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Santé

Mis en ligne le 10/11/2005

CHR de La Citadelle : «Journée porte ouverte pour traquer le diabète » le mardi 15 novembre

Le diabète ? 5,1% de la population mondiale en est atteinte. 200 millions de personnes.
A Liège, le Centre Hospitalier Régional de la Citadelle traite 2000 patients. Cet hôpital fait partie des quatre hôpitaux de Wallonie à avoir mis en place une « clinique du pied » qui se focalise sur les prémices et les dégâts du diabète.
Le concept de la « journée porte ouverte » qui avait accueilli l’année dernière près de 350 personnes consiste à apporter une information médicale et scientifique claire, permettre une prise de conscience de notre manière de vivre et de nos choix face à notre santé et nous donner un accès direct à un dépistage poussé.
Nos interlocutrices sont des branchées du diabète, le docteur Patricia Felix diabétologue et Mme Van Mechelen infirmière spécialisée dans l’accompagnement de cette maladie.
Très concrètement, ce mardi 15 novembre entre 9 heures et 19 heures, le grand hall d’entrée de l’hôpital l de la Citadelle permettra un dépistage pour enfants et adultes, des stands de podologie et de diététiques seront présents.
Le soin des pieds, particulièrement sensibles aux diabètes, commencent à être partiellement remboursés par des mutuelles avec la cotisation complémentaire. Une démarche que l’INAMI devrait mieux prendre en compte. Un diabétique subit des atteintes neurologiques, cicatrise mal sans avoir mal et constitue une proie pour l’infection.

Quel diabète ?

Il existe un diabète du riche et un diabète du pauvre. Dans les pays aux écarts sociaux importants, le phénomène est flagrant. Se découvre de plus en plus un diabète du nourrisson et de jeunes adolescents doivent vivre avec… dans une société où la consommation d’aliments et de boissons sucrées dépassent les normes.
Le diabète se développe d’autant mieux que l’on se trouve en situation d’obésité. Perte de poids, alimentation équilibrée, exercice physique constituent une partie du traitement de cette maladie, très pernicieuse, car en finalité invalidante. Gangrène, amputation. Or le diabète est une maladie silencieuse. On n’a pas mal, elle se découvre trop tard si on ne prend pas la peine de faire des analyses régulières. A partir de la cinquantaine cela devrait être un réflexe. Les symptômes : phénomène de soif, sentiment de fatigue, besoin d’uriner de manière anormale, problème de vision…
Evidemment rien n’est simple. Admettre la nécessité d’une certaine hygiène de vie passant par des régimes caloriques équilibrés peut se révéler un discours médicalement correct et au quotidien une quadrature du cercle. « Si je parlais régime au premier entretien, je les ferais fuir tous » ironise le docteur Felix. « Il ne s’agit pas de tout interdire, mais de déterminer d’abord de quoi on est capable de se passer et ce que l’on tient vraiment comme indispensable à son plaisir de vivre ». Pas question d’être grondé ou moralisé à cette journée portes ouvertes mais vous serez écouté et conseillé. L’essentiel ? « Une meilleure connaissance du patient, une logique de confiance et de courant qui passe entre le malade, son médecin traitant et nous » confirme l’infirmière spécialisée Madame Van Mechelen. De nouvelles technologies permettent un meilleur dépistage mais aussi l’application de traitements beaucoup moins invalidants. En 2006, un diabétique pourra prendre son insuline en utilisant un spray…

Vivre en diabétique

Vivre en diabétique cela mérite le respect. C’est ce que soulignait avec humour dans une de ses BD, l’auteur de Quick et Flupke. Rappelez-vous ce dialogue entre les deux garnements : « Mon père il est agent de police… Le mien il est diabétique »
Précisons et ce n’est pas la moindre des thérapies, qu’une association liégeoise de soutien aux diabétiques accompagne toute personne qui le désire, organise des conférences et tient des permanences pour tout type de problèmes que rencontrent les personnes et les familles.
Comme le souligne Jean Claude Smets président de l’association : «Savoir que l’on est pas le seul à se battre face à cette maladie, cela permet un autre regard, un autre moral ».
Le souper annuel de l’association est d’ailleurs un vrai régal et un moment convivial où les « médecins » qui n’ont pas la ligne se font gentiment charrier…

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« Association Contact diabète » : Jean Claude Smets. 04.227.41.00. Local des permanences. 04.225.61.23





Jean-Pierre Keimeul