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Musique

Mis en ligne le 09/12/2008

«La Chauve – Souris»



L’opéra Royal de Wallonie vous invite à quitter 2008 avec la grande opérette viennoise de Johann Strauss et à acheter ses costumes ce 13 décembre…



Ce spectacle nous est annoncé comme faisant l’unanimité du public et de la presse partout où il est présenté. Il a été créé à Toulouse, repris à Monte-Carlo, Metz et Bordeaux avant de se poser à Liège pour les fêtes de fin d’année 2008 et de nouvelle année 2009.
Cette production bénéficie d’une mise en scène enlevée et vise à émerveiller l’oeil avec des décors brillants et luxueux signés Sabounghi, ainsi que des costumes lumineux griffés Danièle Barraud.
Jean-Louis Grinda signe ici une mise en scène alerte. Actuel Directeur de l’Opéra de Monte-Carlo, il confirme ses qualités de metteur en scène avec notamment la création de Marius et Fanny à l’Opéra de Marseille et sa nouvelle production de Don Giovanni en février dernier à Monte-Carlo. On aura le plaisir de découvrir Sophie Marin-Degor (Caroline) qui par ailleurs sera entourée des voix familières de complices de Jean-Louis Grinda: Estelle Danière, Philippe Ermelier, Didier Henry, Jean-Philippe Corre ...
Véritable vaudeville mené tambour battant, La Chauve-souris marque l’apothéose de l’opérette viennoise et celle de l’oeuvre de Johann Strauss. La musique vive, effervescente fixe ainsi les règles de ce type de spectacle. Largement inspirés d’éléments folkloriques, les thèmes de La Chauve-souris forment un véritable recueil d’airs populaires et de danses typiquement viennoises.

L’intrigue

Inspirée du Réveillon – comédie burlesque – dont les auteurs sont Meilhac et Halévy, cette pièce devenue lyrique n’est pas sans rappeler une certaine Vie parisienne d’Offenbach: elle met en scène des personnages contemporains se moquant d’eux-mêmes.
Il est un fait qu’à sa création dans un contexte de crise, cette satire des moeurs bourgeoises parut du plus mauvais goût aux Viennois et il fallut attendre Berlin, Hambourg ou encore bien plus tard Paris pour
connaître ce succès, jamais démenti depuis.
L’intrigue de La chauve-souris reste difficile à résumer : de nombreux personnages, des quiproquos, des rebondissements en font un véritable monument vaudevillesque endiablé.
A l’occasion d’un bal masqué, le rentier Gaillardin a contraint son ami, le notaire Duparquet, à traverser Pontoise, déguisé en chauve-souris. Cette plaisanterie a semé la joie dans la petite ville. Mais Duparquet a juré de se venger. Un beau jour, l’occasion se présente ...
Gaillardin ayant été condamné à huit jours de prison à la suite d’une altercation avec la force publique, Duparquet lui propose une dernière journée de liberté chez le Prince Orlovsky. Ainsi Caroline, l’épouse de Gaillardin, pourra rencontrer son soupirant Alfred... Mais les événements se précipiteront et l’histoire connaîtra bien sûr un heureux dénouement.
Ayant un véritable coup de foudre pour l’intrigue, Strauss alors au sommet de son art, compose cette opérette en à peine quarante-deux nuits : sa musique s’en ressent, vive, endiablée, jubilatoire ! Il fixera d’une façon durable les règles de la grande opérette viennoise, à tel point que c’est une des rares à être représentée régulièrement dans les grands opéras.
La musique de Strauss est largement inspirée d’hymnes populaires de son pays : les thèmes de La chauve-souris forment un véritable recueil d’airs et de danses issus du folklore autrichien. Même si la forme de l’opérette est plutôt classique, Strauss réussit à lui donner une réelle valeur musicale en y intégrant de véritables leitmotivs, des mélodies sollicitant de grandes capacités vocales et une orchestration pleine de trouvailles. On ne peut ignorer, en découvrant cette oeuvre, l’héritage d’Offenbach.

En bref

Cette opérette en trois actes de Johann Strauss fils a été écrite sur la base d’un livret de Carl Haffner et de Richard Genée d’après le vaudeville de Henri Meilhac et Ludovic Halévy « Le Réveillon » Cette opérette a été créée à Vienne au Theater an der Wien le 5 avril 1874.
Sa version française a fait l’objet d’une adaptation nouvelle de Jean-Louis Grinda (la photo). Cinq maisons d’opéra ont coopéré à cette nouvelle coproduction : le Théâtre du Capitole de Toulouse , l’ Opéra National de Bordeaux , l’Opéra de Monte-Carlo , l’ Opéra-Théâtre de Metz et l’Opéra Royal de Wallonie. La dernière représentation de cette œuvre à l’O.R.W. a eu lieu en décembre 1994 maisalors dans sa version allemande. La direction musicale a été confiée à Dmitri Jurowski et la chorégraphie de Laura Scozzi interprétée par les danseurs de sa compagnie sera réalisée par Karine Girard. La mise en lumière sera de Laurent Castaingt. Outre les cinq chanteurs et comédiens déjà cités les autres interprètes seront Priscille Laplace, Patrick Raftery, Nicolas Ziélinski, Éric Huchet et notre concitoyen Patrick Delcour.


Dix représentations

L’Opéra Royal de Wallonie représentera dix fois « La Chauve Souris », les vendredi 19, samedi 20, mardi 23, samedi 27 et mardi 30 décembre 2008 à 20 heures ainsi que les dimanches 21 et 28 décembre à 15 heures au Théâtre Royal de Liège et bien sûr le soir du Réveillon de la Saint-Sylvestre mais à 20 heures 30’ puis le vendredi 9 Janvier 2009 à 20 heures au Palais des Beaux-Arts de Charleroi et enfin le dimanche 18 Janvier 2009 à 15 heures 30’, au Parkstad Limburg Theaters de Heerlen
Infos et réservations à Liège au 04 221 47 22 et sur le site www.orw.be (Prix : de 7 € 50 à 60 € plus 2 € de taxe et pour les moins de 26 ans 8 € ttc, la gratuité étant accordée à chaque moins de 14 ans accompagné d’un adulte payant sauf le soir du Réveillon où les pris sont légèrement majorés et passent de 10 à 70 € + 2 € de taxe) ainsi qu’au 071 31 12 12 pour Charleroi et le 00 31 45 571 66 07 pour Heerlen.
Et dès 10 heures (du matin !), ce samedi 13 Décembre 2008, à Liège :

Grande vente de costumes

Ce samedi 13 décembre de 10h à 18 heures, ne ratez pas l’occasion de vous procurez un costumes unique.
L’O.R.W. mettra en vente au Théâtre Royal de Liège des costumes, chaussures, etc ... des productions de « La Mort de Danton », de « la Dame de Pique », de « Simenon et Joséphin » ou encore de « La Périchole ». L’entrée sera libre.





Jean-Marie ROBERTI