• Visiteur(s) en ligne : 5
  • |
  • Visiteurs total : 3158645

Il y a déja

Mis en ligne le 11/06/2005

Expo Universelle de 1905: Comme si "Proxi-Liège" y était allé. Série de Pierre André N°8

Une Exposition est avant tout une œuvre de vulgarisation. Elle l’est d’autant plus si c’est une Expo Universelle comme celle de Liège en 1905. Vulgarisation signifie foule qui empêche parfois de mener à bien une connaissance plus approfondie de tel ou tel sujet.
Pour ces curieux qui entendent assurer, dans une relative tranquillité, leurs découvertes, les organisateurs ont prévu, quotidiennement, une plage horaire « réservée aux études ». Comme le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, les portes de l’exposition des Vennes (rue de Fétinne, rue des Vennes, la gare de l’Expo et la rue Garde-Dieu (le long de la Meuse en amont près du Vieux-Liège) s’ouvrent à 8 heures du matin et le « temps des études » se termine à 10h. Il en coûte 12 € pour examiner, tout à loisir, ce qui est présenté aux Halles aux Machines.

Durant le « temps des études », il est permis d’utiliser des appareils photographiques « à pied ». Au-delà de 10h du matin, le recours à ce type d’appareil est interdit car leur usage gênerait la masse des visiteurs. Un droit d’entrée est exigé de tout porteur d’un appareil photographique, 3 € si « les dimensions de plaques ou de pellicules sont inférieures à 13 sur 18 ». Si les dimensions sont supérieures ou s’il s’agit d’un appareil à pied, le droit d’entrée se monte à 30 € par jour. Heureusement, il existe des abonnements valables durant toute la durée de l’Expo dont le coût va de 30 à 300 €. « Ces abonnements doivent être portés d’une façon apparente ».

« Le Bureau Commercial », une innovation liégeoise.

L’Expo de Liège se distingue de toutes les Expositions qui l’ont précédée par une innovation : « le Bureau Commercial ». Il est installé, approximativement, à hauteur de l’angle de l’actuelle avenue de Luxembourg et de la rue de Paris, en contrebas de la ligne de chemin de fer. Le « Bureau Commercial » est une réalisation du Comité exécutif présidé par Emile Digneffe qui estime que « les Expositions ne sont pas uniquement organisées en vue d’attirer la foule dans une ville déterminée mais qu’elles doivent avoir aussi pour but de fournir aux exposants le moyen de se créer de nouveaux débouchés (…) le Bureau Commercial n’est pas une entreprise de lucre ; c’est un organisme officiel ». L’organisation est relativement simple, on parlerait aujourd’hui d’un interface entre les exposants et le visiteur intéressé par telle ou telle production. Les renseignements pratiques tels droits de douane, brevets sont disponibles au « Bureau Commercial » qui a, en outre, « dressé la liste des principales usines du bassin de Liège dont la visite est autorisée et fournit aux personnes qui en font la demande des cartes d’introduction dans les dites usines ». Parmi ces usines, la Fonderie Joseph Lissoir (l’arrière grand père d’André Lissoir, le patron du Bourbonnais, en Hors-Château) qui a fourni à l’Expo l’ensemble des tables et chaises.
Le 19 juin 2005, à la grande brocante organisée par le comité de quartier Vennes-Fétinne (1), il se trouvera l’une ou l’autre de ces chaises ou tables parmi d’autres souvenirs. A l’emplacement de ces Halles aux Machines, le comité de quartier Vennes-Fétinne entend célébrer, cette année, dans la joie, le centenaire du quartier étant entendu que le mot « vennes » qui désigne de petites digues est bien plus ancien. On en trouve déjà trace dans un acte de partage entre les abbayes de Stavelot et de Malmédy, rédigé par Childéric, en 666, soit il y a 1339 ans. L’an prochain, le dynamique comité de quartier célébrera, selon toute vraisemblance, le 1340ème anniversaire du nom. C’est ainsi que naissent les traditions… (à suivre)

------------

(1) Renseignements-réservations : 04-343.89.69 – 04-344.94.02

L'affiche est celle que l'on voit partout pour le moment dans le quartier des Vennes





Pierre André