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Santé

Mis en ligne le 30/11/2007

SIDA : mobilisation à Liège aussi



A la veille de la Journée internationale de lutte contre le sida, le PS rappelle également que discriminer sur base de l’état de santé est non seulement inacceptable, mais aussi illégal !

6 personnes séropositives sur 10 sont victimes de discrimination au travail, à l’école, à l’hôpital, dans les clubs de sport, lors de l’achat d’un bien immobilier, dans l’accès aux assurances,…

De telles discriminations sont non seulement inacceptables, mais aussi illégales. A l’initiative du PS, la loi interdit désormais les discriminations sur base de l’état de santé. La loi offre aux victimes de discrimination une protection plus sure, des outils plus efficaces pour les aider à prouver la discrimination subie, et enfin une réparation plus effective, via notamment un système d’indemnités financières (6 mois de rémunération brute dans le cas des discriminations à l’embauche ; 1300 EUR dans les autres cas).

Il est important de rappeler que le virus VIH se transmet exclusivement lors des rapports sexuels, lors d’un contact sanguin ou par la femme enceinte à son enfant lors de la grossesse, de l’accouchement et de l’allaitement. Il n’y a donc aucun risque de travailler, jouer ou manger avec des personnes séropositives.

Les propositions PS

33,2 millions de personnes atteintes du SIDA à travers le monde. 20.000 Belges infectés depuis l’apparition du virus. 2,7 nouveaux cas diagnostiqués chaque jour dans notre pays.
A la veille de la Journée internationale de lutte contre le SIDA, le PS rappelle également ses priorités pour renforcer la prévention d’une part et aider les personnes atteintes du virus HIV d’autre part.

Concrètement, le PS propose :

1. L’augmentation du nombre de centres de dépistage anonymes et gratuits.

Actuellement, 5 centres de dépistage existent en Communauté française (Centre Elisa à Bruxelles, SIDA-IST à Charleroi, Sidaction à Liège, Coordination SIDA Assuétudes à Namur et Centre SIDA à Verviers).

La Belgique est en retard par rapport à d’autres pays européens, comme la France par exemple, où les tests de dépistage sont davantage accessibles. Il n’est pas normal qu’une personne habitant la province du Luxembourg par exemple doive faire plusieurs dizaines de kilomètres pour bénéficier d’un test gratuit et anonyme.

2. Le remboursement par l’INAMI du traitement prophylactique post-exposition.

Ce traitement, qui coûte environ 700 EUR, doit être entamé endéans les 48 heures de l’éventuelle contamination et dure un mois. Il connaît un taux de succès de 96%. Le dossier de demande de remboursement est actuellement en cours. Le PS demande qu’il aboutisse le plus rapidement possible.

3. Renforcer la prévention, notamment dans le cadre du Plan quinquennal pour la promotion de la santé de la Communauté française.

Malgré les nombreux progrès de la recherche, le sida ne se guérit toujours pas. Le seul moyen de se protéger est le préservatif. Or, on remarque que quand les campagnes de sensibilisation diminuent, les gens, et en particulier les jeunes, ont tendance à ne plus se protéger.

C’est pour cette raison que, cette année encore, les élus PS se mobilisent : dès vendredi soir et durant tout le week-end, des élus PS distribueront 10.000 préservatifs à Bruxelles, Charleroi, Namur, Mons et Liège.