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Musique

Mis en ligne le 26/10/2005

Au Forum : du grand ballet avec Gisèlle et Le Lac des Cygnes, les 22 et 23 novembre

- GISELLE :Chorégraphie : M.Petipa & J.Coralli- Musique : A.Adam
Le mardi 22 novembre à 20h30- Forum de Liège
- LE LAC DES CYGNES : Chorégraphie M.Petipa & L.Ivanov Musique : P.Tchaïkovski
Le mercredi 23 novembre à 20h30- Forum de Liège


Après la Scala de Milan en 2002 dans «Roméo et Juliette», le Tokyo Ballet en 2004 et une première visite du ballet Rimsky-Korsakov la même année dans «Casse-Noisette», BALLETS reçoit à nouveau cette compagnie russe très authentique dans deux perles du répertoire : Giselle et Le Lac des Cygnes.

Giselle- L’apothéose du ballet romantique

Giselle est née d’une rencontre. Entre un homme et une œuvre. Entre Théophile Gautier (1811-1872) et la légende des Willis extraite du livre de Heinrich Heine «De l’Allemagne».
Séduit par l’ouvrage et voulant mettre en valeur la nouvelle soliste de l’Opéra de Paris de l’époque, Carlotta Grisi dont Gautier était amoureux, ce poète français et critique de ballets soumet au librettiste Jules-Henry Vernoy de Saint-Georges l’histoire fantastique des Willis. Ensemble, et en trois jours seulement, ils tirent l’argument de Giselle, ballet-pantomime en deux actes.
Giselle, jeune villageoise insouciante qui aime la danse, tombe amoureuse de Loys qu’elle pense être un honnête paysan. Malheureusement, Giselle apprend que son bien-aimé lui a menti sur sa condition et n’est autre que le duc Albrecht déjà fiancé à la princesse Bathilde. Giselle, cruellement meurtrie, sombre dans la folie et meurt.
Albrecht vient sur la tombe de Giselle dans le cimetière hanté par les Willis, les âmes de jeunes filles mortes avant leurs noces. Myrtha, la reine des Willis, condamne Albrecht à danser jusqu’à en mourir. Mais Giselle le sauve en dansant avec lui jusqu’à l’aube, le laissant épuisé et désespéré…
Pour soutenir cette belle histoire, le compositeur Adolphe Adam (1803-1856) écrit une musique sobre, une musique faite par la danse et pour la danse : «Rien ne me plaît davantage que cette besogne qui consiste, pour trouver l’inspiration, à regarder les pieds des danseuses».
La chorégraphie fut confiée à Jean Coralli (1779-1854), alors maître de ballet attitré de l’Opéra. Cependant, il est notoire que Jules Perrot (1810-1892), éminent danseur et futur grand chorégraphe de l’ère romantique, régla les parties dansées par Carlotta Grisi, qui n’était autre que son épouse, et pour son partenaire Albrecht, le danseur Lucien Petipa (frère de Marius).
La Première de Giselle eut lieu en 1841 à l’Opéra de Paris et le succès fut immédiat.
Marius Petipa (1818-1910), danseur et chorégraphe français installé à Saint-Pétersbourg depuis 1847, nommé maître de ballet par le Tsar en 1869, créera une nouvelle version de ce ballet en 1884.
Cet émouvant ballet séduit encore aujourd’hui, d’une part par son histoire romantique et d’autre part, parce que le rôle-titre Giselle est un des plus difficiles du répertoire. On dit de lui qu’il est à une danseuse ce qu’Hamlet est à un acteur. Ce rôle exige de l’interprète, outre une maîtrise technique irréprochable, des qualités d’expression dramatique passant de la joie de vivre au désespoir puis à la folie et à la passion…

Le Lac des Cygnes – Le joyau du répertoire classique

1875 : Tchaïkovski, déjà reconnu comme le plus grand compositeur russe de sa génération, compose Le Lac des Cygnes, œuvre en 4 actes, sur base d’une commande du Bolchoï. Rentrant d’un voyage le long du Rhin, il demande aux librettistes une histoire chevaleresque et médiévale (le livret sera tiré des légendes scandinaves des «princesses cygnes»).
Des cygnes enchantés vivent au bord d’un lac et reprennent forme humaine la nuit. Le prince Siegfried tombe amoureux d’Odette, la reine des cygnes, qui lui révèle qu’il peut briser l’enchantement s’il lui jure un amour éternel. Au cours d’un bal, Siegfried, sous l’emprise de l’enchanteur Rotbart, se trompe de fiancée. L’enchantement ne pourra jamais être rompu. Odette et Siegfried plongent dans le lac et le sacrifice de leur vie met fin au maléfice du magicien qui en meurt…
Créé en 1877, le ballet se révèle être un échec total qui lui vaudra d’être écarté du répertoire de nombreuses années. La musique ignore les exigences de la danse, la chorégraphie d’un certain Reisinger est médiocre.
En 1895, deux ans après la mort de Tchaïkovski, avec un livret et une scénographie retravaillés, Le Lac des Cygnes finit par triompher dans une nouvelle chorégraphie signée Petipa pour les actes 1 et 3 et Lev Ivanov (1834-1901), son assistant et deuxième Maître de ballet, pour les actes 2 et 4. Le parfait accord entre le lyrisme de la musique et la chorégraphie ainsi que le défi pour une ballerine que constitue le rôle d’Odette font du Lac des Cygnes un chef-d’œuvre très apprécié du public et un des ballets les plus dansés à travers le monde.

Le Ballet Rimsky-Korsakov de Saint-Pétersbourg

L’emplacement sur lequel se dresse le Conservatoire Rimsky-Korsakov (ainsi baptisé en l’honneur du compositeur russe) fait partie des lieux mythiques de Saint-Pétersbourg. C’est là qu’en septembre 1783 fut inauguré le Grand Théâtre de la ville. Emporté par les flammes au début du XIXe siècle, il fut reconstruit et transformé. La qualité de ses installations et de son acoustique fera de lui l’un des premiers d’Europe. Hélas le temps fait son office et faute d’entretien, le Théâtre devient vétuste ; il est légué en l’état à la Société Musicale qui, après complète restauration, en fait un Conservatoire.
Au début du XXe siècle, le lieu accueillera un studio d’opéra puis de ballet. En 1994, le théâtre d’opéra du conservatoire reçoit le statut de Théâtre d’opéra et de Ballet du Conservatoire Rimsky-Korsakov de Saint-Pétersbourg. Aujourd’hui, c’est la troisième entité culturelle majeure de Saint-Pétersbourg, après le Mariinski (ancien Kirov) et le Mikhailovsky Theatre.
La compagnie est dirigée par Nikita Dolgushin, brillant danseur issu de l’Ecole de Leningrad. Chorégraphe et professeur averti, il a fait du ballet du Conservatoire Rimsky-Korsakov l’un des meilleurs ambassadeurs de l’art russe.

Infos & Réservations :04/ 223.18.18 ou 0900/00.600 pour Liège - ou sur le site www.ballets.be