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Evenements

Mis en ligne le 13/05/2012

"J’avais 20 ans en 1960" : les «Golden sixties»



Une fabuleuse exposition pour et de mémoire collective universelle, que vous pourrez découvrir à Liège, à la gare des Guillemins, dès ce 16 juin et ce jusqu’au 28 avril 2013

Toutes celles et ceux de ma génération qui souhaiteraient subir une cure de rajeunissement de quelques heures (plus si affinité) vont adorer. En effet, pendant près d’une année, dans la cadre assez prestigieux de la gare conçue par Calatrava sur le site des Guillemins à Liège, se tiendra l’exposition intitulée «J’avais 20 ans en 60» ou les «Golden sixties».
C’est une exposition que l’on doit à une organisation bien rodée dans ce domaine depuis plus de 10 ans et regroupant les asbl «Expo Europa 50» et «Collections Patrimoines» sous la houlette du commissaire des expositions René Schyns.(Sur la photo ci-dessous à gauche à côté du concepteur de l'expo Jacques Broun)

Le palmarès : «Tout Hergé» (250.000 visiteurs en moins de 4 mois à Welkenraedt en 1991) ; «Tout Simenon» (200.000 visiteurs en moins de 5 mois à Liège en 1993) ; «J’avais 20 ans en 45» (750.000 visiteurs sur un an à Bruxelles de 1994 à 1995) ; «Made in Belgium» (375.000 visiteurs sur un an à Bruxelles de 2005 à 2006) ; «Léonard de Vinci, le génie européen» (350.000 visiteurs en 9 mois à Bruxelles de 2007 à 2008) et la dernière «SOS Planet » (225.000 visiteurs en 16 moins de 2010 à 2012). Palmarès époustouflant donc qui ne laisse aucun doute sur la qualité du travail accompli par ces spécialistes en expositions à caractère non seulement historique mais également éducative et pédagogique et aussi récréatives.

La visite du chantier

Il y a quelques jours, la presse a été invitée à visiter le chantier de l’exposition à un mois de l’ouverture. Sous la conduite explicative et judicieusement pédagogique de son concepteur, le sympathique Jacques Broun, déjà bien connu dans le domaine, nous retournons dès l’entrée, 60 ans en arrière.

Un mur gris mais habilement graffé nous invite à suivre ses méandres. C’est un mur sur lequel nous lisons (comme les dazibaos qui ont fleuri tout au long de la Révolution culturelle en Chine dans les années 60) : «Ich Bin eine Berliner, Viva la révolution, A travail égal salaire égal, Waalen buiten !, Salut les copains,All we need is love, … » et bien d’autres slogans, revendications, mots de colère ou d’amour que l’on a vu sur nos murs lors de la décennie 60.

Ce mur, comme le confie Jacques Broun est : «Comme une unité graphique, scénographique, une sorte de fil rouge qui nous guide pendant les années 60. Nous n’avons pas voulu dresser un inventaire exhaustif et barbant des années 60 mais faire découvrir que les Golden Sixties, c’était aussi et avant tout la décennie des révolutions. Quelles soient politiques, culturelles, scientifiques, technologique, économiques. C’est, un tournant important du 20ème siècle qui a révolutionné le monde et pas seulement chez nous, mais sur tous les continents. Cela a été une ère de foisonnement, d’effervescence et d’ébullition qui s’est traduit par un profond changement du comportement des hommes. Un véritable souffle révolutionnaire… Des peuples ont accédé à la liberté, qu'ils l'aient ensuite exploitée avec bonheur ou non. Et quand on parle de combats politiques, certains n’ont pas n'ont toujours abouti». »

Une exposition qui se veut universelle et pour tous.

«J’avais 20 ans en 60» est en quelque sorte la suite logique d’une autre exposition « J’avais 20 ans en 45 ». Comme l’explique René Schyns le commissaire général : « Pour la première exposition « J’avais 20 ans en 45 a permis aux petits-enfants accompagnant grand-père qui avait connu la guerre de se rendre compte de ce qu’était cette période. Si « J’avais 20 ans en 60 s’adresse aussi évidemment aux nostalgique qui ont connu cette période magique elle s’adresse à tout le monde, Francophones et Néerlandophones, Belges et étrangers, parce que les Golden Sixties portaient les germes de toutes les mutations de la société telles qu'on les vit aujourd'hui, jour après jour. Et que ces mutations concernent n'importe quelle génération, n'importe quelle nationalité.»

Concernant la révolution politique, l’exposition évoque l’échiquier mondial qui a été bouleversé, le rapport de force entre pays, la partition de l’Allemagne, la guerre du Vietnam, le printemps de Prague, la guerre d’Algérie, la décolonisation en Afrique, la guerre en Irlande du Nord (murs de Berlin, le rideau de bambou en Asie, les murs de Belfast) ; la guerre des 6 jours, la grande grève de 60-61 chez nous etc…
Autre point charnière de l’exposition : la révolution des mœurs et de la culture qui balaye certaines valeurs traditionnelles, elle évoque également la morale rétrograde et les conventions artistiques d’un monde figé et conformiste ; la contraception, l’égalité entre les sexes, la révolution hippie, le temps des Yéyés, le Pop art et la pop music…
Elle fera enfin revivre la révolution technologique et économique qui engendrera la société de consommation pour une nouvelle génération avide de cueillir les fruits de la croissance ; l’essor de la télévision, le cinéma populaire et aussi nouvelle vague, le sport professionnel etc…

Sur un parcours de près d’un kilomètre

A première vue, si vous visitez l’exposition, vous en aurez pour une bonne heure si vous souhaitez la voir sans approfondir (mais je doute que cela soit suffisant).

En tout cas deux heures, ce serait une bonne estimation si vous souhaitez vraiment, sur le kilomètres de parcours que l’exposition propose, vous imprégner des « Golden sixties ». Pour les puristes et les pointus, il y a moyen d’y passer une bonne demi-journée ou d’y revenir plusieurs fois.
Mais qu’y découvrira-ton ? En vrac et sans aucun ordre chronologique, « J’avais 20 ans en 60 » vous propose de revivre la NASA sur la Lune, Jimmy Hendrix et Woodstock, Mao et son livre rouge, Mary Quant et sa mini-jupe, le rêve de Martin Luther King , Le Che, Mai 68 à Paris, Jean XXIII, l’assassinat de J. F Kennedy…

Des décors y ont été reconstitué comme par exemple et entre autres : le mur de Berlin avec les trous par lesquels les Berlinois se regardaient ou parfois s’échangeaient des messages, la zone d’alunissage avec le LEM (Luna Excursion Module), le dépôt de livre de Dallas, d’où Lee Harvey Oswald est supposé avoir tiré sur Kennedy, les barricades de Mai 68, l’atelier new-yorkais d’Andy Warhol avec la série complète des Marilyn Monroe, vous vous retrouverez sur la terrasse de chez Sénéquier à St Tropez, et vous passerez aussi dans une reconstitution plus vraie que nature du fameux « Hôtel du Globe » qui fut le théâtre d’une des plus hilarantes scène entre Bourvil et de Funès dans « La grande vadrouilles » etc, etc…

Ce sont aussi des témoignages d’intellectuels qui ont soutenu les mouvements de contestation comme notamment Jean-Paul Sartre, Marguerite Duras, Soljenitsyne, Ionesco. Une place importante y est aussi consacrée aux chansons protestataires de l’époque avec Bob Dylan, Joan Baez, John Lennon, mais aussi plus populaires comme Brel, Dutronc, Adamo, Clo-Clo etc…
« J’avais 20 ans en 60 », ce sont aussi plus de 300 objets et photos diverses provenant de collections privées, de musées, d’institutions diverses et entre autres : un morceau du mur de Berlin, une roche de lune, des manuscrits de Kennedy, un combi VW hippie, le petit livre rouge de Mao signé par l’auteur, la Harley Davidson utilisée par BB pour la chanson de Gainsbourg, un maillot jaune d’Eddy Merckx, le pistolet en or de James Bond, des guitares de Jimmy Hendrix et John Lennon etc….

Inauguration royale

Ce n’est donc pas pour rien que «J’avais 20 ans en 60» a vu sa présidence d’honneur acceptée par Herman Van Rompuy président du Conseil européen.
Ce n’est pas pour rien si, l’inauguration qui aura lieu le 14 juin, se fera en présence du Roi et de la Reine, le public étant lui admis à visiter l’exposition à parti du 16 juin.

«J’avais 20 ans en 60» est un excellent exemple de ce que l’on peut faire en province de Liège en matière d’exposition nationale et internationale et pourrait probablement renforcer l’adhésion de plusieurs visiteurs étrangers qui devraient prendre une décision fin de cette année afin de désigner la ville pour l’exposition internationale de 2017. On y croit…

Renseignement pratiques :

Jours et heures d’ouverture
Dates : 16 juin 2012 > 28 avril 2013.
Ouvert tous les jours.
Ouvert le dimanche et jours fériés, de 10h à 19h.
(Billetterie jusqu’à 17h30).
Fermé les 24, 25 et 31 décembre 2012 et le 1er janvier 2013.
Nocturne chaque 1er vendredi du mois jusqu’à 22h.
(Billetterie fermée à 20h30).
Tarifs
• Adulte : 11,00€
• 7 à 18 ans : 8,00€
• Senior (+60 ans) : 10,00€
• Groupes (min. 15 pers.) : 8,00€ (sur réservation)
• 0 à 6 ans : gratuit
• Article 27 : 2,50€
Audioguides multilingues compris pour tous les visiteurs au-delà de 10 ans.

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D’autres précisions sur « J’avais 20 ans en 60 » sont aussi disponibles sur le site :www.expo-goldensixties.be





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