• Visiteur(s) en ligne : 3
  • |
  • Visiteurs total : 3172294

Politique

Mis en ligne le 18/10/2005

Prépensions et fins de carrière : on va tout droit vers un automne très chaud. La FGTB Metal Liège-Luxembourg veut mettre les "bouchées doubles"

Le 7 octobre dernier, une grève générale bien que n’étant pas suivie par tous les partenaires du front commun syndical (mais sur le terrain c’était assez différent) et décrétée par la FGTB nationale, avait paralysé le pays pendant 24 heures, dans l’espoir que le gouvernement fédéral aurait compris que la politique de l’emploi ne devait pas s’appuyer sur une augmentation du temps de carrière.
Ils n’ont pas compris le message de la base qui estime, à juste titre, qu’en augmentant le temps de travail des travailleurs, en freinant les préretraites, ont empêcherait les jeunes à trouver plus vite un emploi. Mais Guy Verhosfstadt, le premier ministre préfère terminer sa déclaration de politique générale par les phrases à l’emporte pièce dont il est un friand adepte : « Nous n'avons pas été élus pour faire ce qui est agréable. Nous avons été élus pour faire ce qui est nécessaire. ».
On sait d’ailleurs très bien que les mesures envisagées ne tiendront pas longtemps la route puisqu’il est de notoriété que du côté du patronat on n’arrête pas de dire qu’un travailleur âgé est un travailleur qui coûte trop cher et dont le rendement n’est plus performant, donc il devient inutile à l’entreprise.
Bref, il semble se produire, au niveau des travailleurs, le même mouvement que celui qu’a connu la Belgique durant l’hiver 1960-1961 qui voulait rejeter la « Loi Unique » de Gaston Eyskens.
Devant l’acharnement du gouvernement actuel à vouloir mettre en place des mécanismes qui nous rapprochent encore un peu plus du néo-libéralisme à l’américaine ou à la Thatcher, les travailleurs, légitimement, seraient en droit de dire : « Nous savons que ce n’est pas du tout agréable de partir en grève, mais si nous le faisons c’est parce que nous estimons que c’est nécessaire et que c’est la seule solution pour qu’enfin on nous écoute »
Ce lundi 17 octobre, alors que des débrayages avaient commencé dans quelques entreprises, notamment dans le bassin de Charleroi, le comité provincial de la FGTB-METAL-LIEGE Luxembourg annonçait dans un communiqué intitulé :
« Mettre les bouchées doubles » :
« Amplifier les actions dans un cadre coordonné : c’est la volonté du comité provincial de la FGTB-METAL LIEGE-LUXEMBOURG, exprimé ce lundi après-midi.
Depuis le début octobre en effet, les métallos liégeois de la FGTB sont convaincus que la seule manière de réagir aux inacceptables projets gouvernementaux sur les fins de carrière et l’avenir de l’emploi dans le pays est de mobiliser un maximum de travailleurs, comme la FGTB l’a fait au plan national le 7 octobre dernier. Ce point de vue semble désormais enfin partagé, et singulièrement à Liège.
L’objectif doit donc être de mener des actions concrètes et structurées. En ce sens, la FGTB-METAL LIEGE-LUXEMBOURG demandera demain, d’abord à la Centrale nationale des Métallurgistes puis à la FGTB fédérale, d’établir un programme d’actions complet étalé sur les prochaines semaines.
Pour la FGTB-METAL LIEGE-LUXEMBOURG, les prochains mouvements doivent avoir pour cadre :
- au minimum, des cycles de 24 heures de grèves
- un plan global structuré sur l’ensemble du pays
- une volonté de s’inscrire dans la longue durée, jusqu’à ce que les objectifs des revendications soient atteints
Seule une stratégie solidaire et à long terme permettra d’empêcher la concrétisation de mesures qui ne tiennent aucun compte des réalités sociales du pays et de notre région. »


Nous ne pouvons qu’être d’accords avec cet appel à la solidarité. Mais, en ce qui nous concerne, la grève n’est peut-être pas, dans le cas qui nous préoccupe, le meilleur moyen de faire bouger les choses. Nous avons notre petite idée là-dessus et en plus, sur un autre moyen d’action. C’est un moyen d’action très pacifique et qui requerrait aussi beaucoup d’esprit de solidarité. Il est en plus imparable au niveau de la légalité et n’empêcherait personne de vaquer à ses occupations. Mais bon, c’est peut-être par trop révolutionnaire…





G. Lecocq