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Société

Mis en ligne le 28/09/2011

Pas d'Europe pour les pauvres! Alors qu'est-ce qu'on en fait ?


La Cour de Justice de l'Union a donné raison à 6 Etats membres (Allemagne, Royaume-Uni, Pays Bas, Suède, Danemark et République tchèque) qui contestaient la légalité du Programme Européen d'Aide Alimentaire aux plus Démunis. Par conséquent, la Commission a dû réduire le budget de ce programme de 500 à 113 millions d'euros avec toutes les conséquences catastrophiques que cette décision implique pour les personnes en situation de pauvreté.

C'est avant tout une question de volonté politique. Et la volonté politique pour aider les plus démunis, c'est au Parlement européen et notamment au groupe socialiste, qui n'a eu de cesse ces dernières semaines d'enfoncer le clou, qu'elle s'est exprimée jusqu'à présent : de nombreuses interpellations des commissaires, une résolution, un amendement au budget 2012 et bientôt dans un rapport sur la plate-forme européenne contre la pauvreté, toujours pour demander qu'une solution soit trouvée de toute urgence.

Pour Frédéric Daerden, Eurodéputé en charge de l'écriture de ce rapport, "A l'heure où la stratégie UE2020 se donne pour objectif de réduire le nombre de pauvres de 20 millions, il serait hypocrite et scandaleux que les Etats membres continuent à refuser les solutions qui lui sont proposées par la Commission et tournent le dos une fois de plus au projet d'une Europe solidaire. Ce programme peut être financé, que ce soit via les politiques agricoles ou sociales de l'Union."

"On ne peut accepter que 6 pays décident d'affamer des millions d'Européens. Si aucun dispositif transitoire de financement n'est décidé par les Etats membres, c'est une véritable catastrophe humanitaire qui pointe à l'horizon 2012. L'Europe doit prendre ses responsabilités, sans quoi elle se rendra complice de non-assistance à personnes en danger," pour le membre de la commission de l'Agriculture, Marc Tarabella.

"L'Union européenne s'est fondée sur des valeurs de solidarité entre les pays et les peuples européens. Cette affaire est un nouvel exemple du repli sur soi en Europe, alors que les financements nécessaires à la continuité du programme existent," s'est exclamée Véronique De Keyser

L'hiver est proche, l'urgence est à nos portes. L'Europe doit trouver une solution si elle veut conserver la confiance de ses citoyens !

Et surtout si elle ne veut pas connaître un "printemps européen" comme celui que l'on a connu cette année sous le nom de "Printemps arabe" et qui n'est d'ailleurs pas terminé...





Ga.L