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En Ville

Mis en ligne le 23/11/2005

Ce qui s'est dit au conseil communal du 21 novembre


C’est dans un froid de canard et avec une sonorisation incertaine que nous avons suivi, ce lundi 21 novembre, de 18 h 30 à 22h, la séance du Conseil communal. C'était dans la salle des pas perdus de la Violette, un endroit qui ne convient pas vraiment en hiver...
Dès l’ouverture de séance, le bourgmestre a rendu, en présence des membres de la famille, un hommage appuyé à Marcel Yerna, un ancien conseiller provincial et communal, qui âgé de 85 ans est décédé il y a quelques mois.

Interpellations

La séance a ensuite démarré par deux interpellations. La première, du conseiller communal Ecolo Alain Leens, concernait la politique de la ville envers les clubs sportifs. Il y faisait notamment référence à la problématique du Standard qui n’accepte pas 25.000 euros de subsides qu’il considère comme une aumône (voir notre article du 29 octobre Tchantchès et Nanèsse) et souhaitait savoir quel était la suite de cette affaire et si la convention avec Liège Basket Club avait été reconduite pour 2006. Alain Leens a également demandé un débat sur la politique de la Ville vis-à-vis des clubs sportifs professionnels.
Philippe Monfils, conseiller MR a interpellé Nicole Struvay, échevine de l’Etat Civil et de la Population sur la problématique des « mariages blancs » et souhaitait savoir, entre autres, le nombre de mariages blancs déjoués, si l’administration ou l’échevine a sursis à la célébration de mariage, l’issue de ces célébrations reportées après enquête de la police et aussi si les fonctionnaires étaient formés pour déceler les indices de présomptions de mariage blanc. Il a également demandé à Nicole Struvay s’il n’y avait pas lieu de réfléchir à la mise en place d’une cellule spécialisée, d’aide aux victimes de ces « mariages blancs ».

Les réponses

Si nous avons pu comprendre l’entièreté de ces interpellations parce que nous avions le texte sous les yeux, il n’en a pas été de même des réponses formulées, tant la sonorisation était mauvaise.
Ce que nous avons quand même retenu de la réponse du bourgmestre à Alain Leens, c’est que l’accord entre la Ville et le Standard sera rediscuté lors du Conseil communal « spécial budget » de décembre et aussi qu’une éventuelle reconduction avec Liège-Basket ferait aussi partie du même conseil communal.
Même cas de figure pour la réponse de Nicole Struvay. Nous avons pu comprendre qu’en 2004, quelques 901 demandes de mariages avaient été formulées, que 330 avaient été célébrés normalement, que 45 couples ont annulé leur mariage et que 10 ont n’ont pu être célébrés pour raison de justice. Nicole Struvay a également rappelé que les fonctionnaires de l’Etat Civil n’étaient pas formés pour faire un travail d’enquêteur et que s’il y avait des indices de « mariage blanc », ils en informaient bien évidemment la justice.

Il n’y aura pas de 1984 à Liège

Qu’on se rassure, Liège ne sera pas comme l’a décrit Georges Orwell dans son fameux « 1984 », une cité où « Big Brother » régentera votre vie. C’est en tout cas ce qu’il ressort, et il n’y a pas de raison de ne pas les croire, des explications données par le bourgmestre et le commissaire en chef Christian Beaupère à propos de la poursuite de l’installation de nouvelles caméras de surveillance sur le territoire de la Ville.
Nous vous en avons déjà longuement parlé et lundi soir, si ce sujet a été abordé c’est parce que le conseil communal devait voter le point 9 de l’ordre du jour concernant « la passation d’un marché par procédure négociée…en vue de l’extension du réseau de caméras de surveillance en voirie… »
En fait il s’agit pour la ville de continuer ce qui a été décidé en février de cette année à savoir, de poursuivre le quadrillage de la ville (points chauds au niveau de la circulation et de la sécurité publique). En effet, avant cette date, étaient déjà en activité 8 caméra du TEC et 6 camera de police. L’accord de février portait sur 16 caméras complémentaires, le vote de ce lundi devant permettre de passer aux phases 3 (ajout de 45 cameras) et 4 (34 caméras) ainsi que la finalité du raccordement de toutes ces caméras en circuit fermé par fibre optique avec raccordement à l’Hôtel de police et à certains commissariats (Hôtel de Ville et Outremeuse). Par ailleurs, l’installation permettra, en plus d’une visualisation optimum, une nouvelle liaison, téléphonique et bureautique entre tous les commissariats.
Cette présentation a suscité un petit débat suite notamment aux craintes d’Ecolo qui par son chef de groupe Benoît Labaye, a fait savoir qu’il ne voyait pas tout ça d’un très bon œil et qu’il avait aussi des craintes que l’on n’utilise ce système à d’autres fins. Alors que son discours était totalement contre le procédé, le groupe Ecolo a préféré s’abstenir. De leur côté, les groupes PS, cdH et MR ont voté pour, après les explications du bourgmestre et de Christian Beaupère.
Willy Demeyer a rappelé qu’il existait, afin de garantir à chacun, la protection de sa vie privée, une « Commission caméra » où se trouvent les représentants de chaque groupe politique du conseil communal et de son côté Christian Beaupère a rappelé que l’utilisation de ces caméra à d’autres fins que celles de visualiser la circulation, les éventuelles manifestations de toutes natures sur la voie publique, ne pouvait se faire qu’avec l’accord du parquet et d’un magistrat instructeur. Par ailleurs, les images ne peuvent être gardées en mémoire plus de 72 heures.
Il est bien évident que si, un crime ou un délit était sur le point d’être commis ou était commis devant une caméra, celle-ci se révélerait un outil des plus utiles pour intervenir dans les meilleurs délais. Par ailleurs, le commissaire en chef a rappelé que toutes les personnes en poste devant ces caméras de surveillance étaient assermentées et soumises au secret professionnel. Il a aussi insisté sur le fait que, lors d’un balayage de caméra, lorsque l’objectif rencontrait un bâtiment privé, une sécurité empêchait de voir ce qui s’y passait.
Nous pensons pour notre part que l’installation de ce système de vidéo surveillance ne fera que renforcer le sentiment de sécurité en ville, ce qui est souhaité par plus de 90 % de la population et qu’en outre, comme l’a aussi rappelé le commissaire en chef, cela ne fera pas diminuer le nombre de policiers en ville.
Alors, pas de panique, si vous n’avez rien à vous reprocher, même si vous vous promenez avec une « illégitime », souriez, vous serez filmés puis oubliés. Et tant pis pour celles et ceux qui se voient déjà dans un film des frères Dardenne…

L’hôtel 5 étoiles

Autre sujet de débat, de la part d’Ecolo et du MR, celui de la vente, par la Ville de Liège, de l’hôtel des Comtes de Méan pour la somme de 300.000 euros en réméré aux promoteurs souhaitant y construire un hôtel 5 étoiles (voir Proxi-Liège du 9 novembre). Une vente en réméré permet à celui qui vend de récupérer son bien au prix reçu si les clauses de l’acte de vente n’ont pas été respectées dans un certain délai. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit d’un délai de 5 ans.
C’est ainsi que Raphaël Miklatzki (MR) et Madeleine Mairlot (Ecolo) s’inquiètent du prix de vente peu élevé pour l’hôtel des Comtes de Méan alors que l’hôtel de Sélys Longchamps, appartenant à un privé a été vendu 3 millions d’euros au même promoteur. Pour les deux conseillers de l’opposition il s’agit d’un bradage. Pas du tout répond Willy Demeyer expliquant que ces 300.000 euros représentent l’estimation du Comité d’acquisition alors même que les investisseurs en proposaient 228.000 euros. De son côté, Michel Firket a rappelé que ce projet, pour lesquels les garanties les plus sérieuses sont été données, représente un investissement de 25 millions d’euros et aussi la création de 100 emplois directs pour Liège et le quartier.
Madeleine Mairlot a également demandé que les services archéologiques puissent effectuer des fouilles au pied de la muraille notgérienne avant toute construction. Espérons que cela ne constituera pas un nouveau casse-tête à la liégeoise. Ce serait dommage de rater le coche une fois de plus.

Une rentrée scolaire plutôt bonne en général

Nous terminerons ce compte rendu du Conseil communal en parlant de l’enseignement communal liégeois. En effet, l’échevin de l’Instruction publique, Jules Jasselette a donné les chiffres de la rentrée scolaire pour l’année 2005-206, tous niveaux confondus. Dans l’ensemble il s’agit d’une bonne rentrée puisque, par rapport aux chiffres de l’an dernier, on constate une augmentation de 648 élèves-étudiants pour un total de 25.540
Tous les types d’enseignements (excepté le fondamental qui enregistre, probablement suite à une courbe sensible de la démographie une perte de 161 élèves) sont en boni. L’augmentation la plus spectaculaire se situe dans l’enseignement de promotion sociale ou l’augmentation est de 632 unités. Dans le secondaire elle est de 110 et de 67 dans le supérieur.
Parmi les succès nous noterons entre autres : la 4ème armurerie avec 33 inscrits et la (ème bijouterie avec 29 inscrits au Centre Léon Mignon ; la création, à l’ICADI, d’une 6 ème professionnelle assistant aux métiers de la publicité ; deux fois plus d’élèves dans la section 7 P traiteurs -organisateurs de banquets et réceptions à l’Ecole d’Hôtellerie et de Tourisme ; progression du régendat en mathématique qui compte maintenant plus de 30 étudiants pour les 3 années ; 30 inscriptions au cours de chinois à l’ILM ; 27 inscrits dans la nouvelle section « sciences informatiques » à l’ ECCSA et regain pour la section soudage de l’ICTIA qui a attiré de nouveaux étudiants, 35 dont 10 dans la filière en alternance.





Gaston Lecocq