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Culture

Mis en ligne le 31/10/2008

"A la découverte de l'âge d'or des sciences arabes"


A voir jusqu’au 28 novembre à l’Archéoforum de la place Saint-Lambert à Liège

Le Centre Culturel Arabe en Pays de Liège (CCAPL), en collaboration avec l'ULB, l'Echevinat de la Culture de la Ville de Liège, Province Culture et le Centre d’action laïque (CAL) Liège, présente cette exposition qui a eu beaucoup de succès à Paris, à Bruxelles et fait le tour de la Wallonie.

Dans un contexte souvent dominé par la peur de l'autre, et en particulier de tout ce qui touche au monde arabe, une telle thématique place sous un autre angle les relations interculturelles. Cette exposition permet d'évoquer les relations entre l'Occident et l'Orient autrement qu'en ayant recours au "choc des civilisations". Il s'agit de montrer à la fois de manière simple et rigoureuse les contributions de la civilisation arabo-musulmane dans les domaines les plus importants des sciences : médecine, astronomie, mathématiques, physique, mécanique, géographie, chimie… et d'expliciter le rôle des sciences arabes dans l'éveil scientifique de l'Europe à partir du XIIe siècle.
Dans ce sens, l'exposition permet de reconstruire un maillon, un «chaînon manquant» de l'histoire de la science universelle, de même qu'elle apporte des éclairages sur un certain nombre d'idées reçues sur des sujets tels que : le zéro, les chiffres, l'algèbre, la notion de «transmission», la «bosse des maths» chez les arabes etc. Cette riche production scientifique n’est pas restée confinée dans les frontières de l’empire musulman. Dès la fin du Xe siècle, des instruments, des techniques puis des ouvrages ont commencé à circuler. Ils constitueront l’une des bases du renouveau des sciences en Europe.

Histoire des savoirs : à la découverte de l’âge d’or des sciences arabes

De 632 (la mort du prophète Muhammad) à 732 (bataille de Poitiers), les Arabes conquièrent un immense territoire qui s’étend de la frontière chinoise au nord de l’Espagne. Dans cette mosaïque de contrées, la civilisation musulmane va se développer à partir des héritages scientifiques de la Grèce, la Perse, l’Egypte et la Mésopotamie.
Du VIIIe au XVe siècle, dans toutes les régions du monde musulman, des foyers naissent et se développent avec leurs lieux de savoirs, leurs établissements d’enseignement, leurs bibliothèques, leurs hôpitaux. L’arabe devient alors la langue scientifique commune des savants d’origines régionales et religieuses diverses. Parmi ceux-ci, certains apportent une contribution considérable à l’astronomie, aux mathématiques, à la médecine ou à la mécanique : Ibn Sîna (Avicenne), Ibn Rushd (Averroès), al-Bîrûnî, al-Khwârizmî, al-Râzî (Rhazes) et bien d’autres actualisent et poursuivent l’œuvre de leurs prédécesseurs, les savants de l’Antiquité.
Ils répondent ainsi aux interrogations de leur temps et portent loin le flambeau de la science. Cette riche production scientifique n’est pas restée confinée dans les frontières de l’empire musulman. Dès la fin du Xe siècle, des instruments, des techniques puis des ouvrages ont commencé à circuler. Ils constitueront l’une des bases du renouveau des sciences en Europe.

En pratique :

- La première section de l'exposition propose « Des clés pour comprendre» : l’avènement progressif de l’âge d’or des sciences arabes.
- La deuxième section « Le ciel et la terre » aborde les chiffres, les mathématiques, la cartographie terrestre et céleste.
- La troisième section « L’homme dans son environnement » traite de la médecine, la chirurgie, la pharmacie, la chimie et la mécanique.

- Exposition ouverte de 10 h à 18 h du mardi au samedi, de 11 h à 18 h le dimanche (fermé le lundi). Entrée gratuite

- Visite guidée pour groupes sur réservation au CCAPL 04/342 78 84 ou 0497/16 79 09 ou info@ccapl.be


Une exposition conçue et réalisée par l’Université Libre de Bruxelles, en collaboration avec l'asbl Schola ULB et en partenariat scientifique avec l'Institut du Monde Arabe de Paris.
Avec le soutien : du Ministre de l'Economie et de l'Emploi ; de la Ministre de la Culture de la Communauté française ; de l'Institut du Patrimoine Wallon et l'Archéoforum de Liège.