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Enseignement

Mis en ligne le 12/05/2007

Des cours d’allemand en 5e primaire à la rentrée 2007 dans l’enseignement communal liégeois

Dès septembre 2007, à l’initiative de Pierre Stassart, échevin de l’Instruction Publique, les cours d’allemand seront réintroduits dans l’Enseignement Communal Liégeois (ECL). Dans un premier temps, trois écoles fondamentales sont concernées : Thier-à-Liège, Xhovémont et Saint-Gilles (André Bensberg) où des parents ont déjà marqué leur intérêt. C’est ce qui a été décidé lors du Collège communal de ce jeudi 10 mai.
Comme l’explique Pierre Stassart : «Cette décision coïncide avec la volonté de la Ville de favoriser l’apprentissage des langues étrangères, dès le plus jeune âge, suivant la méthode traditionnelle ou immersive. Non seulement l’Allemand élargit la liberté de choix des parents, mais il ouvre la perspective, dès 2009, d’une réintroduction de cette langue dans l’enseignement secondaire, voire à terme l’organisation d’une filière immersive allemande qui complèterait l’offre existante en Anglais et Néerlandais. »
Les cours de langues étrangères dispensés en 5e et 6e primaires sont régis par un décret de la Ministre Onkelinx datant de 1998. Il stipule qu’ « il ne peut jamais être proposé le choix entre trois langues modernes différentes ». «A l’époque, les parents s’orientaient majoritairement vers l’anglais ou le néerlandais. Mais la volonté de l’Instruction Publique de maintenir l’enseignement de l’allemand restait forte. Des cours ont d’ailleurs été financés par la Ville, il y a une douzaine d’années, rassemblant les élèves intéressés, le mercredi après-midi, à l’Athénée Saucy».
L’Enseignement Communal Liégeois marque de longue date son souci d’offrir la plus grande liberté de choix aux parents. Proposer l’allemand est aussi une façon de réinscrire Liège dans son histoire, dans sa géographie politique et économique.
Pourquoi l’allemand ?
« En 962, le roi de Germanie Othon 1e est couronné Empereur à Rome : c’est l’acte de naissance de ce qu’on appellera plus tard le « Saint empire romain de la nation germanique », et à l’intérieur duquel la Principauté de Liège sera reconnue comme un état indépendant.
Rappelons ensuite que Liège a la particularité de se situer à la rencontre de trois états, à 25 kilomètres au sud de Maastricht et à 40 kilomètres à l’ouest d’Aix-la-Chapelle. Elle appartient à une zone d’influence privilégiée « l’Eurégio-Meuse-Rhin », qui compte quelque 3,7 millions d’habitants. Créée en 1976, c’est l’une des plus anciennes coopérations transfrontalières au sein de la communauté européenne. Son objectif est de mettre en évidence les intérêts communs entre les partenaires, et en particulier celui de coopérer sur les plans administratif, culturel, économique, d’enseignement et d’infrastructure.
Au niveau enseignement, la coopération se concrétise notamment dans les deux réseaux universitaires ALMA (Association des Universités de Liège, Hasselt, Maastricht et Aachen) et la Grande Région (coopération universitaire de la Sarre, Rhénanie-Palatinat, Lorraine, Luxembourg et Wallonie). Cursus communs, professeurs « partagés », synergie de recherche : tout concourt à la création de pôles d’excellences transfrontaliers qui auront besoin de Liégeois maîtrisant, entre autres langues, l’allemand.
Côté infrastructures, Liège sera bientôt une étape importante du TGV entre Bruxelles et Cologne avec une nouvelle ligne à grande vitesse reliant la frontière allemande.
Liens privilégiés au niveau culturel, économique, universitaire et social,… On peut multiplier les exemples à l’envi. Avec cette condition nécessaire : la maîtrise de l’allemand.»





Ga. L.