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Musique

Mis en ligne le 20/04/2007

Le jeune violoniste anversois d’origine russe Yossif Ivanov dans le concerto de Tchaikovski à l'OPL ce 21 avril

Ces vendredi 20 avril à 20 heures (aussi en direct radio, grâce à la R.T.B.F., sur « Musiq’3 » ) et samedi 21 avril à 15 heures en la Salle Philharmonique du Boulevard Piercot à Liège, l’Orchestre Philharmonique placé sous la direction de Jean-Pierre Haeck aura comme soliste invité le jeune violoniste anversois d’origine russe Yossif Ivanov.
Et Yossif Ivanov dans le « Concerto pour violon » de Tchaikovski, voilà une tête d’affiche doublement prometteuse.
Le deuxième lauréat du Concours Reine Elisabeth 2005, que l’O.P.L. a déjà accompagné dans Sibelius lors des concerts de gala, revient en effet à Liège dans le plus célèbre et le plus romantique des concertos pour violon.
L’ouverture de « Ruslan et Ludmila » de Glinka ouvrira le concert avec le panache pétillant des opéras « à l’italienne » du début du XIXe siècle. Et le « Triptyque » de Joseph JONGEN, rarement joué en concert, est à découvrir: très proche de l’impressionnisme de Debussy ou Ravel, c’est un véritable chef-d’œuvre du répertoire pour orchestre !
Allier les grands classiques et la découverte d’œuvres moins connues, telle est la signature de la programmation de l’O.P.L..

Le soliste et les trois œuvres de ces deux concerts

Né à Anvers en 1986, Yossif Ivanov remporta en 2005 le Deuxième Prix et le Prix du Public au Concours Reine Elisabeth. Il fut la « révélation de l’année » au « MIDEM » de Cannes en 2006. Paru en 2006 chez « Ambroisie/Naïve », son premier disque (sonates d’Ysaÿe, de Franck et de D’Haene, avec Daniel Blumenthal) a reçu le Diapason d’Or de l’Année. En juin 2005, Yossif Ivanov interpréta le « Concerto pour violon » de Sibelius, avec l’O.P.L. dirigé par Louis Langrée, pour les concerts de gala du Concours Reine Elisabeth. Ce 13 avril, il fait ses débuts avec l’Orchestre Philharmonique de Londres dans le « Concerto » de Barber.
Mikhaïl Glinka (1804-1857) composa l’ouverture de « Ruslan et Ludmil » après le reste de son opéra (comme Mozart pour « Les Noces de Figaro »). Elle en reprend les grands thèmes, liés aux personnages principaux : l’énergique héros Ruslan, la douce Ludmila, et le vilain nain dont il tente de la délivrer. Considéré comme le « père de la musique russe » et l’un des premiers compositeurs à introduire les chants populaires de son pays dans sa musique, Glinka n’en est pas moins sensible aux tendances européennes de son temps. Il a vécu en Italie de 1830 à 1833 ; l’esprit de l’opéra italien de Donizzetti ou de Rossini imprègne fortement cette pièce brillante et enlevée, qui résume l’ensemble de l’action.
Incontournable « tube » du répertoire, comme ceux de Beethoven, Brahms ou Sibelius, le « Concerto pour violon et orchestre en ré majeur op.35 » de Tchaikovski a tout pour séduire : mélodies chantantes, virtuosité, et influences tziganes du dernier mouvement. Tchaikovski (1840-1893) le composa en 1878, en Suisse, où il retrouvait la sérénité après l’échec de son mariage. Il y a entendu la « Symphonie espagnole» de Lalo, qui lui inspira la composition de son concerto.
Né à Liège, Joseph Jongen (1873-1953) remporta le fameux Prix de Rome en 1897 pour sa cantate « Comala ». Il fut directeur du Conservatoire de Bruxelles de 1925 à 1939.
Le « Triptyque pour orchestre opus 103 » fut créé pour le centenaire de la Société des Concerts du Conservatoire de Bruxelles, sous la direction de Désiré Defauw, en 1938.
Jongen y a développé un style personnel, indépendant, mais réussissant la synthèse des tendances qui l’entouraient (Franck, d’Indy, puis Richard Strauss, puis Ravel et Debussy). Le « Triptyque », son œuvre la plus française, rappelle Ravel et surtout Debussy (les « Nocturnes») par son écriture orchestrale irisée, ses teintes impressionnistes. Une œuvre superbe, rarement jouée, proche aussi de sa plus célèbre « Symphonie concertante pour orgue et orchestre ».





Jean-Marie ROBERTI