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Médias

Mis en ligne le 23/08/2010

Emile Bonmariage s’en est allé…


Décédé inopinément ce dimanche à l’âge de 85 ans, Emile Bomariage, était un journaliste liégeois au cœur «grand comme ça»…Un exemple dans la profession…

C’est avec beaucoup de tristesse que ce lundi matin, j’ai appris la disparition inopinée de mon confrère et ami, Emile Bonmariage, décédé ce dimanche après-midi à son domicile d’Embourg.
Je ne suis pas un expert en curriculum vitae ni en nécrologie, je laisse ça à ceux qui ont les moyens de fouiller les archives pour en sortir le papier de circonstance.
Je vais simplement ici vous présenter ce «personnage» de la presse liégeoise que j’ai bien connu et fréquenté assez régulièrement pendant près de 20 ans.
Il y a pourtant près de 10 ans que nous ne nous étions plus revu…les circonstances de la vie sont ainsi. Pourtant, Emile Bonmariage était quelqu’un qui comptait beaucoup pour moi.
Je l’ai connu fin des années 60 alors qu’il passait de temps à autre à la rédaction de «La Wallonie» où je faisais mes premières armes. Lui qui était entré à la Cité en 1950 et avait travaillé ensuite pour la Gazette de Liège pour entrer au «Soir » en 1966, avait déjà de la bouteille à cette époque et c’était quelqu’un que l’on respectait déjà dans la profession. Ce respect, lui qui n’en a jamais manqué pour les autres, il le méritait amplement. Nous nous sommes plus fréquentés, professionnellement, lorsque je suis entré à « La Meuse » en 1972. Le bureau d’Emile Bonmariage était situé à l’étage au-dessus et, de par les synergies implicites (à l’époque) entre « La Meuse » et « Le Soir », puisque faisant partie du même groupe de presse, nous étions amenés à nous rencontrer de temps à autre pour échanger des informations. Jamais, au grand jamais (contrairement à d’autres journalistes du même organe), je ne me suis senti rejeté ou mis de côté, parce que travaillant pour un journal régional. Si j’avais besoin d’Emile Bonmariage, je savais que je pouvais compter sur lui. Et cela a été comme ça jusqu’au bout. Tu m’as beaucoup appris Emile…
Dans les années 80, nous avons été amenés, Emile et moi, à nous rencontrer nettement plus souvent. En effet, avec notre consœur Lily Portugaels (directrice de la Gazette de Liège), Emile Bonmariage et moi, avons rédigé et signé les premiers statuts (12 mars 1981) de la Maison de la Presse de Liège dont les bases avaient été jetées 5 ans avant. A cette époque, on ne le redira jamais assez, si cela n’avait pas été fait, la Maison de la Presse devait faire aveu de faillite avec les conséquences que l’on imagine. On doit son sauvetage en catastrophe, grâce à l’ingéniosité d’Emile Bonmariage et à son inépuisable et fabuleux carnet d’adresses.
Très impliqué et attaché à l’aspect social de la vie des journalistes liégeois, je peux attester ici qu’Emile Bonmariage a toujours fait le maximum qu’il pouvait faire pour ses confrères et la profession. Je le sais d’autant mieux que durant plusieurs années, alors qu’il était président de la Maison de la Presse et aussi de l’Association des Journalistes Professionnels Liégeois et Luxembourgeois, j’ai été son secrétaire et que nous avons passé quelques soirées de travail assez mémorables. Je n’irai pas plus loin, mais sa grande force, c’était sa gentillesse et son humour. Jamais nous n’avons eu ensemble un mot plus haut que l’autre, jamais de désaccord et c’est très bien ainsi. Je garderai d’Emile Bonmariage l’image d’un journaliste honnête, enjoué, qui ne déblatérait jamais personne et qui avait su mettre son égo en poche. C’est excessivement rare dans la profession pour qu’on le signale.
Au revoir Emile, et encore merci pour ce que tu m’as apporté dans cette profession qu’on dit la plus belle du monde.
A son épouse Angèle, à sa famille et ses proches, je ne peux qu’adresser mes plus sincères marques de sympathie.


Emile Bonmariage repose au funérarium Dethier, Voie de l’Ardenne, 177 à Embourg où la famille sera présente de 17 à 19 h.
Les obsèques auront lieu en l’église de la Vierge des Pauvres, à Méhagne, le jeudi 26 août à 11 h.





Gaston LECOCQ