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Société

Mis en ligne le 12/05/2008

Réforme des Services d’incendie : la Province de Liège prend position

L’entrée en vigueur de la nouvelle législation sur la sécurité civile, en particulier le volet consacré à la réforme des Services d’incendie et des zones de sécurité, a suscité un grand nombre de réactions de Bourgmestres de la Province de Liège ( voir notre article du 7 mai dernier).
C'est pour cette raison que, lors de sa séance du 8 mai dernier, le Collège provincial de Liège a défini sa position en la matière.

L’aide aux Services d’incendie et aux Communes, une priorité de la Province de Liège.

"La Province de Liège a consenti au fil du temps de nombreux efforts à l’intention des communes et de leurs services d’incendie, traduisant ainsi l’attention portée à cette problématique par l’Institution provinciale et sa volonté d’être l’alliée des pouvoirs locaux dans la mise en œuvre des décisions pouvant favoriser le mieux-être des citoyens sur son territoire.
- Une politique de formation du personnel des services d’incendie a ainsi été développée par la Province de Liège qui a investi dans ce cadre des moyens financiers et humains considérables. Citons par exemple le succès des nombreuses formations proposées par l’Ecole du Feu, aussi diversifiées qu’adaptées aux réalités du terrain, ou encore la récente création de l’Ecole des Cadets.
- D’autre part, la Province de Liège a largement contribué à la remise à niveau du matériel des services d’incendie par des dotations de matériel répondant aux besoins les plus urgents que les communes n’étaient plus en mesure d’assurer seules.
L’implication fondamentale de la Province de Liège dans le support accordé aux Services d’incendie opérant sur son territoire n’est donc plus à démontrer."

La Province de Liège et la réforme des Zones de sécurité.

"Fidèle à cette ligne de conduite, et plus précisément dans le contexte de la nouvelle législation sur la sécurité civile, le Collège provincial a, en sa séance du 8 mai 2008, marqué son accord de principe quant à une contribution financière de la Province pour autant que deux conditions fondamentales soient rencontrées.

- Le Collège entend tout d’abord subordonner son implication à la création d’une seule zone de secours couvrant la totalité du territoire provincial ainsi qu’à la confirmation de la possibilité de voir celle-ci constituée en une nouvelle intercommunale à créer avec les garanties démocratiques et d’efficacité qu’offre ce mode de gestion supra communal. Une attention particulière serait également accordée à la mise en place, au-delà des organes de l’association, de comités de secteurs, offrant aux Bourgmestres la nécessaire participation de proximité que requiert la gestion opérationnelle de pareil service. La préoccupation de la Province est en effet de voir le capital qu’elle souscrirait à cette fin consacré à établir la plus grande équité possible entre tous les citoyens de son territoire quant au droit essentiel à la sécurité qui est légitimement le leur. De même, la Province tient à garantir l’égalité de la charge par habitant pesant sur les pouvoirs communaux, en favorisant l’allègement et le lissage dans le temps du surcoût que ne peut manquer d’entraîner la présente réforme, du moins pour certaines communes.

- La seconde condition de participation provinciale dans cette zone unique est que la Province soit assurée de voir maintenir son rôle d’opérateur de formation des agents des services d’incendie. En effet, comme rappelé ci-dessus, la Province n’a cessé d’investir des moyens financiers et humains considérables dans cette politique. Cette ligne de conduite est animée par le souci constant d’offrir aux communes et aux « hommes du feu » une formation continue et sans cesse adaptée aux spécificités des situations rencontrées sur le territoire provincial, qu’il s’agisse des entreprises Seveso, de la centrale nucléaire de Tihange ou des sites spécifiques tels les Fagnes. Pareil investissement public ne peut être perdu sous prétexte d’une rationalisation plus générale. Outre la spécificité des situations déterminant l’offre de formation, cette réorganisation ne pourrait pas non plus se faire au détriment du facteur de proximité qui caractérise la formation à l’échelon de notre province, tant en termes de connaissance pointue du terrain qu’en termes purement géographiques. La proximité de cette offre diversifiée de formations de haut niveau se révèle par ailleurs être une garantie de maintien du volontariat dans nombre de services d’incendie qui reposent sur ce type d’organisation. Une formation géographiquement proche est en effet indispensable pour que les personnes motivées par cette mission puissent continuer à mettre leurs compétences à niveau, dans des conditions raisonnables et conciliables avec la vie professionnelle qu’elles mènent par ailleurs.


Par cette prise de position, la Province entend s’impliquer résolument dans cette problématique qu’est la sécurité sur son territoire en jouant un rôle fédérateur au bénéfice de l’ensemble des communes, des citoyens et des entreprises de son territoire et en se voyant donner les moyens de cette action, aux côtés d’une intervention fédérale adéquate."