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Tchantchès et Nanèsse

Mis en ligne le 25/08/2007

35 ans avec Nanèsse


Tchantchès : Sais-tu binamèye, depuis combien de temps on se supporte depuis le 5 août ?
Nanèsse : Heureusement que tu me poses la question, passe que, si jamais t’avais oublié, je ne sais pas ce que j’aurais fait.
- 35 ans, qu’esse qu’on en a vécu des affaires tous les deux ?
- Ça tu peux le dire. Faut dire que tu en as eu de la chance avec moi…parce que, pour te supporter, surtout quand tu n’étais pas là et que tu courrais comme un dératé pour une gazette qui a quand même fini par te jeter avant la date d’expiration, parce que tu coûtais trop cher…il m’en a fallu de la patience et des litres d’eau à mettre dans mon vin.
- Tu as raison Nanèsse, et comme je sais que tu n’aimes que les bons vins. Mais c’est vrai, je peux dire que tu es une sainte, parce que pour supporter un journaliss, il n’y en a pas beaucoup qui tiennent le coup.
- Je suis bien contente que tu le reconnaisses. Mais c’est le passé tout ça. Ce que je retiens moi, c’est tous les bons moments, et il y en a eu beaucoup quand même, qu’on a passés ensemble.
- Surtout nos deux beaux enfants qu’on a réussis. Ils sont si gentils, courageux, intelligents.
- C’est vrèye ce que tu dis là. Mais à propos Tchantchès, crois-tu qu’on est là pour parler de nous ?
- Non, non, tu as raison. Mais de temps c’est quand même agréable de faire savoir qu’il y a quand même des gens heureux et pas riches, sur terre, malgré tout ce qui s’y passe.
- Quant on voit comment les «élus» sont en train de préparer l’avenir de nos jeunes, c’est vrèye qu’on a de quoi s’inquiéter.
- Ce qui me gêne profondément, c’est qu’ils font tous leur potopoto en cachette, en secret. Comme si les gens qui les avaient élu n’avaient pas le droit de savoir ce qu’ils font, ce qu’ils disent entre eux. Ce n’est quand même pas du domaine privé à ce que je sache. D’autant qu’ils sont payés pour ça et par nous, par-dessus le marché. C’est que vraiment ils considèrent leurs électeurs comme des moins que rien.
- Et dans l’affaire de l’ «Orange bleue », tu as vu comment ils ont traité les journaliss…Jeux de piste pour ne pas qu’ils sachent où les réunions ont lieu, et puis, des «pas de commentaire » sans arrêt, et aussi même des menaces à propos des journaliss : «A ceux qui me cherchent, je leur ferai payer très cher… » disait Leterme le 21 juillet dernier.
- Tu te rappelles ce que j’ai dit à propos de l’ «Orange bleue » le 7 juillet dernier…
- Oui, oui, tu as parlé d’un navet qui ne serait même pas bon, pour un bon bouillon.
- J’avais pas raisons ?
- Pas encore, parce que d’après ce qu’on dit, nos binamé Albert II, essaye encore de trouver une solution pour que l’orange en question puisse arriver à maturité.
- Mais enfin, est-ce qu’on a déjà vu des oranges bleues dans la nature ?
- Non c’est vrai, mais tu sais en Belgique, tout est possible, c’est le pays du surréalisme. D’ailleurs Magritte aurait écrit : «Ceci n’est pas une orange ».
- Mais en attendant, avec leur surréalisme, nos amis flamands (surtout les journaliss flamands) n’arrêtent pas une fois de plus de casser du sucre sur notre dos, racontant partout que si ça bloque, c’est à cause des francophones, et surtout à cause de Joëlle Milquet.
- Il n’y a pas que les Flamands qui le disent. Le MR, surtout son sémillant président qui est aussi ambitieux que Yves Leterme (c’est d’ailleurs pour ça que ça ne saurais jamais fonctionner entre eux deux, et tant pas pour le peuple) n’arrête pas non plus de faire porter toute la responsabilité de l’échec et de la crise à Joëlle.
- Tu l’aimes bien hein Joëlle ?
- Entre femmes, il faut savoir se serrer les coudes. Et puis, si elle n’est pas tout à fait du même bord que nous, (s’il n’y avait pas eu d’église dans tout ce foutoir comme ce serait plus simple), il faut reconnaître qu’elle est quand même plus proche des gens, du petit peuple que le MR et toute sa clique. C’est peut-être pour ça que j’aime bien les « Oranges sanguines ».
- C’est vrèye aussi que la Joëlle a été très courageuse. Finalement, elle tient le même discours depuis le début et c’est ça qui est bien. Quant on pense que d’autres étaient prêts à accepter n’importe quoi …
- Et demain ?
- C’est un autre jour Nanèsse, en attendant que tout cela ne nous empêche pas de bien vivre nos Fêtes de Wallonie et de ne pas trop tenir compte de ce qui se dira au pèlerinage de l’Yser. Et si les Flamands veulent vraiment leur indépendance, qu’ils la prennent. Les Wallons ont toujours su relever leur cresse, et nous trouverons le moyen de nous débrouiller. C’est peut-être la meilleure solution pour un nouvel avenir.



A l'saminne turtos