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Politique

Mis en ligne le 14/11/2010

L'A.I.D.L.C.M. (Association internationale pour la Défense des Langues et Cultures menacées) soutient la minorité francophone des Fourons

L'A.I.D.L.C.M. (Association internationale pour la Défense des Langues et Cultures menacées), réunie ces 13 et 14 novembre 2010 à Marseille, a notamment adopté la résolution suivante concernant la minorité francophone des Fourons.



Constatant le harcèlement continu à l'égard des Francophones des Fourons de la part des autorités communales et des autorités régionales flamandes.

Le gouvernement flamand s'est en effet attribué l'interprétation de la législation linguistique qui est une matière fédérale. Il a même pu se faire confirmer cela dans un arrêt d'une chambre flamande du Conseil d'état, alors que la Commission permanente de Contrôle linguistique a été spécialement mise en place pour la surveillance de la législation linguistique par le Parlement en 1963 dans un compromis pour arriver au vote de la loi fixant la frontière linguistique.

Cette législation ne doit d'ailleurs s'appliquer qu'en matière administrative puisque la Constitution belge garantit la liberté de l'emploi des langues, sauf en matière administrative où elle peut être réglée par la loi. Or, nous voyons de plus en plus de sociétés commerciales, de commerçants et d'organismes privés de toutes sortes appliquer une législation administrative à la suite d'un lobbying incessant des autorités flamandes qui n'hésitent pas à mettre en place, au cout de millions d'euros, des politiques de flamandisation de certaines communes.

Elles ont ainsi voté un décret concernant les ventes des terrains qui ne peuvent qu'être acquis dans certaines communes que par des gens habitant la Région flamande depuis 5 ans au moins, au risque de se heurter à la libre circulation des individus pourtant pratiquée en Europe depuis de nombreuses années.

L'A.I.D.L.C.M. dénonce toutes ces manœuvres et rappelle qu'il serait temps que toutes les composantes de la Belgique ratifient et appliquent la Charte européenne pour la protection des minorités linguistiques. Elle insiste auprès des négociateurs du prochain accord gouvernemental pour que cette ratification fasse partie des priorités du prochain gouvernement.