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Santé

Mis en ligne le 23/11/2010

Cita des Ailes


Avec le service de pédiatrie du CHR de la Citadelle, permettez à des enfants malades chroniques de découvrir le parachutisme à Spa, du 11 au 15 juillet 2011. Et c’est maintenant qu’ils ont besoin de vous…















Depuis l’ouverture, il y a 25 ans, de son service de pédiatrie, le CHR a toujours voulu améliorer les conditions de vie des enfants à l’hôpital. Aujourd’hui, le service universitaire de pédiatrie du CHR de la Citadelle compte parmi les plus importants de Belgique.

L’humanisation des soins en Pédiatrie au CHR de la Citadelle


L’hospitalisation est une expérience éprouvante pour l’enfant. Jointe à la maladie, elle constitue pour lui une situation de crise.
Les difficultés principales de l’hospitalisation sont, pour l’enfant : la séparation, la perte de contrôle et l’atteinte corporelle. Les réactions de l’enfant face à ces difficultés dépendent de plusieurs facteurs : son âge ; ses expériences antérieures ; la cause de son hospitalisation ; le cadre de l’hospitalisation.
Le service pédiatrique du CHR de la Citadelle entend permettre à l’enfant hospitalisé de continuer à s’épanouir et à garder ses acquis. L’hospitalisation ne doit être, pour lui, qu’une étape de la vie, une expérience supplémentaire, «une opportunité pour grandir».
Depuis l’ouverture de la Pédiatrie au CHR de la Citadelle, plusieurs initiatives ont vu le jour, elles tendent à appliquer les différents points de la Charte des Enfants Hospitalisés à laquelle a souscrit le CHR de la Citadelle.
L’enfant n’est pas simplement un corps soigné parmi d’autres mais une personne reconnue à part entière, une personne qui pense, qui ressent, qui parle, bref qui vit et dont la maladie n’est qu’un aspect… Le CHR de la Citadelle souhaite, dans services de pédiatrie, permettre à l’enfant malade de continuer à s’épanouir et à garder ses acquis.
Parmi les différentes actions d’humanisation du séjour hospitalier de l’enfant, on peut évoquer, sans être exhaustif, l’école à l’hôpital, les Citaclowns, Un Chien pour un Sourire, la récente plaine de jeux, l’organisation de manifestations comme le cortège carnavalesque, la chasse aux œufs de Pâques, la venue de Saint-Nicolas ou de Père Noël mais aussi la présence des Papys et Mamys Câlins, de l’association Aide aux Enfants Cancéreux (AEC) ou du Mécénat Diabète.

Si t’as des ailes : pour réaliser leurs rêves avec vous

Toute ces actions sont encadrées et coordonnées par l’asbl Si t’as des Ailes.
But de l’événement : le but principal est faire participer des enfants malades de manière chronique à un sport de l’extrême, à savoir le parachutisme en réalisant un saut en parachute en tandem.
Un second but connexe est, le cas échéant, de récolter des fonds pour l’asbl «Si t’as des ailes» qui encadre les différents projets d’humanisation des soins dans le service de pédiatrie du CHR de la Citadelle.

Quand ? Du 11 au 15 juillet 2011 à l’aérodrome de Spa - La Sauvenière. Une semaine entière est dédiée au projet car nous connaissons tous la météorologie capricieuse de notre pays et nous voulons donner un maximum de chance à cet événement.

Qui ? Les enfants souffrant de pathologies chroniques et qui viendront, pour la plupart, de la de Liège, de Verviers et de Spa. Le CHR de la Citadelle via ses asbl et ses médecins centralisera cette partie de l’activité.

Comment ? En tandem, avec la précieuse collaboration du centre de parachutisme de Spa, (Skydive Center Spa) qui met à disposition son expertise, ses avions, ses Master-tandems professionnels pour réaliser ces sauts dans des conditions de sécurité optimales.

Autres activités aéronautiques : d’autres activités aéronautiques seront prévues durant cette semaine de fêtes. Celle-ci sont accessibles à tous sur le même principe : des participants payants couvriront en partie les frais pour faire participer des enfants malades qui pour motif médical ou choix personnel ne pourront ou ne voudront pas sauter en parachute.
Autres activités périphériques: un saut, depuis la préparation jusqu’à l’atterrissage, dure ± 40 minutes, il s’agit donc d’occuper les enfants avant et après leur initiation au parachutisme.
De nombreuses activités ludiques et/ou éducatives seront organisées autour de l’événement pour remplir la journée.
Elles seront gratuites pour tous les enfants. On peut d’ores et déjà évoquer, entre autres :
- l’ASBL «un chien pour un sourire» (sensibilisation aux relations avec les chiens) - l’ASBL «Mamys et Papys câlins» - Les personnages de Star Wars feront des apparitions - Les pompiers : sensibilisation et prévention- …

Plus d’infos et de détails surwww.cita-des-ailes.be
C’est le moment des cadeaux : St Nicolas, Noël, Nouvel ans…et si vous les réserviez pour juillet, pour les enfants de «Cita des ailes»

La Pédiatrie du CHR de la Citadelle : pour en savoir plus

Le Service pédiatrique universitaire du CHR de la Citadelle, c’est, par année : 6000 enfants hospitalisés, dont 5% en soins intensifs ; 3700 passages en hôpital de jour ; 12.000 patients aux urgences pédiatriques ; 20.600 consultations en polyclinique.
La Pédiatrie du CHR de la Citadelle comprend : la salle 39 : (6 lits) unité de réanimation intensive ; la salle 40 (25 lits) qui abrite la néonatalogie intensive avec le NIC (Neonatal Intensive Care) et non intensive (N*) ; la salle 50 (9 lits) l’hôpital de jour ; la salle 51 (30 lits) est plus particulièrement réservée aux enfants présentant une pathologie infectieuse ou pulmonaire ; la salle 57 (30 lits) est un service ‘propre’ réservé à l’hémato-oncologie, à la chirurgie (orthopédique, urologique, ophtalmologique, cardiaque...) et à l’endocrinologie (diabétologie). La salle est équipée pour accueillir des enfants d’âges différents (salle de jeux, local pour adolescents, local d’éducation) ; la salle 59 (30 lits) qui relève de la neuropédiatrie, de la pédopsychiatrie et de l’étude du sommeil ; les urgences pédiatriques ; l’imagerie médicale pédiatrique ; le CIMC : centre pour infirmes moteurs cérébraux ; un suivi des patients à domicile pour les pathologies chroniques et l’oncologie (soins thérapeutiques, éducatifs et palliatifs).

La qualité des soins

Une équipe médicale regroupant plus de 30 pédiatres spécialisés dans les différentes disciplines pédiatriques assure les soins en permanence. Celle-ci travaille en pluridisciplinarité avec un personnel important regroupant des infirmiers, psychologues, psychomotriciens, éducateurs, assistants sociaux, logopèdes, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, diététiciens,...
Des groupes de travail réévaluent régulièrement différentes questions, par exemple: d’hygiène hospitalière qui reprend des objectifs de l’hygiène hospitalière au CHR ainsi que les stratégies de prévention et de lutte contre les infections ; des procédures de soins reprenant toutes les techniques de soins, leur préparation et le matériel nécessaire ; d’examens reprenant toutes les précautions et la préparation des divers examens ou interventions ; du programme d’éducation du patient reprenant les outils didactiques, les brochures d’informations et les programmes d’autonomie structurés ; des groupes de parole mixtes (parents - professionnels) tels l’Aide au Deuil Périnatal (ADP) ou le Groupe d’Aide aux Parents Endeuillés (GAPE).
Site Internet du CHR La Citadelle :www.chrcitadelle.be

Parachutisme : modeste souvenirs d’une expérience… il y a 25 ans.

(Les photos ci-dessous sont d’Emile Destiné)
Lorsque l’avion quitte la piste et qu’engoncé dans votre équipement vous voyez déjà le sommet des sapins, vous ne pensez plus qu’à tout ce qu’on vient de vous inculquer pour réussir votre premier saut en parachute. Vous analysez point par point tout ce qu’il faut faire et ne pas faire pour que cette journée soit unique. Un quart d’heure plus tard, à 600 mètres, vous êtes à la verticale de la «drop zone» (zone de largage), l’avion coupe son moteur et vous êtes assis en travers de la porte du Cessna, les jambes dans le vide.

En-dessous, le fabuleux décor des forêts de Spa, la piste du Royal Aéro Para Club de Spa (appellation de l’époque), la trouée de l’ancien hippodrome de Malchamps, la fagne de la Sauvenière. Et puis, d’un seul coup, répondant au «go» du moniteur, vous sautez dans le vide. Vous n’y êtes pas obligé. Mais quand on a décidé de faire le grand saut… Il n’y a pas de place pour la peur (c’est pour beaucoup plus tard). Juste l’envie de bien faire et de voler comme l’oiseau. A l’époque on sautait avec un parachute à ouverture automatique, la voile s’ouvrait sans votre participation. Quant à l’atterrissage, s’il était un peu rude, il suffisait de vous rappeler comment faire le roulé-boulé et ça y était. C’était le 14 juin 1986 à l’occasion d’un reportage pour «La Meuse». J’avais 40 ans.

Mais le parachutisme, une fois qu’on l’a essayé : soit on ne remet jamais plus les pieds dans un avion, soit on a le virus et l’on en redemande. Ce fut mon cas. Le sérieux des moniteurs, le matériel impeccable, l’ambiance du club, la disponibilité des chuteurs confirmés qui ne vous envoyaient pas sur les roses et vous parlaient comme si vous aviez toujours été des leurs, bref tout concourrait à poursuivre l’aventure. Car c’en est une, véritablement. Mais le must, c’est la chute libre, lorsque vous ouvrez vous-même votre parachute à l’altitude requise. A l’époque on arrivait à ce stade après une bonne dizaine de sauts si on jugeait que votre position de sortie était correcte, si vous avez fait les bonnes simulations d’ouverture etc… J’ai fait ma première chute libre le 15 avril 1987, c’était mon 16ème saut à 850 mètres.
Dès que vous quittez l’avion et que vous êtes stabilisé, vous chutez à près de 160 - 170 km/h. L’air devient un mur sur lequel vous semblez être posé. Vous n’avez pas l’impression de tomber. Juste le sifflement de l’air sur votre combinaison, vos lunettes ou votre casque indiquent que vous vous déplacez dans l’espace. Vous volez littéralement. C’est à peine si vous voyez le sol se rapprocher. Mais quoi qu’il arrive 5 secondes après avoir quitté l’avion, vous devez ouvrir votre parachute. Vous vérifiez si sa corolle se déploie sans problème, puis vous regardez le sol vers la zone où vous devez vous poser.

Et au sol, le moniteur qui vous a suivi vous engueule (avec raison), comme du pus. C’est que j’avais ouvert mon parachute 2 secondes trop tard…tellement je me sentais bien là-haut. Mais on ne joue pas avec le temps d’ouverture du parachute. J’ai remis tout ça sur le métier. Puis j’ai sauté de 1000 mètres avec un parachute Olympic (le précurseur de l’aile actuelle) qui vous permet de vous poser sur la pointe des pieds. Mon dernier saut, le 27ème, c’était le 6 juin 1988. J’avais décidé d’arrêter pour des motifs purement familiaux.
25 ans plus tard, même si j’ai quelque fois ressenti durement l’atterrissage et que je me suis pris quelques gamelles (mais jamais de casse), je n’oublie pas qu’un jour j’ai sauté d’un avion à 1000 mètres pour me poser comme une fleur dans l’herbe de l’Aéro club de Spa.

Ce sont des souvenirs extraordinaires qui ne vous quittent jamais. Le parachutisme (même s’il est un peu onéreux) est un sport qui vous oblige à vous remettre constamment en question et vous fait voir que la vie n’est pas toujours comme on imagine qu’elle est. Une grande expérience de vie. Et j’ai toujours envie de sauter.
Aussi, je ne peux qu’encourager l’équipe des services de pédiatrie du CHR de la Citadelle, d’avoir imaginé une opération telle que la «Cita des ailes» qui devrait permettre à de jeunes malades, de vivre cette expérience unique et qu’ils n’oublieront jamais. Je crois qu’elle vaut bien tous les psys du monde. D’autant qu’en 25 ans, le monde du parachutisme a bien changé et est encore devenu plus sûr et sécurisé.





Gaston LECOCQ