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Sport

Mis en ligne le 12/01/2008

Un nouveau stade pour le Standard de Liège. Sclessin, c'est fini !


C’est à une effervescence médiatico - sportivo - économico- politique que l’on a assisté mercredi dernier sous les lambris dorés de la Violette. En effet, pour discuter de l’avenir du stade du Standard de Liège, un équipe d’une bonne dizaine de personnes : Pierre François, directeur général du Standard de Liège, son vice-président Lucien D’Onofrio, le fonctionnaire délégué de la Direction générale de l'Aménagement du Territoire (DGATLP) de la Région Wallonne, Christian Pétry, directeur de cabinet du ministre wallon des Sports, des dirigeants de l'intercommunale de développement économique Spi+, Alain Courtois (sénateur) directeur général de l’ASBL Projet 2018 (promotion de l’organisation conjointe par la Belgique et les Pays-Bas de la Coupe du Monde de football 2018), ont tenu à rencontrer le bourgmestre de Liège Willy Demeyer ainsi que Michel Firket, échevin de l’Urbanisme, du Tourisme, de l’environnement et du développement durable. Le sujet de cette réunion : le nouveau stade du Standard pourra-t-il rester sur le territoire de la Cité ardente ?
Comme, l’ont précisé les différents intervenants lors du point de presse qui a suivi, il s’agit avant tout d’une première rencontre d’information et de contact sur le nouveau stade que le Standard de Liège entend bien faire construire.

Sclessin c’est bien fini !

Les supporters des «rouches» devront en faire leur deuil. D’ici 2012, le stade du Standard, « l’enfer » de Sclessin ce sera fini. Pour quelles raisons ? Comme l’a expliqué Pierre François : « C'est pour nous une obligation que de construire un nouveau stade, car dans deux ans, le nôtre ne sera plus conforme aux normes UEFA (Union Européenne de Football Association) et nous ne pourrons plus y jouer de matches de Coupe d'Europe. Si d’ici le 31 décembre 2009, nous pouvons fournir à l’UEFA un dossier ficelé pour la construction du nouveau stade, nous bénéficierons de dérogations pour continuer à jouer chez nous. Mais il faut que le stade soit terminé pour 2012. Faute de quoi, nous serions obligé de jouer nos éventuels matchs de Coupe d’Europe aux Pays-Bas, au PSV Eindhoven ».
Pour Alain Courtois, à qui l’on doit déjà l’aventure belgo-hollandaise réussie de l’Euro 2000 avec match au stade du Standard rénové (avec des fonds publics) : «Le problème du Standard n’est pas unique. En 2009, il n’y aura plus aucun stade belge répondant aux normes de l’UEFA. C’est d’ailleurs une des raisons qui nous ont poussé à proposer la candidature de la Belgique et des Pays-bas pour 2018. Il s’agit là évidemment d’une fameuse opportunité. En effet, l’ASBL 2018, avec l’appui de la Loterie Nationale, s’engage à ce que le financement du nouveau stade du Standard soit entièrement privé. Il n’y aura aucun apport public. Je le garanti. Imaginez les retombées pour Liège si cela se faisait. Le mondial de football est l’événement sportif qui est le plus médiatisé dans le monde. On parlerait de Liège dans le monde entier… » Le dossier du Standard qui doit être bouclé pour le 31 décembre 2009 sera dans les temps, ainsi que sa construction.
Avec ces perspectives (puisque cela ne coûtera pas grand-chose, sauf lors de l’organisation évidemment), et pour autant que le futur stade soit construit à Liège, Willy Demeyer a évidemment inscrit la Ville de Liège dans les villes faisant partie de l’ASBL Projet 2018 et souhaitant que le « Mondial 2018 » dont le dossier de candidature doit être rendu fin 2010 à l’ UFA (Union Football Association). Il a aussi expliqué qu’à cette occasion il serait utile que la Province soit intégrée dans le processus : « On connaît aujourd’hui l’efficacité dont elle a fait preuve, grâce à Paul Bolland notamment, lors de l’organisation de l’Euro 2000… et dans d’autres organisations sportives.»

Mais où construire le nouveau stade de 40.000 places ?

Comme l’expliquera également Pierre François : «Nous lançons dès maintenant, à nos frais, une étude d'incidence, réalisée par un bureau d'études agréé, qui devra établir la liste et comparer les différents sites potentiels d'implantation. Cette étude sera en partie financée par la Loterie Nationale, via l'ASBL Projet 2018.

Nous n’avons pas d’exclusive sur le choix du terrain, d’ailleurs nous ne donnerons pas les localisations possibles pour éviter toute spéculation. Une chose est certaine : nous devrons quitter Sclessin. Le site est trop petit et trop mal situé. Nous avons besoin de 12 et 14 hectares pour développer notre projet, et on ne les a pas à Sclessin. Il y a aussi les incontournables problèmes de mobilité et de parking ».
Le bourgmestre tout comme Michel Firket ont confirmé qu’il y avait bien sur le territoire de la Ville, plusieurs terrains susceptibles de faire l’affaire, mais Willy Demeyer prévient: « Il faudra que ce projet non seulement sportif mais aussi économique soit inséré harmonieusement dans le tissu existant ».
Et Pierre François de confirmer : « La nouvelle enceinte de 40.000 places serait construite avec des partenaires strictement privés, et financée grâce au développement de projets économiques aux abords du stade, sur le modèle de ce qui s'est fait ailleurs en Europe. ».
On en est là aujourd’hui et même si certains ont déjà parlé du site de l’ancien charbonnage de Patience et Beaujonc à Glain (convoité aussi par le Centre Hospitalier Chrétien) rien n’est fait. Comme le soulignait Michel Firket à ce sujet : « Sur ce site de 40 hectares, il y aurait même place pour les deux projets… ».
Mais évidemment ce n’était qu’une boutade. On est encore loin d’une décision sur l’endroit où le nouvel « enfer » du Standard de Liège sera édifié. Donc, ce n’est peut-être pas la peine de déjà préparer des motions et des pétitions (si, si, il y en a déjà qui courent) contre un projet qui en est seulement au stade des discussions et des contacts. Attendons au moins la fin de l’étude d’incidence. Ce serait peut-être plus logique. Mais faite quand même en sorte que le Standard (c’est un vieux supporter du RFCL qui vous le dit), reste à Liège. Non d’une pipe.

Sur la photo, de gauche à droite : Pierre François, Lucien D’Onofrio, Michel Firket, Willy Demeyer et AlainCourtois.





Gaston LECOCQ