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Société

Mis en ligne le 05/10/2011

Prix Théroigne de Méricourt 2011


Ce prix récompense, comme chaque année depuis 2004, une femme wallonne d'exception. Les candidatures sont à envoyer pour le 31 octobre prochain.


L’attribution du prix Théroigne de Méricourt qui célèbre une personnalité féminine soit résidant soit active en Wallonie pour faire triompher le droit des femmes et l'égalité des genres et pour favoriser l'autonomie d'autres femmes. Parrainé par des mécènes, il consiste en une œuvre réalisée par une artiste de Wallonie.
Le prix a été créé en 2004 et est traditionnellement remis autour du 11 novembre, date symbolique de la Journée des Femmes en Belgique. La lauréate est une femme dont l’engagement personnel ou professionnel porte sur un ou plusieurs critères:
- la lutte pour faire triompher le droit des femmes et l’égalité des genres ;
- l’action en faveur de l’autonomie d’autres femmes ;
- la création d’emplois (et notamment pour d’autres femmes) ;
- la lutte pour une meilleure conciliation vie privée, vie professionnelle ;
- un travail dans un domaine traditionnellement très masculin ;
- la recherche liée à la cause de l’égalité Femmes/Hommes.
La lauréate est choisie parmi les femmes (ou les associations) présentées par des individus ou des associations. N'hésitez donc pas à envoyer à Synergie Wallonie vos propositions de candidates, indiquant pourquoi elles méritent de recevoir le prix ainsi qu'un bref curriculum vitae. Les propositions sont à envoyer avant le 31 octobre 2011.

C’est le je jeudi 10 novembre 2011, que l'asbl Synergie Wallonie pour l'Égalité entre les femmes et les hommes remettra le prix Théroigne de Méricourt.

Pour plus d'informations et pour envoyer les propositions de candidature:
Synergie Wallonie pour l’Egalité entre les Femmes et les Hommes asbl
13, rue Grégoire Soupart – 6200 Châtelet - Tél.: 0489 58 21 34
- Courriel: info.synergiewallonie@gmail.com
- Blog: synergie-wallonie.over-blog.org


Prix Théroigne de Méricourt, les lauréates depuis 2004

- Prix 2004: lauréate : Mme Charlotte Hauglustaine, syndicaliste pour son combat pour l’égalité salariale avec les femmes grévistes de la FN en 1966 ;
- Prix 2005: lauréate : Société R’NET, entreprise d’économie sociale dans le domaine du nettoyage ;
- Prix 2006: lauréate : Mme Reine Marcelis, Directrice d’un centre d’accueil pour enfants Directrice du Centre coordonné de l’enfance à Châtelet, qui au travers de ses activités professionnelles, aide les femmes de la région de Charleroi à trouver de l’emploi tout en conciliant vie familiale et professionnelle.
- Prix 2007: lauréate : Mme Anne Bourguignont, procureur du Roi honoraire dont les actions entreprises dans le cadre des violences conjugales au sein du couple a été déterminante dans son implication au sein de l’asbl Praxis ;
- Prix 2008: lauréates: les enseignantes et les amies de Sadia Sheikh, une jeune fille assassinée par son frère pour avoir refusé un mariage forcé.
- Prix 2009: lauréate: Karima pour son livre "Insoumise et dévoilée » et pour son action entreprise dans l’asbl qu’elle a créée et qui lutte pour que cessent les violences faites aux femmes et les mariages forcés ;
- Pris 2010: lauréate: Annie Cornet, professeur à l'ULg, pour son action en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes, notamment par ses recherches portant sur le genre et la gestion mais aussi par son engagement, tant au niveau régional, qu'international, pour la cause des femmes.

Un peu d’histoire…

Anne-Josèphe Terwagne, naît à La Roche en 1762. Ardennaise ardente, démocrate militant pour la liberté, la justice et l'égalité des droits entre les femmes et les hommes, elle s’engagea dans la Révolution française. Elle francisera son nom en Théroigne. Plus tard, la presse royaliste dont elle fut la cible, lui attribuera le nom de Théroigne de Méricourt. Elle est considérée comme un des personnages féminins célèbres de la Révolution. La presse royaliste l’accusera d’avoir voulu assassiner Marie-Antoinette lors des Journées d’Octobre auxquelles elle n’avait pas pris part. Poursuivie pour un crime qu’elle n’avait pas commis, elle reviendra en Belgique mais sera enlevée par des aristocrates en exil qui la livreront à la justice autrichienne. L’empereur Léopold II, dont elle est sujette, reconnaît son innocence et la fait libérer.
En 1790, elle fonde la « Société des Amis de la Loi » dont le but est d’informer le peuple des travaux de l’Assemblée.
De retour à Paris, elle s’engage aux côtés de la Gironde et tente en vain de lever des légions d’Amazones pour combattre les monarchies européennes.
Elle réclame notamment l’égalité civile et politique pour les femmes. « Il est temps que les femmes sortent de leur honteuse nullité où l’ignorance, l’orgueil et l’injustice des hommes nous tiennent asservies depuis longtemps… »
Durant l’année 1792, ses anciens amis cessent de la soutenir et elle se voit refuser le droit de prendre la parole devant l’Assemblée qui la ridiculise.
En 1794, un de ses frères demande sa mise sous tutelle pour cause de folie, à la fois pour la protéger de l’échafaud et pour servir ses propres intérêts financiers. Elle passera vingt-trois années à la Maison des folles de la Salpetrière et y mourra en 1817.