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Musique

Mis en ligne le 03/11/2005

L'Orchestre Philharmonique de Liège à l'heure tchèque : du 16 au 19 novembre, au Grand-Duché et chez nous

L’Orchestre Philharmonique de Liège, de retour de Paris, retrouvera sa Salle du Boulevard Piercot ces mercredi 16 Novembre à 18 heures 30’ (pour une séance commentée dans la série « le dessous des quartes », lors de laquelle, cette fois, Jean-Marc Onkelinx présentera la Septième Symphonie de Dvorak) ainsi que ces vendredi 18 à 20 heures et samedi 19 Novembre à 15 heures où deux concerts du musique tchèque seront précédés par une interprétation du même programme le jeudi 17 Novembre à 20 heures dans la superbe nouvelle salle de plus de 1.300 places, ouverte cet été 2005 à Luxembourg : la « Philharmonie ».

Sous la direction de celui qui, depuis 2002, est son « premier chef invité » : Jean-Pierre Haeck (né il y a 37 ans à Verviers, percussionniste à 8 ans, tromboniste à 20 dans l’orchestre qui était encore celui de la R .T.B.F., puis enseignant, producteur de disques, fondateur de l’Ensemble Orchestral Mosan, assistant, dès 1996, de Friedrich Pleyer à l’O.R.W., il reviendra de l’Opéra d’Avignon où ces 11, 12 et 13 Novembre il dirige « La Périchole » de Jacques Offenbach), l’Orchestre Philharmonique de Liège présentera des œuvres de trois compositeurs tchèques : Anton Dvorak (1841-1904), Leos Janacek (1854-1928) et Bohuslav Martinu (1890-1959).
Les trois concerts s’ouvriront par les six danses inspirées, en 1899, à Janacek par les thèmes populaires des chants traditionnels de sa région natale, la Lachie à l’est de la Moravie, partie de l’actuelle République tchèque.
Après ces « danses lachiennes », la première partie se clôturera par une œuvre commandée en 1931 par le quatuor belge « Pro Arte » au compositeur Martinu qui avait quitté Prague pour Paris mais en restant imprégné par l’atmosphère musicale de la Bohème.
Ce concerto pour quatuor à cordes et orchestre allie, comme aurait pu le faire Stravinsky, une écriture résolument moderne et la forme baroque du concerto grosso.
Les solistes seront quatre jeunes diplômées du Conservatoire de Bruxelles qui forment le « Quatuor Thaïs » (les violonistes Caroline Bayet et Virginie Petit, l’altiste Wendy Ruymen et la violoncelliste Kathy Adam).
Elles viennent de faire paraître chez « Musica Ficta »un CD des Quatuors de Grétry (ce qui mérite bien une invitation à Liège !). Et elles jouent aussi avec Houben, Loos et Mauranne.
Enfin, en seconde partie, le « plat de résistance » de ces concerts sera constitué par l’exécution de la Septième Symphonie de Dvorak. En 1884, ayant entendu la Troisième Symphonie de Brahms qui l’enthousiasma, le compositeur tchèque voulut se prouver qu’il était capable de l’égaler et, en quatre mois, il écrivit sa « grande » septième symphonie, qui fut créée à Londres – avec un succès bientôt mondial – dès 1855. Dvorak est influencé à la fois par les paysages sonores de sa Bohème natale et par les créations de ses contemporains germaniques Brahms mais aussi Wagner.





Jean-Marie Roberti