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Politique

Mis en ligne le 09/05/2010

Jean-Claude Marcourt (PS) ne sera pas candidat aux élections du 13 juin 2010



Il vient de l’annoncer sur sa newsletter. Il préfère se consacrer aux problèmes socio-économiques, vitaux pour la Wallonie

C’est dans une newsletter envoyée samedi que le Liégeois Jean-Claude Marcourt, vice-président de la Région wallonne et ministre de l’Economie, des PME, du Commerce extérieur, de l’Enseignement supérieur et des Technologies nouvelles (PS), a annoncé qu’il ne serait pas candidat aux élections fédérales du 13 juin prochain.

Il écrit à ce sujet : «Alors que les défis socio-économiques sont plus présents que jamais, j’ai décidé, en total accord avec Elio, de continuer à consacrer toute mon énergie à relever ces défis auxquels je suis confrontés quotidiennement en tant que ministre de l’Economie en Wallonie et de l’Enseignement supérieur en Communauté Wallonie-Bruxelles. Ce sera ma manière d’être pleinement aux côtés de tous mes camardes avec lesquels, dans les jours et les semaines qui viennent, nous allons tout mettre en œuvre pour renforcer la représentation, donc le poids politique, du parti socialiste au Parlement fédéral.
Mes priorités restent inchangées : répondre aux vrais problèmes de pouvoir d’achat et de qualité de vie que rencontrent bon nombre d’entre nous, qu’elles et qu’ils soient jeunes ou moins jeunes en recherche d’emploi, retraités ou encore travailleurs dont le salaire ne suffit pas pour nouer les deux bouts. Et cela passe par plus d’activité économique pour plus d’emplois de qualité ; renforcer les Régions, la Wallonie et Bruxelles – vous connaissez mon engagement à ce propos.
Ces deux priorités exigent une même volonté : insuffler un dynamisme renouvelé fondé résolument sur la créativité et l’innovation.
La campagne sera courte, l’engagement doit être total. Et les enjeux bien plus larges que la seule résolution du problème BHV. Il suffit de regarder vers la Grèce pour voir que les vraies questions sont plus que jamais socio-économiques.»

Cette décision nous semble correspondre à ce qu’il avait dit lors de son discours du 1er mai dernier à Liège : « Je ne suis partisan ni du chaos ni du pire. Mais je suis par contre déterminé, résolu, combatif. Alors, si certains sont adeptes du pire, s'ils spéculent sur le chaos pour en voir émerger je ne sais quel fantasme, ait-il une gueule de lion, moi je vous dis : n'ayons pas peur.
Nous devons avoir confiance en nous. Nous avons des atouts indéniables : des travailleurs au savoir-faire reconnu, des infrastructures modernes, notre qualité de vie, notre situation géographique. Il est temps, il est grand temps `d'en prendre conscience. Cinquante ans bientôt après l'hiver 60 et la belle aventure du Mouvement Populaire wallon, je suis, à cet égard, plus renardiste que jamais.
Et c'est dans cet état d'esprit que, campagne électorale ou pas, j'entends continuer à travailler pour ma région. Moderniser la Wallonie, y créer activité économique et emploi, la mettre sur la voie de l'innovation, c'est mon ambition et mon engagement. Pas question de relâcher l'effort.»
Nul doute cependant qu'il sera à côté de ses camarades de la Fédaration liégeoise, mais aussi ailleurs en Wallonie, pour "booster" une campagne qui ne durera qu'une trentaine de jours.
Au niveau liégeois, on devrait en principe être fixé surla composition des listes PS d'ici la fin de la semaine.





Gaston LECOCQ