• Visiteur(s) en ligne : 3
  • |
  • Visiteurs total : 3172518

Bouquins

Mis en ligne le 22/11/2005

Beau coup de pub pour le « Petit Futé », il va et il vient…mais on le retient

Décidément, Liège est bien une ville belge. Côté surréaliste s’entend. En effet, rappelez-vous, la semaine dernière nous vous parlions de la sortie de l’édition 2006 du City Guide du «Petit Futé » consacré à Liège. Un guide sur la Cité ardente qui n’était plus paru depuis 4 ans et qui cette année est dû, pour les textes rédactionnels uniquement, à la plume aigre douce mais précise, de notre consoeur Régine Kerzmann. Un guide qui soit dit en passant est bien fait et qui ne peut inciter les touriste à faire le détour vers une ville, métropole en fait, où il se passe toujours quelque chose…et qui, rappelons-le est préfacé par le bourgmestre Willy Demeyer et l’échevin du Tourisme, de l’Urbanisme du Cadre de Vie et de l’Environnement, Michel Firket. Ce dernier d’ailleurs, comme d’autres personnalités liégeoises, avait fait le déplacement pour fêter l’arrivée de cet outil de promotion de la Cité ardente, lors d’un cocktail donné à Bierset Airport. Par ailleurs, dès le jeudi 17 novembre, le guide était mis en vente à la Maisons du Tourisme du Pays de Liège place Saint-Lambert et à l’Office du Tourisme de la Ville de Liège, en Feronstrée. Et dès le 28 novembre, le « Petit Futé » sera disponible dans toutes les librairies.

Lundi : plus de « Petit Futé »

Mais voilà, dès lundi, nous apprenions que le « Petit futé » édition Liége ne se trouvait déjà plus en vente ni place Saint-Lambert, ni en Feronstrée. Rupture de stock en trois jours. Quel succès ? Mais non, la vérité était différente. En effet, après vérification faite le même jour après-midi, on nous y expliquait qu’il avait été retiré de la vente, mais que les personnes chargées de cette vente n’étaient pas habilitées à nous dire pourquoi. Liège est une ville où l’on aime faire des mystères. Nous avons le même jour cherché à joindre l’échevin du Tourisme où son chef de cabinet Jean-Marie Verdière pour savoir où se situait le problème mais sans succès.
Le même jour, donc, ce lundi 21 novembre, en soirée, à l’occasion du Conseil communal, nous avons demandé à Willy Demeyer s’il était au courant du retrait du « Petit Futé ». Le bourgmestre a été visiblement surpris : « Non, je ne suis au courant de rien, mais pourquoi ? Ce guide est bien fait… » Enfin, nous demandons la même chose à Michel Firket. Surprise, stupeur, « Non je ne suis pas au courant, pourtant je n’avais rien remarqué d’anormal dans le guide… » J’insiste gentiment, je veux savoir au moins avant la fin du Conseil communal, en espérant qu’un scénario à la «Francorchamps » (où tout le monde sait en disant qu’il ne sait rien…) ne se reproduise.
Ouf, quelques minute plus tard, Michel Firket revient vers le banc de la presse : « C’est un malentendu, je viens de me renseigner, il n’y a rien qui justifie le retrait du « Petit Futé », je trouve même qu’elle est gentille…Et dès mardi, il sera remis en vente à l’Office du Tourisme et à la Maison du Tourisme… » C’est parfait, Liège n’est pas une ville de censure, quand même !!! Oui mais alors, où est la faille ?

Des explications

Ce mardi, en fin d’après-midi, Jean-Marie Verdière, le chef de cabinet de Michel Firket nous a téléphoné pour nous expliquer :
« Des membres du personnel de la Maison du Tourisme et de l’Office du Tourisme m’ont signalé que certains articles figurant dans le guide n’étaient pas très positif pour la ville. Notamment parce qu’on y parle de procès verbaux collés aux touristes ou encore d’une fusillade l’an dernier dans le «Carré ». (Effectivement Régine Kerzmann en parle mais sans en faire un fromage et puis c’est aussi la vérité NDLR). Ne voulant pas qu’on mette en vente un guide qui dénigre la ville et qui serait évidemment contraire à la mission que nous nous sommes fixés, j’ai demandé qu’on retire le guide pour que je puisse en lire un complètement. C’est ce que j’ai fait et ce matin, j’ai décidé qu’on pouvait remettre les « Petits Futés » en vente. Je n'ai jamais vooulu jouer au censeur, mais il n’y avait pas de quoi fouetter un chat»
Un renard futé encore moins, mais on l’a quand même fait et ce n’est pas la presse qui a « encore » exagéré.
Tout est bien qui fini bien, du moins on l’espère, mais dans tous les cas, quel coup de pub pour le « Petit Futé » 2006, édition Liège.
Quand on vous dit qu’il se passe toujours quelque chose en Cité ardente…on n’invente rien. Et puis, dans le cadre de l’année « De Saint-Lambert…au Pays de Liège », un petit coup d’imprimatur…ça fait très époque.






Gaston Lecocq