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Economie

Mis en ligne le 08/08/2008

La SA Cristallerie du Val St Lambert à Seraing dépose son bilan


Dans le communiqué annonçant cette nouvelle catastrophique, le CA de la SA Val St Lambert International ne dit pas un mot du sort qui sera réservé à la soixantaine de personnes qui y travaillent.

Le communiqué de ce vendredi 8 août 2008 à 11h34:

« La filiale de la SA Val Saint Lambert International, la SA Cristallerie du Val Saint Lambert, a décidé de déposer son bilan. Cette décision est rendue nécessaire par l’augmentation du coût des matières premières et par l’échec des négociations relatives à un partenaire financier, commercial ou industriel. La SA Val Saint Lambert International elle-même, cotée sur le marché libre d’Euronext Brussels et propriétaire de la marque « Val Saint Lambert », estime quant à elle ne pas se trouver dans les conditions de la faillite.
Le conseil d’administration de la SA Val Saint Lambert International (« VSLI »), société cotée au Marché libre d’Euronext Brussels, a le regret de faire savoir que sa filiale, la SA Cristallerie du Val Saint Lambert, a décidé le 6 août 2008 de faire aveu de faillite. Le dépôt de bilan interviendra ce vendredi 8 août 2008 auprès du tribunal de commerce de Liège.
La Cristallerie du Val Saint Lambert SA est la filiale à 99,9% de la SA Val Saint Lambert International. Elle est en charge de la production et de la vente des produits. Elle est propriétaire de l’outil de production, de l’usine et des terrains situés à Seraing.
L’impact pour la SA Val Saint Lambert International de la faillite de sa filiale la SA Cristallerie du Val Saint Lambert, si elle est prononcée, est la perte de ses sources d’approvisionnement en produits, la nécessité de passer une réduction de valeur totale sur sa participation (soit 2.000.000 € dans les comptes au 31 décembre 2007) ainsi que sur la créance qu’elle détient à l’égard de cette société et s’élevant à 3.548.521,48 € au 30 juin 2008.
En septembre 2007, la SA Val Saint Lambert International SA avait mandaté la Banque Degroof et le cabinet d’avocats Stibbe dans la recherche d’un partenaire stratégique auquel le groupe aurait pu s’adosser et qui aurait permis la poursuite de l’activité de production.
Des contacts ont été établis avec plusieurs parties intéressées mais aucun n’a abouti à ce jour. Il s’est avéré au cours des derniers jours qu’aucun de ces contacts n’est susceptible d’aboutir à brève échéance.
La SA Cristallerie du Val Saint Lambert n’est actuellement plus en mesure de faire face aux besoins de son exploitation et notamment de s’approvisionner en énergie et en matières premières.
La hausse considérable du coût des matières premières, de l’électricité et du gaz a lourdement pesé sur les résultats de la SA Cristallerie du Val Saint Lambert, malgré une amélioration de son carnet de commandes dans un contexte économique général peu favorable à la production de produits de luxe.
La société française SARL Val Saint Lambert, qui est également une filiale de la SA Val Saint Lambert International à 99,9% et qui exploite un point de vente à Paris, pourrait également devoir déposer son bilan à court terme.
Le conseil d’administration de la SA Val Saint Lambert International, qui est donc la société cotée au marché libre d’Euronext Brussels, a estimé que cette dernière société ne se trouvait pas, quant à elle, dans les conditions de la faillite. La SA Val Saint Lambert International est propriétaire de la marque « Val Saint Lambert » ainsi que des bureaux et du magasin d’usine situés à Seraing. Elle exploite le magasin situé au Grand Sablon à Bruxelles.
Compte tenu de la décision de sa filiale, la SA Val Saint Lambert International a demandé à Euronext Brussels de suspendre son cours de bourse lors de la séance du 8 août 2008. La cotation sera reprise le lundi 11 août 2008. »
Madame Sylvie Henquin, administrateur délégué de la SA Val Saint Lambert International, a ajouté «Malgré d’énormes efforts investis pour soutenir l’activité, l’augmentation des prix des matières premières et des énergies a gonflé nos besoins de liquidité. La société n’a dès lors pas disposé du temps nécessaire à la mise en place de la nouvelle stratégie. Faute d’avoir pu convaincre un investisseur et les demandes auprès des pouvoirs publics n’ayant pas porté leurs fruits, l’inévitable s’impose : la faillite de notre filiale, bien que beaucoup de projets avec de grandes maisons de luxe soient en cours ... ».

Si cette nouvelle est évidemment catastrophique pour Seraing mais aussi pour la région, il n’est fait nulle part mention du sort qui sera réservé à la soixantaine de personnes hautement qualifiées pour la plupart, qui travaillent à la cristallerie. Il est vrai qu’à l’heure actuelle, c’est l’argent qui compte le plus, quant aux hommes….

Suite à notre interrogation, nous avons reçu à 15 h, un message très laconique de l'administrateur délégué Sylvie Henquin : "58 personnes sont concernées.
Dans l’espoir que la curatelle décide de poursuivre l’activité en attendant l’investisseur…."
C'est évidemment ce que nous souhaitons également.





Gaston LECOCQ