• Visiteur(s) en ligne : 7
  • |
  • Visiteurs total : 3158457

Théâtre

Mis en ligne le 11/11/2005

Décembre au Théâtre de la Place

GUERRE ET PAIX

Du mardi 6 au samedi 10 décembre à 20h15, sauf le mercredi 7 à 19h dans la grande salle du Théâtre de la place, et dans le cadre d’Europalia Russia 2005, spectacle en russe surtitré en français et néerlandais



(Photo de M.Guterman)D’après Léon Tolstoï - Mise en scène de Piotr Fomenko
Dans le cadre d’Europalia.Russia, le Théâtre de la Place accueille l’un des maîtres actuels de la scène internationale, le metteur en scène russe Piotr Fomenko avec son spectacle Guerre et paix, inspiré du livre premier du célèbre roman de Tolstoï.
Maître incontesté du théâtre russe, Piotr Fomenko réussit le pari de porter à la scène le roman fleuve de Tolstoï, en se concentrant sur son ouverture. Dix-huit comédiens exceptionnels, dans un décor minimaliste, sont au service de cette fresque remarquable de la Russie à l’époque napoléonienne.
Un spectacle somptueux. Un moment phare de la saison 2005-2006 !

L’histoire :
Saint-Petersbourg. 1805. Nous sommes dans le salon de la pétulante Anna Scherer, à l’aube d’un siècle tourmenté. A l’étage, le riche Bézoukh agonisant lègue sa fortune à son bâtard de fils, Pierre l’idéaliste. Le prince André Bolkonski, quant à lui, s’apprête à partir à la guerre, laissant Lisa, son épouse enceinte, aux côtés de son vieux père, aristocrate aigri et hautain. De l’autre côté, le comte Rostov qui dilapide ses biens avec l’insouciance des vieilles familles moscovites, est entouré de son fils Nicolas et de sa fille Natacha, enfant espiègle et pleine de vie. Tandis que les jeunes filles rêvent de leurs amours et que les mères parlent de mariages, les hommes débattent de Napoléon. C’est que la guerre qui gronde s’immisce insidieusement dans les discussions et les projets ! Car ce qui intéresse avant tout Tolstoï, c’est bien la collision entre l’Histoire et la vie privée de la noblesse russe.
En octobre 2002, Jean-Pierre Léonardini écrivait dans le journal « L’Humanité » : « une perfection qui ne tient qu’au miracle de l’art (…). Un spectacle riche d’une humanité contagieuse. »

Production :Théâtre Atelier Piotr Fomenko/ Moscou, avec le soutien des villes de Paris et Moscou, de l’ONDA et le concours de l’AFAA. Coproduction : Europalia et le Théâtre de la Place
Conférence de Piotr Fomenko (lieu et date à déterminer) et de Jean-Pierre Thibaudat le jeudi 12 janvier

----------------------------------

MARIA DE BUENOS AIRES

Du 16 au 18 décembre, à 20h15, dimanche 18 à 15h dans la grande salle du Théâtre de la Place


Opéra-Tango d’Astor Piazzolla, livret de Horacio Ferrer Mise en scène de Lorent Wanson
(photo d'Alessa Contu)Le Théâtre de la Place accueille Maria de Buenos Aires, spectacle qui a déjà réjoui un large public… Une invitation à se réchauffer, en ce mois de décembre, en plongeant dans l’univers du génial compositeur argentin Astor Piazzolla qui révolutionna le tango traditionnel au milieu du XXe siècle. Lorent Wanson qui se penche sur cet opéra-tango composé sur un livret du poète Horacio Ferrer, laisse largement la place à la musique et à la chorégraphie dans le plus grand respect de l’œuvre. Sur la scène, comédiens, danseurs, solistes et musiciens de l’Ensemble Musiques Nouvelles restituent l’univers d’érotisme, de violence et d’errance qui fut celui de Maria, icône aujourd’hui fantasmée. La musique, omniprésente, emplit la scène de sa sonorité charnelle. Bien plus qu’un hommage à l’œuvre du compositeur disparu, Maria de Buenos Aires rend palpable la sensualité d’une danse infiniment nostalgique qui nous vient d’Argentine…
Avec le tango au cœur de l’œuvre, Maria de Buenos Aires est un spectacle musical envoûtant !

Selon Catherine Makereel, dans « Le Soir » en mars 2005 : « Le génial Ensemble Musiques Nouvelles tend les cordes de ses violons pour trancher l’air à coup de milonga et de contrayumba et donner la réplique au non moins formidissime chanteur Roberto Cordova(…) Que d’émotion quand Maria titube au bord de la scène comme au bord d’un précipice mortel ou lorsque son fantôme est convoqué par sa panoplie désarticulée de danseuse ! »

Astor Piazzolla

Né en Argentine en 1921, il émigre à New York dès 1925. Son univers musical se construisit peu à peu autour du jazz, puis par des cours de musique classique, alors que son père lui fait écouter les tangos nostalgiques de Carlos Gardel. Il s'installe ensuite à Buenos Aires, où il monte son premier orchestre "tipica", avec un répertoire exclusif de tangos. Le succès n'est hélas pas au rendez-vous, mais la désillusion ne le décourage pas. Dans les années 50, entreprenant un voyage en Europe pour travailler la direction avec Hermann Scherchen, il rencontre à Paris le professeur de composition Nadia Boulanger. Grâce à elle, il découvre sa voie : le tango enrichi des formes classiques, de l'apport du jazz et de ses propres intuitions. De retour à Buenos Aires, il forme en 1955 son premier octette, qui provoque un tollé de la part des conservateurs du tango traditionnel, mais il ne changera plus et militera en faveur du "tango nuevo". Cela lui vaudra une reconnaissance internationale, concerts et enregistrements ne s'arrêteront plus et jusqu'à sa mort en 1992 le succès ira croissant.

Production : Le manège.mons – Centre Dramatique / Musiques Nouvelles. En coproduction avec Le Phénix – Scène Nationale de Valencienne et l’aide du Feder,l en partenariat avec l’Opéra Royal de Wallonie.

------------------------

L’ASSASSIN SANS SCRUPULES

Du 20 au 23 décembre à 20h15, sauf le mercredi 21 à 19h dans la petite salle du Théâtre de la Place

Hasse Karlsson dévoile la terrible vérité : comment la femme est morte de froid sur le pont de chemin de fer. De Henning Mankell Mise en scène de Blandine Savetier. Spectacle tout public

(photo d'Eric Legrand) A l’approche des fêtes, le Théâtre de la Place propose un spectacle « tout public »… Un spectacle qui touche la sensibilité de chacun et tient le public en haleine par une tension croissante et une intrigue captivante : L’Assassin sans scrupules.
La pièce de Henning Mankell fonctionne comme un va-et-vient entre le présent du narrateur Hasse Karlsson et son passé, amas de souvenirs reconstitués qui font revivre les personnages de son drame. C’est que l’auteur suédois Henning Mankell figure parmi les maîtres incontestés du roman policier.

L’histoire :

26 ans plus tard, Hasse est appelé par son père pour retourner au village voir sa mère mourante, il se souvient alors de son adolescence, de leur séparation…
C’était la fin de l’hiver... Un petit village dans une forêt de sapins, où arrive un jeune adolescent,
« L’Hirondelle ». Il est l’étranger de passage qui va semer le trouble, lui, issu d’un milieu social supérieur que Hasse lui envie. Tout sépare, à première vue, ces deux garçons. Entre fascination et manipulation, la relation qui naît entre les deux adolescents les entraînera dans des jeux de plus en plus dangereux, comme une initiation au mal. Quatre femmes seront, de manière différente, leurs victimes. Parmi elles, la mère de Hasse qu’il ne reverra pas avant que ne l’emporte la maladie, empêchant toute réconciliation.

Jean-Pierre Thibaudat dans « Libération » en mars 2005 : « Et nous voici rendu au pays de Peer Gynt, comme si cette pièce cosmique en était un écho voire une alcôve. Ce glissement sémantique et poétique doit beaucoup à Blandine Savetier, qui signe là une première mise en scène très prometteuse, et à ses interprètes (…). Mankell Partage sa vie entre la Suède et le Mozambique, où il dirige la seule troupe de théâtre professionnelle. Sa pièce est celle d’un artisan de la scène qui sait alterner le temps du récit et celui de l’action, le jour et la nuit. La mère du héros est aveuglée par son rêve : aller à Rotterdam. Le père reste invisible. Le fils cherche quelqu’un à qui parler. Belles variations fuguées sur l’adolescence enfuie ».

Henning Mankell

Henning Mankell naît en 1948 au nord de la Suède. Ecrivain de renommée internationale, il est pourtant assez peu connu dans nos contrées francophones. Maître incontesté du roman policier, il peut être comparé à Georges Simenon, par sa justesse psychologique et l’acuité du regard qu’il porte sur nos sociétés contemporaines. Pour sa série centrée autour de l’inspecteur Kurt Wallander, l’Académie suédoise lui a décerné le Grand Prix de littérature policière. Il a également remporté le Prix Mystère de la Critique - 2000 Meilleur roman étranger pour Les Morts de la Saint-Jean. Il poursuit aujourd’hui essentiellement sa route de romancier engagé en écrivant sur l'Afrique des romans qui n'ont plus rien de policier, mais qui dénoncent la misère, le racisme.

Un spectacle de la Cie Tôt ou T’Art -En coproduction avec la Cie Longtemps je me suis couché de bonne heure, Comédie de Béthune et la Ville de Bruay La Buissière. Avec le soutien de la Communauté Française – Service Théâtre, du Théâtre National de Bretagne et la participation Artistique de l’Ensatt et du Jeune Théâtre National
------------------------
Info et réservations : Théâtre de la Place : 04/342.00.00 de 10 à18 h - (de 13 à 18h à partir du 1er décembre) - Théâtre de la Place. Place de l’Yser 1 4020 Liège





Ga. L