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Médias

Mis en ligne le 06/12/2007

VU POUR VOUS : Quand la Presse fait sa revue


Mercredi soir, la bonbonnière du Théâtre du Trocadéro, en Lulay à Liège, a fait pratiquement salle comble à l’occasion de la « Soirée de la presse liégeoise » – La presse fait sa revue – un spectacle monté exclusivement par des journalistes professionnels exerçant dans notre bonne ville où y résidant. Nous vous en avions longuement parlé dans notre édition du 28 octobre dernier.
Et comme les organisateurs l’avaient promis, depuis le temps qu’ils rêvaient de la faire cette soirée, elle a été à la hauteur. L’assistance, composée de pratiquement tout le gratin politique, économique, social, culturel, mais aussi médiatique liégeois, et quelques autres curieux lambda, (tout le monde avait payé sa place) n’en sera certainement pas revenue devant le professionnalisme avec lequel ces spécialistes de l’info ont évolué sur scène. Comme de vrais pros du showbiz ! D’ailleurs, les applaudissements après chaque tableau, étaient tout, sauf de complaisance. Et c’est d’ailleurs debout que l’assistance a tenu une dernière fois à applaudir celles et ceux qui leur ont fait passer une sacrée soirée, même si quelques fois, les oreilles de certains politiques (de tous les bords) ont dû siffler. Mais tout ça finalement très gentiment.
Comme les organisateurs l’avaient annoncé aussi, il ne s’agissait pas d’une revue et si, à l’occasion de ce spectacle, les journalistes ont quand même fait leur revue de presse, il s’agissait d’une sorte de patchwork composé d’une succession de numéros, aussi variés que du théâtre, de la magie, des imitations, de la chanson originale ou pastichée, des sketches… le tout sous la houlette d’un professionnel de la mise en scène, Sacha Sprenger. Quant à la musique de scène et en live on la devait à 4 musiciens professionnels : Christian Pastor au clavier, Jean-Paul Furnémont à la guitare, Emilio Raponi à la basse et Domenico Ferlisi à la batterie.

Ils ont été tous très, très bons

Que de bons moments. Si j’étais José Brouwers, le directeur de l’Arlequin, je m’inquiéterais, car la prestation irréprochable et irrésistible de Nathalie Evrard et Patricia Sheffers, en «techniciennes de surface» dans les «bruits de couloirs» risquerait de porter ombrage à l’inamovible (pour le moment) Café Liégeois.
Grandiose a été (mais on le savait déjà) Pierre Martin dans ses différentes imitations que ce soit comme crooner, ou en Tchantchès (avec son époustouflant jeu de marionnette vivante) ou encore en maréchal des logis-chef Cruchot qui compare la nouvelle gare des Guillemins à un OVNI devant un adjudant Gerber presque aussi vrai que nature campé par un Olivier Badart, qu’on entendrait bien de la sorte présenter ses reportages à la RTBF. Un Olivier Badart qui a aussi déchaîné la salle lorsqu’avec Patrick Gagliardi, il nous a fait revivre un sketch inattendu de Tatayet.

Moi qui adore les spectacles d’illusionnisme, j’ai une fois de plus été berné lorsque Charles Neuforge de RTL-TVI Liège a présenté de main de maître, l’éternel numéro de la femme coupée en morceau dans sa boîte, réalisé par le magicien Madras, la femme n’étant autre que la charmante Dominique Demoulin (RTL reste en famille) qui semble avoir fait ça toute sa vie. (la photo ci-contre).
Côté musique, excellente prestation de «rock and country» avec un Martial Giot (RTBF-Liège) et ses Vrt’s, un peu Johnny Cash, un peu Roger Miller, un peu aussi John Denver, tout ça à la fois, c’était super.
Dans son « 20 heures », Marc Gérardy que l’on n’entend jamais autrement que dans le poste, était égal à lui-même en présentant des infos belgo-belges, mais cette fois, au travers de la petite lucarne.
Enfin, que les autres ne m’en veuillent pas si je ne les cite pas (j’ai dit dans le titre que tout le monde était très, très bon) il faut bien terminer ce papier. Et je le terminerais en citant Jean-Claude Balthasart (RTBF-Liège) pour sa très expressive et sublime «Eloge de la fatigue», un texte remarquable d’un comique hors paire, à savoir Robert Lamoureux et qui sied parfaitement aux journalistes qui ne savent pas décrocher, tant ils aiment leur travail.
La soirée s’est terminée par un hommage très émouvant (la salle applaudit debout pour la circonstance) à Philippe Luthers qui, quelques semaines avant sa mort brutale la semaine dernière, avait accepté de présenter le spectacle. C’est aussi pour lui rendre hommage qu’il n’a pas été remplacé.
Encore bravo et merci pour cette soirée, même si quelque part, j’avais le sentiment de n’être déjà plus des vôtres.





Gaston LECOCQ