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Reportage

Mis en ligne le 16/08/2007

Les 80 ans de la RLOM et le 15 août en Outremeuse

Pour un anniversaire, c'est-à-dire les 80 ans de la République Libre d’Outre-Meuse (RLOM), on peut dire que c’était réussi. Une fois de plus, les organisateurs du 15 août en Outre-Meuse ont montré que cette fête, une des plus populaires de Wallonie restait intacte que son folklore et ses traditions étaient toujours entre de bonnes mains et que ce n’est pas demain que les Liégeoises et les Liégeois bouderont les rues et les boulevard tellement accueillant de l’Île de Meuse. Parce que l’événement est d’importance et qu’il le mérite bien, nous n’allons pas vous gaver de chiffres, de statistique ou des faits divers (qu’il n’y en ait eu aucun serait anormal dans une foule qui a été évaluée à quelques 200.000 personnes le mardi 14 au soir et à quelques 100 à 150.000 le mercredi 15).
Non, Nous allons vous offrir quelques photos souvenirs, plus grandes que d’habitude. Souvenirs d’un 80 ème anniversaires, souvenirs de bons moments passés dans un quartier qui ne demande qu’à donner plus que recevoir, souvenirs d’une fête sans nulle autre pareille, même si on exagère, parce qu’on est à Liège et que nous sommes un peu les méridionaux du nord.
Des photos dont quelques unes aussi seront probablement uniques…Alors en route pour revivre le 15 août 2007 en Outremeuse, celui du 80ème anniversaire de la RLOM. Et pour s’y retrouver : la ou les explications se trouvent sous la ou le groupe de photos correspondantes.




Tout commence toujours le 14 août au Musée Tchantchès en Surlet où cette année ont été exposés sous cadre (merci la Régie des Bâtiments de la Province) des anciens drapeaux retrouvés des différentes confréries et comité d’Outre-Meuse il y a des rasannées comme dirait Tchantchès.



C’est aussi dans ce musée qu’il lui est dédié que notre plus sympathique marionnette a reçu des mains de Gérard Georges, directeur de l’Ecole d’Hôtellerie et de Tourisme (qui fête aussi ses 80 ans), un costume de chocolatier. Pourquoi chocolatier ? Parce que comme l’a expliqué Gérard Georges (que l’on voit ici arborant une superbe chemise couleur chocolat, dévoilant Tchantchès et embrassant Pierre Pairoux le président de la RLOM), cette année 10 diplômés sont sortis de la nouvelle spécialisation «chocolatier» de son école. Avec les amis de l’école tout chocolatés, il y avait de l’ambiance.



C’est toujours au Musée Tchantchès que les costauds porteurs de la RLOM doivent dépendre le Royal Bouquet (plus de 60kg, et on se demande comment ils font) et le conduire dans la rue où la fanfare attend pour le début des aubades dans le quartier.


C’est ensuite, à 18 h pétant, c’est le cas de la dire, le traditionnel tir aux campes, organisé de main de maître par les «Carillonneurs de Herve». Cette année, c’est à Gérard Georges (encore lui) qu’est revenu l’insigne honneur, avec Pierre Pairoux, d’allumer la traînée de poudre noire devant faire exploser les campes placées sur un circuit double sur une demi place Delcourt.
Et, ce qui ne s’était jamais produit de vie de « Carillonneur », l’explosion des campes a tourné court, c'est-à-dire que tout a été terminé plus vite que prévu. En effet alors que la première rangée commençait à péter, des étincelles poussées par le vent ont allumé la poudre de la rangée parallèle et devant normalement s’enflammer en finale. En regardant la photo, vous verrez les deux foyers simultanés. Résultat, les deux rangées de campes ont explosé en même temps et bien entendu, le spectacle, peut-être encore plus impressionnant, a été plus court que d’habitude. On pourrait dire à Gérard Georges (qui n’en peut évidemment rien) que c’est ce qui arrive lorsque l’on veut brûler la chandelle par les deux bouts.


Peu après, Jean-Luc Fonck et Sttellla reprenaient leurs raccords pour le concert du soir.

Pendant ce temps là, Elio Di Rupo, accompagné du député provincial Paul-Emile Mottard rendait une visite inattendue à ses amis du BECS (Bureau exécutif des Comités Scolaires de la Ville de Liège) accueillis par son président Marc Dehin. Rappelons que depuis plusieurs années, le BECS réunit de nombreux enseignants liégeois (des retrouvailles avant la rentrée) autour d’une exposition des dernières œuvres de Jean Dengis (un ancien instituteur rocourtois et immigré à Narbonne) dans l‘annexe de l’école de coiffure des Pitteurs au coin des rues Surlet et Grande Bêche et dont les bénéfices sont redistribués aux écoles pour leurs enfants.


Le dimanche, juste avant le grand cortège folklorique qui cette année avait comme thème « Terroirs et Gastronomie », c’est au son des cuivres de l’ensemble des « Cadets de la Marine » (toujours présents depuis des rasannées) que la RLOM a présenté son nouveau drapeau (fabriqué par l’Ecole communale de Beauvoir de Liège) et remis au président Pierre Pairoux par Mme Demoulin, directrice de l’établissement. C’est le vice-président et « maïeur » de la RLOM Christian Desloovere qui a expliqué que si sur ce nouveau drapeau, l’ancien datant des années 50 commençait à être mangé des mites, Tchantchès tenait sa main gauche derrière son dos, c’était pour cacher sa bouteille de pèkèt. Quant à l’ambassadeur plénipotentiaire de la RLOM, le toujours vert Robert Florkin (qui se mue chaque année en évêque pour l’ Etermint da Matî l’Ohè) il a présenté fièrement, au très nombreux public, le nouvel étendard de la République.

Avant cette présentation, noss binamé Tchantchès recevait encore un nouveau costume, celui avec toutes ses attributions, de la Confrérie de la Chaîne des Rôtisseurs dont le grand maître est venu tout spécialement de France pour l’adouber avec le sabre de circonstance et qui a sûrement dû ouvrir aussi pas mal de bouteilles de champagne.









Nous voici donc au moment du grand cortège ouvert comme il se doit (1) par notre bourgmestre Willy Demeyer, souriant et détendu, accompagné du Premier échevin Michel plutôt crispé et quelque peu contrarié ou pensif, car comme le montre la photo, il n’avait pas l’air tout à fait à la fête.
Impossible évidemment de vous montrer tous les groupes, mais nous en avons sélectionnés quelques uns qui méritaient une attention toute particulière.
2. Il y avait tout d’abord nos 7 géants, confectionnés par la Régie des Bâtiments de la Province : Tchantchès, Nanèsse, Charlemagne, Maigret, Marianne, Mario li Houyeû et Saint-Lambert. Un huitième est en cours de fabrication, il s’agit de Notger que l’on verra probablement l’an prochain.
3. Ouvrant aussi les festivités, la toujours fringante et impeccable « Musique du Corps des Cadets de la Marine de Liège ».
4. Jean-Denys Boussart et ses amis des Marcatchous d’Sint-Foyin.
5. Le superbe groupe et combien attachant des «Enfants d’Aramon», venus tout droit du pays de Marcel Pagnol.
6. La salve, toujours impressionnante tirée par la Compagnie des volontaires réunis de la Révolution brabançonne de Ham-sur- Heure.
7. Et parce que dans le cochon tout est bon, nous avons évidemment retenu les amusants «Pourchots» et leurs géants Porchy et Constance de la Pévèle (Orchies – Nord – France).
8. Le « Wallace Pipe Band », excellent groupe qui nous rappelle que bientôt, grâce à la distillerie Bouillon qui va bientôt le mettre en bouteille après 3 années de mûrissement en fût, nous aurons aussi notre whisky. Nous ne vous dirons pas ce qu’ils portent sous leurs kilts.
9. Enfin, parce que c’est probablement une des meilleures fanfare, motion spéciale pour la «Royale fanfare l’Orphée » de Stavelot et ses Cosaques.


Avant que le cortège ne repasse une dernière fois Pont Saint-Nicolas, où était installée la tribune d’honneur, le député provincial Paul-Emile Mottard (1), pour montrer (mais on le sait déjà) tout l’attachement que porte La Province à nos traditions et à la République Libre d’Outre-Meuse, a offert à noss binamé Tchantchès, un costume de «député permanent», avec son chapeau et ses plumes d’autruche (ce n'était pas la cage aux folles), comme le recommandait un Arrêté royal de 1837, instaurant les attributs et habillement des représentants de la Province. Miss Belgian Beauty (2), semble d’ailleurs être tombée sous le charme de noss fringante marionnette dont cette année, avec ses 3 nouveaux costumes, la garde robe est passée à 370 costumes.

Mais le 15 août c'est aussi


La diversité des populations d'Outremeuse en fait non seulement son charme, mais explique aussi que sa convivialité passe bien au-dessus de toutes les différences.

L'escadron motocycliste de notre police locale impeccable dans son ouvertue du cortège et digne d'une escorte présidentielle. La RLOM l'avait bien mérité.

Deux cavalières de la police fédérale bien sympathiques et discrètes au coin de la rue de Pitteurs, n'ont pas eu à intervenir et c'est mieux comme ça.

Enfin, ceux dont on ne parle pas assez, les secouristes de la Croix-Rouge et du SMUR, en attente près du PC de secours de la piscine d'Outremeuse. Sans eux, pas de fête possible sans trop de bobo.

Il n’y a pas à dire, pour un 80ème anniversaire, c’était parfaitement réussi.Merci aux artisans bénévoles du folklore et du souvenir de la RLOM qui cette année encore en auront réjoui, du plus jeune au plus ancien. Bravo...
Mais il n’y a qu’à Liège et en "Djus-d’-là" qu’on peut vivre ça et le comprendre. Et à l'année prochaine, si l 'ADN le permet...





Gaston LECOCQ