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En Ville

Mis en ligne le 25/01/2010

Budgets ordinaire et extraordinaire 2010 de la ville de Liège

Malgré la crise, le budget ordinaire présente un léger boni et l’extraordinaire de 80 millions devrait permettre de réaliser encore de belles choses en Cité ardente. En plus, pas de nouvelles taxes pour les Liégeoise et les Liégeois


On s’y attendait. Pas simple de boucler un budget 2010 en équilibre pour la Ville de Liège en cette période de crise. Mais, non seulement les fonctionnaires spécialisés en la matière, sous l’œil attentif et vigilant du grand argentier, l’échevin André Schroyen (CDH) et avec l’approbation du bourgmestre Willy Demeyer (PS), y sont arrivés. Ils ont fait même mieux puisque le budget 2010 avec des dépenses pour 440.124.680 € et des recettes de 440.0525.980 € présente même un léger boni de 401.300 euros.
Comme le dira l’échevin : « Ce budget s'inscrit dans le contexte favorable de la reprise, en 2008, de la dette «historique» de la ville par la Région wallonne (qui allège les dépenses liégeoises d'une quarantaine de millions par an), mais dans « le contexte défavorable de la crise financière et de la crise économique qui a suivi».
Alors comment a-t-on pu arriver à équilibrer ? Pour André Schroyen : «Chaque année, Liège compte davantage d’habitants qui y paient leurs impôts et comme les revenus sont indexés ils progressent et rapportent plus par personne…»
Par ailleurs la ville a dû faire face aux hausses des prix de l'énergie (+3,6 millions d'euros en 2008 et 2009), aux conséquences de l'inflation (trois sauts d'index depuis 2008) qui augmentant ses dépenses de personnel de 10 millions d'euros chaque année, à la perte de dividendes de Dexia et des intercommunales ainsi qu’à la hausse hausse des cotisations patronales en matière de pensions. Pour être tout à fait à l’aise dans ce, la Ville a ponctionné quelques 500.000 euros dans son fonds de réserve (FOURMI) qui était provisionné de quelques 16 millions d’euros.
Si l’on sait que la redevance de stationnement annuelle sera cette année doublée (elle passera de 250 à 500 euros), les Liégeoises et les Liégeois n’auront rien à craindre concernant l’IPP (l’impôt sur les personnes physiques) qui reste à 8% ainsi que sur le PrI (précompte immobilier) qui reste inchangé.
La majorité actuelle mise sur la modération de l’évolution de la masse salariale, la rédaction des frais de fonctionnement ainsi que le maintien des transferts (entre autres CPAS). « Tant que nous serons présents physiquement et politiquement à la tête de la ville, il n’est pas question que nous retombions dans les dettes et les déficits » a martelé Willy Demeyer. Et d’ajouter qu’il est très difficile de faire comprendre que la Ville ne peut pas se permettre de faire n’importe quoi,, notamment à des jeunes « spécialistes urbains » qui n’ont pas connu les années 80 où la Cité ardente a dû faire face à des conflits sérieux au niveau de son personnel et où l’on a même dû licencier par manque de moyens financiers. Une situation qui s’est faite sentir jusqu’au début des années 90.

Un budget extraordinaire de 80 millions

Avec ses deux enveloppes : la classique de 125€/par habitants et l’enveloppe hors balise pour son rôle de métropole, Liège pourra compter sur un total de près de 45 millions pour ses investissements, 35 autres provenant des subsides.
Pour avoir une idée et donner quelques chiffres :
L’enveloppe classique du budget extraordinaire permettra d’investir 28 millions d’euros (23 millions à financer, le reste étant subsidié) pour des travaux dans les bâtiments communaux de l’ordre de 9,9 millions, 9,8 millions pour les voiries, 600.00 en investissement informatique, 1,200 millions pour le plan logement, 800.000 pour le matériel de propreté, 600.000 pour les cimetières, 354.000 pour l’aménagement des bulles à verre, 8890.000 pour l’aménagement du parc Saint Agathe, 240.000 pour l’étang du parc d’Avroy et enfin (en espérant qu’il ne s’agisse pas d’une arnaque) de 100.000 euros pour l étude du « bilan carbone ».
Concernant les grands travaux (enveloppe hors balise –métropole) la Ville aura un solde à financer de 22.776.975 euros pour plus de 51 millions d’investissements.
Il s’agit notamment de 1.754.474 pour l’ORW (rénovation du Théâtre royal) ; 3.720.000 pour l’Emulation, 174.254 pour le CIAC (Centre International d’art contemporain à la Boverie) , 4.002.000 pour les bâtiments de regroupement des services communaux rue de Namur, 2.132.500 pour la nouvelle patinoire, 3.796.677 pour l’aménagement de l’esplanade devant la nouvelle gare des Guillemins, 544.245 pour les expropriations rue Jonfosse et Emulation et enfin 4.120.000 € pour la nouvelle piscine de la rue Jonfosse.

Alors que tous les projets seront engagés dès cette année, seul celui de la piscine de Jonfosse n’en est nulle part vis-à-vis de son financement et de promesses de subsides. Mais sa réalisation est néanmoins budgétisée parce que, comme le dira Willy Demeyer : «Lorsque nous irons dans les cabinets ministériels pour demander nos subsides, nous ferons comme les témoins de Jehova. Nous mettrons notre pied dans l’entrebâillement de la porte pour qu’on puisse nous laisser entrer…» Espérons que le bourgmestre aura ce qu’il souhaite, même si comme il le dit : «Il est probable que nous devions revoir nos prétentions à la baisse».
Il y a près de 10 ans que la Cité ardente n’a plus de piscine publique, ce serait dommage pour une ville qui veut obtenir le statut de « Ville touristique »… Il y a urgence...
Les budgets ordinaire et extraordinaires seront discutés et votés lors des conseils communaux de ces lundi et mardi 25 et 26 janvier.





Gaston LECOCQ