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A la Province

Mis en ligne le 17/11/2008

Le Collège provincial rend un avis favorable pour le classement du Balloir à Liège


Ce jeudi 13 novembre, lors de sa séance hebdomadaire, Le Collège provincial, sur la proposition du député provincial Georges Pire a émis un avis favorable dans le dossier du classement comme monument des parties non classées de l’immeuble du Balloir (place Sainte Barbe, 11 à Liège).
Historique
Par arrêté royal du 17 octobre 1962, un tronçon de 7 à 8 mètres de muraille incorporé dans un pignon du XVIe siècle, et subsistant sur la rive droite de la Meuse, en avant du pont Maghin à Liège, est classé comme monument, en raison de sa valeur archéologique.
Par arrêté ministériel du 19 avril 1989, le classement est ensuite étendu aux façades et toitures d’une partie du «Balloir» en raison de leurs valeurs historique et archéologique.
La proposition de classement concerne le reste des façades et toitures (vues de
l’intérieur et de l’extérieur) ainsi que l’enclos de l’ensemble. De même que la voûte en berceau surbaissé peinte par Jean-Pierre Pincemin (1944-2006).
Le Balloir signifiant «bastion, fortin en vieux français » fut construit au 16eS et remanié au 17e, 18e et 19e siècles.
Transformé en orphelinat par la commission des Hospices le 22 août 1801, les bâtiments sont ensuite rénovés et réhabilités d’après les plans de l’architecte Charles Vandenhove, et comprennent une maison d’enfants, une maison de repos pour personnes âgées (Maison Sainte-Barbe), une nouvelle extension de la maison de repos (Maison Sainte- Anne) et une résidence-services.
Racheté au CPAS en 1986 par l’asbl «La Maison Heureuse» fondé par l’Abbé Gerratz, le Balloir est devenu un endroit de rencontres intergénérationnelles.
Description
La très belle réalisation architecturale du Balloir actuel, tout en englobant les anciennes constructions, a permis aussi l’édification de parties modernes, telle la tour, ou la surélévations de parties en place. L’ensemble respecte un des principes-clés de la réussite du projet, en favorisant toutes les rencontres mais en préservant aussi l’intimité et la liberté de chaque tranche d’âge.
L’ordonnance équilibrée des espaces et des volumes des bâtiments, rencontre subtile entre le passé et le présent, permet à l’ensemble de s’intégrer parfaitement à l’environnement et la peinture monumentale de Jean-Pierre Pincement décorant la voûte en berceau du réfectoire est remarquable.
Le complexe du Balloir est une réussite architecturale exemplaire qu’il convient de protéger par un classement en raison de son intérêt social, technique et artistique.