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Société

Mis en ligne le 16/12/2009

STOP : Des signes religieux, des crucifix dans les bâtiments publics ... au nom du principe de subsidiarité!

Véronique De Keyser, Députée européenne et Vice -Présidente du groupe "Socialistes et Démocrates" ne peut accepter les projets de résolution qui sont actuellement examinés au Parlement européen, textes portant sur le principe de subsidiarité et qui seront soumis au vote demain jeudi en session plénière.

Il est en effet envisagé, au nom du principe de subsidiarité, de permettre aux Etats d'afficher dans les lieux publics les signes religieux qu'ils souhaitent.
Inacceptable aussi le fait que, dans ce texte, un certain nombre de députés ait refusé d'inscrire le principe de séparation Eglises/Etat.

Toute cette attaque qui portera atteinte à l'Union européenne et à ses citoyens est en fait une histoire en quatre actes.
Il y a d'abord eu cet arrêt de la Cour européenne des Droits l'homme sur les crucifix en Italie.
Il y eut ensuite le dépôt de la part de quelques députés (Silvestris, Pitella, Mauro, Sassoli et Allam) d'une déclaration écrite ( liberté d'exposition dans les lieux publics de symboles religieux représentatifs de la culture et de l'identité d'un peuple) visant à passer outre de cet arrêt et à permettre à l'Italie et aux Etats à afficher des symboles religieux .

Le troisième acte sera cette réponse sous la forme d'une autre Déclaration écrite(Sophie Int'Veld et Vattimo) visant notamment à la reconnaissance du principe de séparation église/Etat. Une initiative que je soutiens pleinement.
La réponse des églises ne s'est pas fait attendre. Les différents groupes politiques ont préparé un projet de Résolution sur le principe de subsidiarité. Chaque groupe a rédigé son texte et des différentes négociations entre eux, il s'avère que un accord interviendrait sur la liberté de chaque Etat d'afficher dans les lieux publics les symboles religieux qu'ils souhaitent. De plus, le principe de séparation Eglises/Etat n'a pu être inscrit. Il a essuyé un refus.
Le vote de la résolution doit intervenir demain.

"Personnellement, mais aussi avec nombre de collègues députés, je ne peux avaliser ces textes. Etant actuellement au Sommet de Copenhague, je vote donc symboliquement contre ce texte et marque mon plus profond désaccord."

"Nous sommes là face à la plus grave attaque des églises et des religions que le Parlement européen et les institutions européennes aient connue depuis longtemps. La liberté de croyance et de non-croyance est ainsi menacée.
Nous devons toutes et tous nous mobiliser car l'Europe que nous construisons ne peut être celle-là, celle des Eglises. La croyance relève du domaine privé."

Véronique De Keyser - Députée européenne