
Allez-y en train! TARIF B-EXCURSION (train + entrée) - En vente dans toutes les gares SNCB - B-Excursion groupes au prix forfaitaire de 13€ sur réservation au tel. +32(0)2 / 528 28 28.

D’autres précisions sur « J’avais 20 ans en 60 » sont aussi disponibles sur le site : www.expo-goldensixties.be

Les photos de haut en bas :
- Arrivée du Roi et de la Reine en gare des Guillemins
- Le couple royal accueilli par René Schyns
- Le Roi s’attardant devant une Honda de 1960
- La fusée de Hergé symbole de l’exposition à la gare des Guillemins, parce que c’est en 1969 que l’homme a mis le pied sur la Lune pour la première fois
- L'entrée de l'exposition : le mur des espérances, des combats politiques, de la honte, des révoltes, de l'amour et de l'humour... comme un dazibao occidental.
- Le mur de Berlin avec les trous faits à l'Est qui permettaient aux Berlinois occupés de voir les lumières de la ville de l'autre côté et parfois de communiquer avec leurs parents ou amis ayant réussi à passer à l'ouest.

Quelques autres vues de l’exposition, mais ce n’est vraiment qu'un aperçu très très partiel :


- La reconstitution du dépôt de livres d'où Lee Harvey Oswald, l'auteur présumé aurait tiré à trois reprises sur JF Kednnedy, lors de sa visite à Dallas le 22 novembre 1963.
















- Vue du cortège de Kennedy passant devant le dépôt comme l'aurait vu le meurtrier.



















- Évocation de la guerre du Vietnam et des manifestations qu'elle a suscité aux Etats-Unis même et en Europe et notamment lors de la projection du film les "Bérets verts", avec en vedette un John Wayne plus militariste que jamais.













- A l'époque du "Flower power" il n'était pas rare de voire déambuler des véhicules décoré de cette façon. Le début des idées écologistes mais aussi du prosélytisme en matière de drogues...















- La conquête de l'espace qui a marqué toute la décennie a amené des avancées technologiques fulgurantes dans tous les domaines.















- Reconstitution très réaliste du site d'alunissage dans la Mer de la Tranquilité où l'homme a posé le premier pas sur la Lune le 19 juillet 1969.















- La révolution des arts ménagers qui a grandement permis aux femmes de pouvoir aussi travailler et gagner leur vie, surtout pour commencer à rembourser les premiers achats en ce début de l'ère de la consommation.













- Les appareils radio dits "transistors" les électrophones et autres téléviseurs ont révolutionné l'art de la communication mais aussi des loisir et ont fait entrer chez les gens toutes les musiques du monde.











- "The Factory" où Andy Warhol inventait le pop'art et entre autres ses mythiques Marylin.





GASTON LECOCQ