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Théâtre

Mis en ligne le 17/10/2008

La Fraîcheur de l’Aube


Une pièce de H.Gardner, jouée par le Studio Théâtre de Liège qui entame sa 40ème saison du 17 octobre au 8 novembre.

Pour le premier spectacle de sa 40ème saison, le Studio Théâtre de Liège présente "La Fraîcheur de l'Aube" de H. Gardner, dans la salle des Waroux, rue de Waroux 27 à 4000 Liège (Sainte-Marguerite), du 17 octobre au 8 novembre, tous les vendredis et samedis à 20h ainsi que le 23 octobre à 20h et le dimanche 2 novembre à 15h.
Avec : Guy Villers, Gérard Ludewig, Marie-Annick Thiry, Pierre Villers, Philippe Gérard, Frédéric Vanlofveld. Mise en scène : Carine Vrayenne.

Le synopsis

Tous les matins, Arthur, jeune homme un peu paumé, vient voir le lever du soleil sur la plage de Coney Island, avant d'aller travailler. Mais ce matin là, Arthur va faire deux rencontres qui vont bouleverser sa vie : un vieil homme, Max, tout affairé autour d'une baraque à hot-dog abandonnée depuis des années, et une jeune femme dont on ne sait pas très bien le nom... (Shirley ? Nancy ? Marie-Lou ? Bethsabé ?... ) à la recherche de son père.

Analyse

Comédie douce amère où l'on passe du sourire à l'émotion. Comédie humaine, profondément humaine, forte et tendre, riche de sentiments et de vécus quotidiens. Comédie percutante qui ne peut laisser insensible dans ses mots et dans laquelle finalement la question essentielle est : que faire de la vie qu'on nous a mise entre les mains ? quel sens lui donner ? que l'on soit au début ou à sa fin.
Faut-il accepter de vieillir en "vieillard exemplaire", comme Marcus Soloway, le vieux complice de Max, ou en voulant à tout prix aller jusqu'au bout de ses rêves, comme Max ?

Dans le même ordre d'idées, peut-on se sentir mieux dans sa tête en changeant de nez, de couleur de cheveux, en s'habillant comme une gamine, alors qu'on a déjà 33 ans ? Peut-on arriver à se faire aimer d'un père qui vous dit sans arrêt de foutre le camp, quand on est un brillant avocat attaché à un porte-documents ? Peut-on réussir à enfin trouver le courage de démissionner d'un boulot qui vous paralyse et vous noie de larmes et de champagne, alors qu'on rêvait de statues de bronze ?
A la Fraîcheur de l'Aube, la vie et la mort sont étroitement liées dans un ballet de mots très forts, très justes, qui bousculent les spectateurs entre rires et larmes.
On sort de cette pièce bouleversé, plus humain, plus fragile et plus fort à la fois.

Photos de Cécile Vrayenne.