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Société

Mis en ligne le 30/03/2007

Décès de l'ancien ministre André Damseaux

C’est ce jeudi matin que l’on a appris le décès d’André Damseaux, une grande figure du libéralisme wallon et liégeois qui présida à la fois aux destinées du Parti de la Liberté et du Progrès (PLP) et du Parti des Réformes et de la Liberté de Wallonie (PRLW).
André Damseaux a succombé à une hémorragie cérébrale dont il avait été victime la semaine dernière.
Dans un communiqué, Didier Reynders, Président du Mouvement Réformateur, a adressé, ce jeudi 29 mars, ses sincères condoléances à ses deux filles, à sa famille et à ses proches.

« Né à Verviers le 5 mars 1937, André Damseaux a eu une carrière politique particulièrement riche et active. Licencié en sciences diplomatiques et politiques de l’Université de Liège (ULg), il fut Député, Premier Vice-Président du Parlement wallon, Ministre-Président de la Région wallonne, membre du Parlement européen, Président de l’Institut National d’Assurances pour Travailleurs Indépendants (INASTI), Vice-Président international de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), Président du Parti, Ministre de la Région wallonne chargé de la Tutelle des Communes et des Relations extérieures, Ministre fédéral de l'Education nationale, Bourgmestre de Verviers de 1989 à 1994, Conseiller communal à Verviers de 1965 à 1999, puis à Jalhay de 2000 à 2006.
Jean Rey, autre grande figure historique du libéralisme, et qui fut son ami, disait dans une préface du livre «Liberté, Libertés» dans lequel André Damseaux évoquait des grands moments de sa carrière, qu’il n’avait «besoin d’aucune présentation». Et pourtant, que de chemin parcouru, que de réalisations.
Feu Pierre Paul Descamps, autre ancien patron des libéraux disait d’André Damseaux qu’il était «de la race, la vraie des bâtisseurs, ceux qui défendront le parti de l’Europe de demain».
Avec son habituelle faconde et son sens inné de l’auto dérision, cet homme de cœur disait de lui-même : «Je crois que mon panthéon est assez abondant pour nourrir les discours des multiples hypocrites qui me pleureront lors de mon irremplaçable disparition».
André Damseaux était aussi un admirable linguiste, parlant couramment quatre langues, et un passionné de relations extérieures. Il avait visité plus de cent pays dans le monde avec une légère préférence pour l'Afrique, mais cela ne l’a pas empêché de s’intéresser de très près à la gestion des communes, aux systèmes électoraux, à l'enseignement supérieur, à la problématique des indépendants et des professions libérales, à l'économie et aux finances, à la construction européenne. »
Ayant eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises, notamment lors des « Jeux Mondiaux des Journalistes » auxquels il participait comme personnalité politique liégeoise et pour représenter notre Province, nous pouvons dire aussi qu’André Damseaux était un excellent sportif et qui plus est un excellent arbitre de football. Il avait également beaucoup d’humour et comprenait facilement qu’on ne pouvait pas toujours être d’accord avec lui politiquement. C’était effectivement un vrai «libéral».







Ga .L.