• Visiteur(s) en ligne : 6
  • |
  • Visiteurs total : 3112407

Musique

Mis en ligne le 15/02/2008

The Hooded Moon

le groupe rock liégeois va faire revivre les Pink Floyd autour de "More" le 1er mars au Centre Culturel de Chênée avec un concert exceptionnel, projection du film et deux expos...


Pinkney Anderson et Floyd Council, ça vous dit quelque chose ? Et si on vous parle de Pink Floyd ? Quand même là, vous vous dites : « Mais n’est-ce pas ce fameux groupe de rock underground, progressif anglais qui a fait parler de lui au milieu des années 60 et dont un concert qui devait avoir lieu au conservatoire de Liège (je n’ai plus la date exacte) a même été annulé par la Ville qui a eu peur de dégâts que les amateurs auraient pu causer dans la salle (oui, oui, c’est vrai). »
Les deux premiers sont en fait des musiciens connus dans le monde du jazz et parce qu’il aimait bien ces deux gars, Keith Barrett dit « Syd » (l’unique, le seul, même s’il était un peu fou) qui venait de rejoindre les fondateurs du groupe Sigma 6, a utilisé leurs prénoms pour en faire Pink Floyd, en hommage en quelque sorte .Mais bon, vous vous demandez toujours où on va.
Et si aujourd’hui Aznavour chantait « Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… » il aurait tout faux. Parce qu’aujourd’hui, les moins de 20 ans connaissent bien plus de choses qu’à l’époque (en 1965) où le grand Charles parlait de sa « Bohème ». Et pour preuve, ce sont des jeunes qui n’étaient pas encore nés il y a 40 ans, qui ce 1er mars, vont faire revivre une fameuse époque, celle de Pink Floyd. Souvenez-vous de « The Piper At The Gates of Down », « A Saucerful of Secrets », « Ummagumma », « Atom Heart Mother », ou encore « Meddle », « Dark Side of The Moon », « Whish You Were Here » sans oublier «Animals» et le fabuleux « The Wall »...
Rassurez-vous, on va pas avoir la prétention de faire la bio de Pink Floyd mais sur Google, (qui n’existait pas à l’époque aux débuts d’Aznavour,) vous trouverez tout ce qu’il y a à savoir sur Pink Floyd et vous pourrez notamment y écouter quelques extraits de leurs fameux albums.

Mais pour en revenir à ces jeunes ces jeunes, ce sont ceux d’un groupe rock liégeois «The Hooded Moon» qui ont pris prétexte de fêter le 40ème anniversaire du film «More » de Barbert Schroeder pour nous faire revivre, ou simplement pour faire découvrir les musiques mais aussi l’ambiance sulfureuse, alchimique, psychédélique et toujours très onirique, d’une époque.
Une idée génial pour ceux qui comme moi ont connu et apprécié cette époque où tout semblait possible.
Et comme le disaient les Pink Floyd: «Welcome to the Machine ! ».

A cause du public qui chantait

The Hooded Moon est une formation rock de la région liégeoise composée de Gazzo (batterie), Will (basse, claviers, chants) et Majnûn (guitare). Après une série de concerts dans sa région (Bouldou, Foyer Culturel de Seraing, Soundstation, L’Escalier, Nandrin, La Péniche, Le Lion Rouge, le Factory…) et un quatre titres distribué par BegArt, le groupe enregistre un premier album douze titres, Welcome to the circus, au NoHype Studio.

« Durant ses prestations scéniques, The Hooded Moon propose régulièrement, parmi ses compositions originales, l’un ou l’autre titre de Pink Floyd extrait du film culte du groupe : More. Le public apprécie, se laissant aller à reprendre en choeur le refrain de Cymbaline. Ainsi naît le projet d’une soirée autour du film More. »
Et c’est pour fêter le 40ème anniversaire du film “More”, que «The Hooded Moon » et le Centre culturel ont concocté cette soirée (re)découverte autour de l’univers du cinéaste Barbet Schroeder, mais aussi de Pink Floyd .
En attendant, vous pouvez découvrir le premier album de The Houded «Welcome to the circus» (12 titres) dont vous pourrez apprécier des extraits et la qualité de leur musique sur www.myspace.com/thehoodedmoon.

Cinéma et concert

Le programme comprendra bien évidemment, la projection du film More sur grand écran.

L’histoire : «Dans le Paris de la fin des années 60, Stefan un jeune allemand tombe sous le charme d’Estelle, une américaine. Il la suit jusqu’à Ibiza et découvre avec elle les plaisirs et l’enfer de la drogue. »
More, n’est ni une critique moralisatrice, ni un encensement métaphorique des valeurs hippies. Le premier long métrage de Barbet Schroeder a pour véritable but de présenter, sans jugement, au spectateur impuissant la déchéance d’un jeune homme.
Ce que la presse disait du film à sa sortie en 1969 : « More, à la fois dur et naïf, un très grand film » - National Observer. « Un film puissant parlant des drogues. Mimsy Farmer, dans le rôle d’Estelle, est l’une des méchantes les plus crédibles de tous les temps. Totalement amorale, Estelle ment, vole, détruit toutes les personnes qui s’approchent un peu trop près d’elle. » - The Sunday New York Times. « L’abus des drogues n’est pas une maladie ; c’est une décision, au même titre que la décision de traverser la rue devant une voiture lancée à vive allure. […] Seulement, la mort commence à vous ronger presque aussitôt, et le bonheur n’est plus qu’un souvenir. » - Philip K. Dick. « Un film très beau et très romantique. » - The New York Times.

A propos du réalisateur Barbet Schroeder (la photo) : né en 1945 en Iran, arrive très rapidement en France. Il étudie la philosophie et publie quelques critiques de films dans les Cahiers du cinéma.
Il devient assistant stagiaire de Jean-Luc Godard sur Les Carabiniers et monte sa propre boîte de production Les Films du Losange (avec Eric Rohmer). Il tourne plusieurs documentaires et se consacre à son premier projet More, une fiction très ancrée dans l’époque. En 1983, il s'expatrie aux Etats-Unis où il réalise «Barfly», puis «J.F. partagerait appartement» qui lui apporte succès et reconnaissance. Aujourd’hui, Barbet Schroeder s’est éloigné un peu de Hollywood, dans le but d’alterner grosses productions (Calculs Meurtriers) et films plus intimistes (La Vierge des Tueurs). Filmographie : 1969 – More ; 1971 – Sing-Sing (documentaire) ; 1971 – Maquillages ; (documentaire) ; 1971 – Le Cochon aux patates douces (documentaire) ; 1972 – La Vallée ; 1974 – Général Idi Amin Dada : Autoportrait ; 1976 – Maîtresse ; 1978 – Koko ; 1984 – Tricheurs ; 1987 – Barfly ; 1990 – Reversal of Fortune ; 1992 – J.F. Partagerait Appartement ; 1995 – Kiss of Death ; 1996 – Before and After ; 1998 – Desperate Measures ; 2000 – La Vierge des Tueurs ; 2002 – Calculs Meurtriers ; 2007 – L’avocat de la terreur.

La soirée se poursuivra avec un concert exceptionnel du groupe Hooded Moon accompagné pour l’occasion par une performance « act painting » du peintre Fabrizio Borrini.
The Hooded Moon proposera un spectacle hommage composé de compositions originales et de reprises de la bande originale More (comme Nile Song, Green is the colour, More Blues, Cymbaline et d’autres…). Le groupe livrera aussi de larges extraits de la tournée de Pink Floyd 1968-69, The Man and the Journey (avec notamment la version live de Careful with that
axe, Eugene). The Hooded Moon, pour élaborer sa prestation, a travaillé sur base d’enregistrements de concerts d’époque (n’étant jamais sortis officiellement). Un concert à ne pas manquer et vivement conseillé aux amateurs de Pink Floyd !

La musique du film More par Pink Floyd

C’est en décembre 1968 que Pink Floyd est contacté par Barbet Schroeder afin d’enregistrer une bande originale pour son film. Le réalisateur amène les rushes de More au groupe de rock anglais. Le résultat, mis en boîte en seulement huit jours, est étonnant. Pink Floyd fait de cette commande un album totalement floydien, au point que l'on pourrait oublier le pourquoi du disque. La musique, omniprésente, joue un rôle très important dans More. Barbet Schroeder avouera même avoir baissé le niveau sonore dans le film, sous peine de "tuer" certaines scènes avec une trop grande richesse musicale.
En quelques mots… L’album alterne morceaux durs (The Nile Song, Ibiza Bar), pop psychédélique (Green Is The Colour, Cymbaline, Cirrus Minor), blues (More Blues) et jam (More Theme, Quicksilver). Au final, l’auditeur a entre les mains un disque remarquable, le plus heavy et varié de Pink Floyd.

Deux expos

En ouverture de soirée, vous aurez aussi l’occasion de découvrir deux expositions, l’une consacrée aux pochettes originales vinyle de Pink floyd et retraçant son aventure de 1965 à 1970, l’autre aux œuvres de Fabrizio Borrini.
Il s’agit assurément d’une soirée exceptionnelle, à ne manquer sous aucun prétexte pour les cinéphiles, les mélomanes, les curieux ou les nostalgiques de l’ère psychédélique ! Les oeuvres de Fabrizio Borrini seront exposées jusqu’au 4 mars inclus.
A propos de Borrini :
« D'aussi loin qu'il se souvienne, Fabrizio Borrini a toujours eu la fibre artistique. Dès ses quinze ans, il entre à l'Académie des Beaux-Arts de Liège où, à défaut de fréquenter assidûment les cours, il hante les couloirs, s'imprègne de l'atmosphère artistique des lieux et discute bande dessinée avec d'autres mordus. Son envie de faire de la BD est de plus en plus forte. Dans les années 80, Fabrizio Borrini publie "Suplex et Caltex" aux éditions Magic Strip. Ce premier album a un très bon accueil et lui ouvre les portes... de la publicité et du multimédia. Entre la réalisation de génériques pour la télé, de décors pour le théâtre et de publicités, Borrini n'a plus beaucoup de temps à consacrer à la BD.

Ce n'est qu'en 1994 qu'il fait son retour dans le monde de la bande dessinée. À la demande du rédacteur en chef de l'époque, il entre dans la grande famille du Journal SPIROU. Il animera tout d'abord la satire "Test à claques" avec Janssens au scénario. Toujours avec Janssens, il réalise par la suite une série d'histoires courtes. Viennent enfin les enquêtes délirantes de "L'inspecteur Zbu" qu'il anime avec Omond.
En 1995, Fabrizio Borrini se découvre une nouvelle passion : la peinture. Chacun de ses tableaux nous entraîne dans un monde imaginaire rempli de couleurs vives, de lumière, de douceur, de créatures de rêve et autres animaux délirants. Ses toiles sont souvent qualifiées de tribales, spirituelles ou d'ethniques imaginaires. Il expose régulièrement dans de grandes villes belges comme Liège, Bruxelles, Gand et Anvers, mais ses oeuvres parcourent également la France, le Portugal, La Roumanie, La Suisse, etc. Borrini réalise aussi de nombreuses performances "act painting" et multimédia pour de grandes sociétés d'événements. Le groupe "Vranken-Pommery" lui confiera d'ailleurs la création des bouteilles de champagne "pop art collector" diffusées mondialement. »


En pratique :

- Samedi 1er mars, 19 h, au Centre Culturel de Chênée. PAF : 8 € / 6 € (en prévente).
- Préventes - Centre Culturel de Chênée - Rue de l'Eglise 1-3 à Chênée
tél : 04 365 11 16 - fax : 04 367 65 78- courriel : info@cheneeculture.be - Stand-info de Belle-île - tél : 04 341 34 13 - Caroline Music - tél : 04 223 68 89- FNAC - tél : 04 232 71
- Plus d’infos ? www.hoodedmoon.be - www.cheneeculture.be





Gaston LECOCQ