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Quartiers

Mis en ligne le 08/03/2009

Chênée : à propos du clocheton branlant de l'ancien hôtel de ville


Les mesures concervatoires et de protection commencent lundi et des études sont prévues pourt la restauration de l'édifice

Dans la matinée du vendredi 27 février, un appel du commissariat de Police de Chênée signalait la menace de chute sur la voie publique d’éléments du clocheton de l’hôtel de Ville situé Place Joseph Williem. Au confluent de la Vesdre et de l’Ourthe ce bâtiment, ancien siège de l’hôtel de Ville de Chênée, fut érigé en 1905 par l’architecte L.Monsieur. Il signalait historiquement aux voyageurs en provenance des Ardennes le franchissement des portes de la Ville de Liège. Il recouvre ainsi pour tout Liégeois une réelle valeur architecturale et symbolique.

Informés de l’instabilité de certains éléments constitutifs du clocher, les services techniques et de sécurité de la Ville ont mis en œuvre les mesures nécessaires à la protection des occupants et de la population. Il s’agissait en priorité de l’interdiction totale d’accès au commissariat. On a établit aussi un périmètre de sécurité par la fermeture dans les deux sens de la rue du Gravier à toute circulation. Des mesures ont néanmoins été prises pour que les commerces restent accessibles aux piétons et aux livraisons.

Un travail d’investigation plus poussée sur l’état du clocher a été entrepris le jour même de l’annonce du danger. Le concours de la société Vertical Works, spécialisée dans les travaux acrobatiques et d’accès difficiles, a permis le sondage de la structure et confirmé les premières constatations. Il en ressort en effet que la structure, notamment les colonnes de support du clocheton supérieur, est dégradée. Cet état, dû à l’usure du temps et aux intempéries fréquentes, remet en cause sa stabilité. Dès le vendredi 27 février, un filet autour de la charpente fut fixé afin d'éviter toute nouvelle chute d’éléments.

Le Collège sous l’impulsion du bourgmestre et de l’échevin des Travaux, a insisté sur le caractère d’urgence revêtu par la résolution de cette situation. Il a voulu que la méthodologie précise des travaux de réfection soit déterminée pour ce vendredi 6 mars. Une mobilisation qui porte ses fruits puisque les travaux commenceront dès ce lundi.

Accès de la population au commissariat et à l'antenne administrative à partir du 16 mars

Le mode opératoire défini nécessite de déposer l’ensemble de la structure du clocheton. afin de permettre son démontage et son inspection à l’abri. Ce lundi 9 mars, une grue spécifique et une nacelle seront disposées rue du Gravier pour entamer cette opération. Après retrait du clocheton, l’analyse précise de son état permettra d’opter en toute connaissance de cause soit pour sa réparation soit pour son remplacement à l’identique.
Tenant compte de ce timing serré, on peut considérer que, dès mercredi 11 mars, la rue du Gravier sera partiellement réouverte à la circulation routière. Le déblocage de la voirie ne sera pas total. Il convient en effet de rappeler que, bien avant d’envisager d'enlever le clocheton du commissariat de Chênée, le département des travaux de la Ville de Liège, avait prévu de s'attacher à la stabilisation du fronton de l’édifice. Cette opération entraîne l’installation d’une grue aux dimensions moindres que celles de la grue d’enlèvement du clocheton. Le détour des bus par les rues du Presbytère et de l’Eglise est déjà prévu. La pose de chicanes permettra également la circulation sur une voie dans la rue du Gravier. En considérant ces éléments, on peut estimer que l’accès sera totalement rétabli dans une quinzaine de jours au plus tard.
De son côté le personnel du commissariat réintégrera les locaux de la Place Joseph Williem et y sera à nouveau disponible pour la population dès le lundi 16 mars.
Par ailleurs un projet de restauration globale de l’édifice est en cours. Un auteur de projet a été désigné dans ce cadre à la fin de l’année 2008. Le budget nécessaire est estimé à 3 millions d’euros. Dans le cadre du financement alternatif initié par le ministre Philippe Courard, la Région Wallonne participera au financement de ces travaux à concurrence de 1.350.000 €.





Ga.L