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Reportage

Mis en ligne le 01/12/2008

Et le Boulet de Cristal 2008 ...


...a été attribué à Emidio Facchi, du café-brasserie «Le Point de Vue», lors de la soirée boulet-frites de J-C Marcourt et de la Confrérie du Gay Boulet samedi soir

C’était la folle ambiance samedi soir dans les agréables locaux et dépendances de l’Auberge Georges Simenon (en Outremeuse) où avait lieu la soirée « Boulets-Frites », organisée par le ministre régional wallon, Jean-Claude Marcourt (Economie et Patrimoine) ayant ici sa casquette de président de l’association « Liège notre métropole ».
Comme nous l’écrivions déjà dans notre article du 28 novembre, si cette soirée n’avait pour but que de rassembler d’une manière toute conviviale, les amis de Jean-Claude Marcourt, elle était cette année, couplée à la remise du « Boulet de Cristal » décerné par la confrérie gastronomique « Le Gay Boulet » de Boncelles, dont le but n’est autre que de perpétuer et de faire connaître au monde entier, la quintessence de notre gastronomie liégeoise, à savoir le « boulet à la liégeoise».

Or donc, alors que se pressaient plus de 400 personnes dans les salles et dans la cour intérieure de l’auberge de jeunesse, c’est dans une ambiance des plus décontractée, mais avec le petit plus d’un protocole mis au point par les différents «liboulets» présent que, Emidio Facchi, présidant à la destinée du café-brasserie, plus que centenaire du « Point de Vue » place Vertre à Liège, depuis plus de 30 ans, a reçu le fameux «boulet de cristal» du Val Saint-Lambert.
Rappelons que la Confrérie du Gay Boulet créée en 1994 envoie, depuis 1997, ses « testeurs de boulets » dans les différents restaurants ou cafés-brasseries de Liège et de la Province, afin de trouver chaque année le meilleur boulet. La présentation des lieux, la consistance du boulet, sa sauce, tout est passé au crible, puis ensuite a lieu la dégustation à l’aveugle destinée à faire disparaître toute équivoque.

Cette année, ces épreuves oh combien stressantes, ont désigné le boulet liégeois d’Emilio Facchi qui n’était pas peu ému samedi soir. Une cérémonie haute en couleur évidemment à l’image des joyeux défenseurs du « boulet liégeois » qui ont ponctué la cérémonie de leur fameux cri de guerre « Gay gay gay boulet… » suivi d’une interprétation très endiablée du «Valeureux liégeois» par la non moins sympathique (elle est du quartier) fanfare «Poët en stock». Une fanfare que l’on a pu ensuite entendre dans la cour intérieure de l’auberge de jeunesse dans différents styles, dignes de nos fanfares de quartier, mais aussi de grands bands style « carnaval de Rio » ou des longues soirées dans les rues de New Orléans.
Il va sans dire que les boulets servis samedi soir, répondaient bien évidemment aux critères de la confrérie du Gay Boulet (fondant et gouteux à plaisir et chauds comme il se doit) de même que les frites desservies par ailleurs (quel file pour les frites). Et pendant tout ce temps, imperturbable, Michel Antaki (D’une Certaine Gaîté) faisait signer sa pétition pour que le « boulet liégeois» obtienne la reconnaissance au titre de patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Quène affaire à Lidgje ?





Gaston LECOCQ